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L’Equipe récupère la commercialisation de ses supports

En même temps que le rachat du Parisien-Aujourd’hui en France, la régie du groupe les Echos avait récupéré la commercialisation de l’Equipe et de ses différents supports. Ce ne sera bientôt plus le cas puisque le groupe l’Equipe, filiale du groupe Amaury, a décidé de reprendre la main sur la commercialisation publicitaire de l’ensemble des supports de la marque à partir du 1er mai 2017. Bien que Cyril Linette, directeur général, salue « les excellents résultats réalisés par Team média, avec des gains de parts de marché significatifs en 2016 », la marque souhaite désormais « maîtriser l’évolution de son modèle économique » en retrouvant une commercialisation autonome. Malgré tout, le divorce avec Team média n’est pas total puisque les groupes Amaury et les Echos-le Parisien annoncent un nouvel accord stratégique. Le but : collaborer sur les nouvelles propositions de valeur adressées au marché publicitaire, en alliant deux groupes qui disposent d’une audience cumulée de 36 millions de Français (dont 20,3 millions sur le digital) et rassemblent 20 millions de profils qualifiés. « Cela concerne les développements sur la data, la technologie et les plateformes digitales », précisent-ils dans un communiqué. Un accord autour de la data qui va dans le même sens que celui que les Echos a conclu, début septembre, avec Lagardère active.
 
 
 
Pourquoi Melty crée une régie « nouvelle génération »
A l’occasion de sa conférence de rentrée, organisée hier 19 septembre, le groupe Melty a annoncé la refonte de sa régie, ex-Melty advertising. L’objectif : simplifier les échanges avec les annonceurs et leur proposer des services adaptés à leurs besoins. Avec 24 millions de visites sur l’ensemble de ses sites (Melty, Tyramisu, Topito, Melty fashion, Melty style, Fan2, Virgin radio et MCM), le groupe entend parler à la jeunesse (18-34 ans). Composé d’une centaine de salariés, le groupe est découpé en trois activités : Melty média, Melty entertainement (la branche diversification), et le nouveau-né : Melty média partner.  + de détails
 
« Médiacités se présente comme un Médiapart des villes »
Ayant quitté l’Express suite au rachat du groupe par Patrick Drahi, Jacques Trentesaux et six autres personnes se lancent dans un projet de pure-player des villes, indépendant : Médiacités. D’ici à la fin de l’année, le site couvrira la métropole de Lille. Sept autres villes suivront l’année prochaine. Les fondateurs font le pari du payant, de la rareté et de la qualité. Entretien.
 
 
 
Yagg placé en redressement judiciaire
Le site d’information LGBT Yagg.com a annoncé la semaine dernière avoir été placé sous la protection du tribunal. En cause ? Ses difficultés financières. L’actionnaire majoritaire, la financière Ox, a cessé de financer, « mais surtout, il a cessé de donner de ses nouvelles », nous précise Xavier Héraud, rédacteur en chef et associé de la société éditrice LGNet. « Il n’est pas venu à notre assemblée générale, nous n’avons donc pas pu approuver les comptes, et il a bloqué toute nouvelle entrée au capital », ajoute-t-il. L’associé affirme n’avoir « aucune explication ». Un plan de cession a été mis en place, car pour continuer à vivre, Yagg a besoin de nouveaux investisseurs. Les candidatures à la reprise sont ouvertes jusqu’au 14 octobre. En attendant, le site a lancé un appel aux dons. « A plusieurs reprises, lors des difficultés de Yagg, nous avons fait appel à nos lecteurs, qui nous ont toujours suivis », précise Xavier Héraud. Aujourd’hui, l’équipe de cinq personnes mène de front les problèmes de trésorerie et l’éditorial, « car si nous voulons que nos lecteurs nous suivent, il faut continuer », affirme le rédacteur en chef. Le site comptabilise plus de 2 600 abonnés, le seuil de 3000 étant nécessaire à l’équilibre.
 
 
 
Le Courrier picard sort une nouvelle formule le 21 septembre
Cinq ans et demi après sa dernière évolution, le Courrier picard (groupe Rossel la Voix) lance, demain 21 septembre, une nouvelle formule, qui se traduira par cinq changements principaux : une nouvelle maquette (avec une mise en page plus aérée) ; davantage de brèves, d’infos locales et de sujets concernants ; un nouveau supplément sport chaque dimanche ; trois nouvelles éditions et un découpage géographique repensé ; et une nouvelle approche sur tablettes et smartphones. L’objectif : stabiliser la baisse de la diffusion, passée de 58 239 exemplaires en 2011 à 52 812 exemplaires en 2015.
 
Ils se sont lancés dès le premier jour sur Snapchat discover
Vingt mois après les Etats-Unis, la France a découvert, le 15 septembre, la version française de Discover, la partie de l’application Snapchat dans laquelle les médias peuvent publier des contenus. Huit éditeurs de presse et pure-players ont choisi de se lancer dans l’aventure dès le premier jour. Si leurs approches sont différentes, les huit heureux élus (ils ont dû se soumettre aux conditions draconiennes de Snapchat) ont tous le même objectif : séduire des jeunes de 15 à 24 ans qui s’intéressent assez peu aux médias traditionnels, préférant les réseaux sociaux et ce genre d’applications. Et le marché est porteur : Snapchat revendique 150 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 8 millions en France (4,5 millions selon Médiamétrie)… même s’il faut bien reconnaître que l’usage principal reste l’échange de photos ou vidéos, pas la recherche d’infos. Le potentiel publicitaire est également important : selon le cabinet d’étude eMarketer, Snapchat devrait engranger près d'un milliard de dollars de recettes publicitaires dès 2017 à l'échelle mondiale, et la croissance devrait être soutenue les années suivantes.
En France, nous n’en sommes pas là, et les huit médias présents depuis hier : le Monde, Paris match, l’Equipe, Melty, Cosmopolitan, Vice, Konbini et Tastemade, reconnaissent tous qu’ils sont là pour apprendre, pour tester de nouveaux contenus et de nouvelles façons de s’adresser à une cible très recherchée. Avec la nécessité de produire plus de dix contenus par jour, sept jours sur sept, ils devraient le faire assez vite, en espérant séduire aussi les annonceurs. Un vrai pari.
 
 
Europe 1 veut « mieux capter son époque »
La rentrée de la station généraliste du groupe Lagardère active a été lancée, officiellement, mardi 13 septembre lors d’une conférence de presse au musée Maillol. L’occasion de faire un point sur les chantiers et les deux priorités de cette saison.         + de détails
 
Naissance d’un Blendle à la française
La start-up française Articly a lancé, le 14 septembre, un site inspiré de Blendle, application néerlandaise proposant l’achat d’articles à l’unité. Le principe est le même, et une quarantaine de titres sont déjà présents sur la plateforme : Marie Claire, Prisma média, Sophia publications, le Parisien, l’Opinion, le Télégramme, ou Alternatives économiques, pour ne citer qu’eux. Avec des prix allant de 0,20 à 1,20 euro l’unité (sur lequel le site prend 30% de commission), Articly suggère même des articles qui n’étaient pas disponibles en ligne, en fonction de ses préférences. Le but : toucher les jeunes lecteurs « qui découvrent l’actualité par Facebook », a expliqué son cofondateur, Pierre Tisserand, à l’AFP. Au-delà, il estime qu’Articly pourrait toucher « cette population assez importante qui veut profiter d’articles à forte valeur ajoutée, sans payer 15 euros par mois ». Cela fait deux ans que la start-up, qui emploie six personnes, travaille sur cette application. Elle a réussi une première levée de fonds et a séduit, toujours selon l’AFP, des investisseurs comme Xavier Niel (patron d’Iliad et propriétaire du Monde) ou Pierre-Antoine Granjon (Vente-privée.com).
 
The Running heroes society veut bousculer l’univers de la course à pied
« Nous nous considérons comme un nouveau média dans l’univers du sport, fort d’une communauté de 400 000 personnes, estime Boris Pourreau, cofondateur de la plateforme Running heroes. Nous avons de plus en plus besoin de créer du contenu pour inspirer dans la pratique quotidienne du running, donner des leviers de motivation ». La plateforme avait ainsi lancé un Webzine, mais avait envie d’aller plus loin pour « entretenir le lien avec nos utilisateurs et ceux qui ne le sont pas encore ». D’où l’idée d’un magazine papier. En plus de proposer un bel objet et d’aller plus loin dans la profondeur des sujets que sur le Web, cela permet à Running heroes d’avoir un nouveau canal pour les marques partenaires. + de détails
 
 
 
Le Parisien-Aujourd’hui en France entre dans une nouvelle ère
La nouvelle formule du Parisien-Aujourd’hui en France a a enclenché, le 12 septembre, la première étape de son « relancement », comme l’appelle Francis Morel, son président. Une transformation qui s’échelonnera tout au long de l’année 2016-2017 et touchera tous les supports de la marque. Le tout, pour une dizaine de millions d’euros d’investissement. + de détails
 
 
 
Avec sa nouvelle formule, Top santé monte en gamme
Le rapport à la santé des Français évoluant très vite, Top santé a profité de l’été pour proposer le mois dernier une nouvelle formule, avec la création de rubriques sur la nutrition, les médecines douces, le bien-être et la beauté. « La santé est une priorité pour les Français, nous explique Carole Fagot, directrice exécutive du pôle femmes de Mondadori. Nous voulions apporter encore davantage de solutions à leurs préoccupations, dans une logique 1 question-1 réponse-1 bénéfice ». En dehors d’une maquette et d’un éditing repensés, « pour une lecture plus simple et plus intuitive », cette nouvelle formule a aussi pour but « de réaffirmer l’expertise de la rédaction en matière de santé, de bien-être et de beauté », ajoute Sébastien Petit, l’éditeur de Top santé. Sur le plan chiffrée, elle doit aussi permettre de poursuivre la croissance de la diffusion (357 171 exemplaires selon l’ACPM en 2015).

Les Echos revoit Série limitée de fond en comble
Ce n’est pas qu’un changement de nom. Avec une nouvelle rédactrice en chef, une nouvelle proposition éditoriale, un nouveau logo et un nouveau design, Série limitée a connu, hier 8 septembre, un véritable changement. Le supplément mensuel des Echos se positionne encore davantage sur l’univers du luxe, « un luxe assumé, vécu au quotidien », explique Frédérique Dedet, sa rédactrice en chef. SL repose sur désormais sur trois fondamentaux : un luxe éclectique (mode, horlogerie, joaillerie, gastronomie, high-tech, philanthropie, évasion, art de vivre), un magazine incarné autour de nombreuses rencontres et portraits, « et un nouveau chemin de fer avec des rubriques plus courtes et un traitement varié ». Autre nouveauté, dans chaque numéro, l’édito sera accompagné d’un objet en série limitée (parfum, sac, vêtement, bouteille de champagne, automobile, etc.).

 
 
Lagardère active relance Podium
Le groupe Lagardère active profite de la sortie de l’album de reprises de Claude François par M Pokora pour relancer la marque Podium. Depuis le 2 septembre, un numéro événement, sous la marque média associée inévitablement à Claude François, a fait son retour en kiosque. « C’était intéressant comme clin d’œil, en faisant toujours un magazine de musique, mais moderne, comme les reprises de l’album le sont », explique Nicolas Waintraub, éditeur diversification et partenariats chez Lagardère active. Avec un magazine haut de gamme, il a souhaité « créer un espace d’intimité entre l’artiste et le public ». Le numéro laisse toute la place à un seul artiste, en l’occurrence M Pokora ici, afin qu’il « se mette à nu » et dévoile les coulisses de son projet. Tiré à 60 000 exemplaires, le Podium nouveau n’aura pas de périodicité fixe : « cela dépendra de la volonté des artistes, et du respect de la ligne éditoriale que nous nous sommes donnés ». Nicolas Waintraub parle déjà de succès, au moins en termes de communication. « Et les retours que nous avons sur la valorisation des contenus sont encourageants ». Reste à réussir le pari en kiosque, et financièrement.
 
Les 6 priorités du groupe SFR média
La rentrée du groupe Nextradio TV intervient dans un contexte particulier, neuf mois après son rapprochement avec le groupe Altice, et à l’heure où le nombre de chaînes d’information continu est passé de deux à quatre. Son président, Alain Weill, se veut confiant et fixe ses priorités pour la saison qui vient. + de détails
 
  
 
L’Equipe harmonise sa marque et renforce sa stratégie TV
Cyril Linette, directeur général du groupe l’Equipe, l’avait laissé entendre avant l’Euro, c’est désormais chose faite : tous les supports de la marque (le quotidien, le magazine, le site, les applications et la chaîne) adoptent le même nom (l’Equipe) et, bientôt, la même charte graphique, sous la houlette d’Etienne Robial. « Chacun a un rôle précis, pour éviter toute duplication et cannibalisation, précise-t-il. Soit le lecteur consulte le site ou l’appli, soit il lit la presse, soit il regarde la télévision ». + de détails
 
Avec sa nouvelle formule, Télé loisirs connaît une petite montée en gamme 
Télé loisirs place cette rentrée sous le signe de la nouveauté, en proposant une formule print entièrement repensée. Prenant en compte les nouveaux usages et comportements télévisuels, Rémy Pernelet, directeur de la rédaction de la newsroom TV, et son équipe ont voulu redonner du sens au magazine diffusé, au premier trimestre, à 777 899 exemplaires. C’est aussi l’occasion de lancer une campagne de communication (affichage nationale, digital, presse, radio) autour de la marque, avec une nouvelle signature : « Télé loisirs, toutes vos émotions sont au programme ». Entretien.
 
J-7 pour les Rencontres de l’Udecam
C’est devenu le grand rendez-vous média de la rentrée. Les 8èmes Rencontres de l’Udecam vont se pencher, le 6 septembre, sur le thème du temps. « Nous cherchions un sujet de réflexion transversal, qui soit un point d’inflexion et de tension pour les annonceurs, les médias et les agences, pour lequel nous pourrions apporter quelque chose au débat, nous explique Jean-Luc Chetrit, le président de l’Udecam. La révolution de la temporalité me semble répondre à cette attente, car elle est devenue un enjeu majeur pour l’information et la construction d’une marque, avec l’émergence des réseaux sociaux qui raccourcissent le temps ». + de détails
 
Le ministère de la Communication renforce ses aides à l’innovation dans la presse
Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, n’a pas attendu le débat parlementaire sur les aides à la presse pour annoncer un soutien supplémentaire en faveur de l’innovation, avec la parution, le 27 août au Journal officiel, de nouvelles dispositions, dont une réforme du fonds stratégique pour le développement de la presse et la création du fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse. Destinées aux nouveaux médias d'information, ces nouvelles aides prendront la forme de bourses (d'un montant maximum de 50 000 euros) ou d'aides aux incubateurs de médias, structures d'hébergement, de conseil et de formation destinées aux entrepreneurs de nouveaux médias. « Les appels à projets pour les incubateurs et les programmes de recherche seront lancés avant la fin de l'année 2016 », précise le ministère.
Pour les entreprises de presse déjà établies, les aides attribuées par le Fonds stratégique pour le développement à la presse (FSDP) depuis 2014 sont revalorisées. « Cela se traduit par une hausse des aides et un élargissement aux titres de presse en ligne de la connaissance et du savoir et à tous les titres de presse d'information politique et générale, quelle que soit leur périodicité ». L'aide au pluralisme est également étendue aux mensuels, bimensuels et aux trimestriels de la presse locale d’information politique et générale.
 
 
 
Le rapprochement Europe 1-JDD est en route
Hervé Gattegno, le directeur de la rédaction du Journal du dimanche, et Fabien Namias, le directeur général d’Europe 1, ont nommé, hier 25 août, Henri Guirchoun rédacteur en chef chargé des coopérations Europe 1-JDD. « Cette nomination entérine la première étape du rapprochement d’Europe 1 et du JDD sous l’égide d’un rédacteur en chef commun », soulignent-ils dans un communiqué. Henri Guirchoun a pour mission, dès le 1er septembre, d’assurer les coopérations au quotidien entre les deux rédactions, sous la houlette des deux hommes. Son atout : il a déjà travaillé avec eux, au Nouvel obs comme grand reporter puis rédacteur en chef du service Monde, puis à Europe 1 comme rédacteur en chef.
 
Marie France se renforce sur le bien-être
Marie France se réinvente le 26 août et redynamise sa marque, au moment même où il accueille une nouvelle rédactrice en chef, Laurence Vély. « L’enjeu était de réaliser une nouvelle formule print adaptable sur Web, raconte la directrice générale adjointe du mensuel, Caroline Thomas. Et nous l’avons d’ailleurs intégrée dès le mois de juin sur le site ». Pour faire la différence sur le marché des magazines féminins, Caroline Thomas a mis en place plusieurs idées. Sur la forme, la maquette se veut plus épurée, élégante, avec plus de personnalité et un plus grand confort de lecture. Une marie-louise sur la couverture met en valeur la marque et la photo de couverture. Sur le fond, elle a souhaité « capitaliser sur un actif fort et historique de la marque » : le bien-être. Autour des sujets psycho, santé et forme, cette thématique se retrouve dans un cahier central intitulé « Equilibre », mieux valorisé. Sans occulter cependant les thématiques mode et beauté, « car nous restons un féminin haut de gamme, pas un magazine de santé ou de psycho ». Objectif : maintenir la tendance de la diffusion (-6,5%, à 140 347 exemplaires), « avec des ventes individuelles à -3,7% en 2015, ce dont nous sommes plutôt contents quand le marché est à -10% ». Le bien-être inondera également la stratégie de développement de la marque, avec du hors-média autour de cette thématique en 2017.  
 
 
  
Des résultats de diffusion inégaux au premier semestre en PQN
L’ACPM a rendu publiques les diffusions des quotidiens nationaux pour le mois de juin. Ces résultats permettent d’établir, titre par titre, un bilan pour le premier semestre et de confirmer certaines tendances. L’Equipe est toujours en progression depuis son changement de format en septembre dernier, et Libération s’enfonce dans la crise. + de détails
 
Les dossiers médias de la rentrée
La rentrée s'annonce chargée dans la presse et les médias. Les Clés de la presse vous propose un résumé des chantiers et dossiers des mois qui viennent. Avec des innovations éditoriales, que ce soient les lancements (print et Web, à l’image de Running heroes, Business insider, Forbes ou Topo) ou les nouvelles formules (le Parisien, l’Equipe mag ou Pomme d’api). Sur le front de l’information, le lancement, le 1er septembre, de la nouvelle chaîne du service public (Franceinfo) va aussi aiguiser la concurrence dans un secteur déjà très bataillé… et inaugurer une séquence très politique avec l’organisation des primaires et la prochaine élection présidentielle.
L’automne sera aussi marqué par le Mondial de l’automobile, les anniversaires de Valeurs actuelles, du Canard enchaîné et du CFJ (le centre de formation des journalistes), ainsi que par les tensions sur les aides à la presse 2017 ou la mise en place de la nouvelle stratégie de MLP. Sans oublier les conséquences du mercato d’été qui a vu arriver Hervé Gattegno au JDD, Corinne Mregen à la tête de la régie Team média, Laurence Bonicalzi Bridier à M publicité, ou Gwendoline Michaelis au board de Prisma média. + de détails
 
Rattrapage : ce que vous avez peut-être manqué cet été
Vous venez de rentrer de vacances où vous avez totalement décroché ? Pas de souci, les Clés de la presse vous propose une remise à niveau de toute l’actualité de l’été dans la presse et les médias. Au sommaire de cette lettre de rentrée, dont le contenu vous est offert, vous retrouverez une interview de Jérôme Cazadieu, le directeur de la rédaction de l’Equipe, qui dresse un premier bilan de l’expérience de la Nuit à Rio, une édition numérique qui permet de faire vivre dès le matin en France les épreuves qui se sont déroulées en soirée et dans la nuit. Au programme également, un débat qui a animé les médias cet été pour savoir s’il faut, ou non, révéler l’identité et publier les photos des terroristes. Et, bien sûr, une sélection des principaux événements de ces dernières semaines. Bonne lecture et bonne rentrée à vous. + de détails
 
 
 
Corinne Mrejen quitte M publicité pour le groupe les Echos
Après cinq ans à la tête de M publicité, Corinne Mrejen quitte le groupe le Monde pour devenir, le 1er septembre, présidente de la régie Team média et directrice déléguée pour la stratégie marketing de développement du groupe les Echos-le Parisien. Daniel Saada, qui présidait la régie, quittera ses responsabilités opérationnelles et sera nommé directeur délégué, en charge de dossiers de développement transversaux. Il sera rattaché directement à Francis Morel, Pdg des Echos.
 
 
 
Sud Ouest accélère ses activités de diversification
Le groupe Sud ouest a annoncé, le 13 juillet, l’acquisition de l’agence événementielle bordelaise Côte ouest. Pour Stéphane Vacchiani-Marcuzzo, directeur de la communication et du développement événementiel du groupe, c’est un pas de plus dans la stratégie de diversification du journal. « Pour l’agence, présente pour l’instant principalement à Bordeaux et en Gironde, ce rachat va permettre d’étendre sa zone, car notre journal est diffusé de la Rochelle aux Pyrénées-Atlantiques. Le chiffre d’affaires de Côte ouest (4 millions d’euros, NDLR) ne représente pas un levier très important pour Sud ouest, mais dès octobre, nous allons préparer le budget 2017, avec des ambitions de développement ». + de détails
 
La commission des finances adopte son rapport sur Franceinfo
La commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale a adopté, le 13 juillet, le projet de rapport sur la nouvelle chaîne d’information publique, Franceinfo. Jean-Marie Beffara, député et rapporteur spécial du projet, a souligné la nécessité de vérification par le Parlement du respect du contrat d’objectifs et de moyens. Pour lui, il faut s’intéresser uniquement « aux surcoûts » de la création de la chaîne Franceinfo, puisque de nombreuses synergies sont prévues : réutilisation d’images des autres chaînes, rappel des titres de la radio France info, etc. En termes de concurrence, il s’est dit « incapable de savoir si les conséquences seront fortes » pour les chaînes privées d’information en continu. Car le service public n’acceptant pas la publicité, il n’y aura pas de nuisance financière sur le marché publicitaire pour les chaînes privées. A l’inverse, une chaîne sans publicité pourrait attirer certains téléspectateurs, donc prendre des parts d’audience aux chaînes existantes. Il ajoute que la numérotation (la chaîne publique occupera le canal 27) défavoriserait la nouvelle arrivée.
Quelques préconisations ont été formulées par la commission des finances. Premièrement, Jean-Marie Beffara a affirmé sa volonté que le service public n’ait pas recours à la promotion croisée, c’est-à-dire que les chaînes de France télévisions ne fassent pas de publicité à Franceinfo. « TF1 s’est engagé auprès du CSA à ne pas le faire », précise-t-il. Jean-Marie Beffara propose également l’inclusion d’Arte au projet. « Arte est compétent sur le décryptage, notamment pour la jeunesse, avec Arte journal junior », a-t-il affirmé. 
 
  
 
Les lectures digitales représentent la moitié des lectures des marques de presse
Pas de surprise dans la deuxième vague des résultats de l’étude d’audience One global 2016, publiée aujourd’hui, 12 juillet, par l’ACPM (réalisée à partir de l’étude One 2015 pour le print et des données numériques de mars 2016). Le digital, notamment via la lecture mobile, prend une place de plus en plus importante dans la consommation des marques de presse. L’apport exclusif du numérique ne cesse de progresser depuis plusieurs vagues, pour atteindre désormais 80%. Traduction : pour 100 lecteurs print, le digital apporte désormais en moyenne, pour l’ensemble des titres étudiés, 80 lecteurs supplémentaires, contre 50% il y a tout juste un an. Désormais, 71% des Français (36,5 millions d’individus) lisent au moins une marque de presse en version digitale (ordinateur, mobile ou tablette). Et pas moins de 55% des Français sont lecteurs de presse en mobilité (46% sur mobile, 27% sur tablette). Résultat, « les lectures digitales représentent la moitié des lectures des marques de presse », souligne-t-on à l’ACPM. + de détails
 
France info, future chaîne d’info publique, dans les starting-blocks
La chaîne d’information en continue du service public s’appellera bien France info, et portera un logo épuré (France info écrit en blanc, avec deux points jaunes rappelant les couleurs de la radio). Elle sera lancée le 1er septembre à 18 heures, sur le canal 27 de la TNT. Les partenaires de la future chaîne ont présenté officiellement leur projet à la presse. L’ambition est de « rompre avec les aspects traditionnels de l’information en continu », en valorisant la pédagogie, le décryptage et la transparence sur la fabrique de l’information pour se démarquer des autres offres d’information en continu.
Les équipes de France télévisions gèreront les pushs d’actualité, la page d’accueil du site. La radio France info fournira plusieurs contenus, comme son fil d’information, le rappel des titres, ou plusieurs programmes (interview politique, talk-show de sport). France 24 prendra le relais en direct de minuit à 6 heures du matin chaque jour. 204 personnes travailleront sur cette chaîne, dont 50% recrutés en interne. L’investissement représente 15 millions d’euros pour France télévisions, et 3,5 millions pour Radio France. 
 
Télé loisirs lance son guide personnalisé et délinéarisé en version bêta
Prisma média a présenté, le 7 juillet, la version bêta de la nouvelle plateforme My Télé loisirs. Annoncé en février (cf. le magazine des Clés de la presse n°42), ce service constitue l’un des principaux axes de développement du pôle TV. Décryptage avec Thierry Masclot, rédacteur en chef de la newsroom TV du groupe. + de détails
 
Les 100 ans du Canard, épisode 2
Pour la deuxième fois, le Canard enchaîné fête ses 100 ans. Le tout premier hebdomadaire est paru en septembre 1915, mais seulement pour cinq numéros. La naissance « bis » du Canard, elle, est actée le 5 juillet 1916. Mardi, l’hebdomadaire satirique a donc sorti un numéro spécial, titré en Une, « En route pour le bicentenaire ! » Quatre pages intérieures sont dédiées à l’anniversaire, avec un fac-similé de la Une du premier Canard de 1916. « Mais, comme cet anniversaire tombe au début des vacances et qu’il est par ailleurs impossible de faire entrer cent ans de « Canard » en quatre pages, même serrées, nous allons devoir fêter une nouvelle fois notre centenaire à la rentrée », précise l’édito. Le 6 octobre, un livre de 650 pages paraîtra aux éditions du Seuil. Le Canard enchaîné fait figure d’exception dans le paysage médiatique français actuel : sa spécificité est de refuser la publicité. L’hebdomadaire ne vit donc que de sa diffusion (389 567 exemplaires en 2014, source éditeur) et ne publie pas sur le Web.
 
 
 
SFR média en ordre de marche
Avec l’annonce, hier 7 juillet, de son organigramme, le groupe SFR média est en ordre de marche. Sous l’autorité de son directeur général, Alain Weill, elle réunit trois entités.
- SFR presse regroupe l'ensemble de ses activités presse en France (groupe l'Express, Libération et Newsco). Elle est ditigée par François Dieulesaint, directeur général en charge des opérations et des finances, et Guillaume Dubois, directeur général en charge des contenus, de la stratégie éditoriale et du digital. De leur côté, Christophe Barbier et Laurent Joffrin demeurent directeur des rédactions du groupe l'Express et directeur de la rédaction de Libération.
- SFR radioTV détient 49% de NextradioTV et + de détails
 
Sophia communication reprend officiellement Histoire & collections
Le groupe Sophia communication annonce avoir obtenu, le 5 juillet, la reprise des actifs et du fonds de commerce d'Histoire & collections auprès du tribunal de commerce de Paris. Baptisée Sophia histoire & collections, cette nouvelle structure reprendra la majeure partie de l'équipe rédactionnelle d'H&C pour constituer un ensemble (livres et magazines) avec Technip & ophrys Editions, propriété de Babylone groupe. Thierry Verret sera assisté de deux directeurs généraux adjoints issus des deux sociétés : Pierre-François Boselli pour le commercial et l’édition ; et Sasan Mottaghian, pour les finances et l’administration. Paul-François Trioux, responsable des Editions Technip, assistera Thierry Verret comme conseiller éditorial.
 
« Parents doit simplifier la vie des jeunes parents » 
Racheté par le groupe Uni-éditions au début de l’année auprès de Lagardère active, le mensuel Parents n’a pas tardé à évoluer. Le 7 juillet, c’est le print qui est rénové, en prenant « le pratique » comme axe principal. Anaïs Jouvancy, directrice de la rédaction, nous présente l’ambition du groupe pour ce magazine. + de détails
 
Ce que nous avons retenu de la 1ère édition de Viva technology 
Pour cette première édition, les organisateurs de Viva technology se disent (très) satisfaits. Publicis et les Echos font état de 45 000 visiteurs sur trois jours. Comme ils l’espéraient, ils ont accueilli 5 000 start-up, comme exposantes, participantes aux challenges lancés par les entreprises partenaires, candidates à la cinquantaine d’awards distribués, ou comme visiteurs. Autre source de satisfaction, ils annoncent que plus de 10 millions d’euros ont distribués à des start-up pendant l’événement.   + de détails
 
 
 
Un nouveau plan d’économies à l’Obs
La crise à l’Obs se poursuit. La direction, qui a fait l’objet d’une motion de défiance votée à 80% par la rédaction, a annoncé aux salariés un plan d’économies de 5 millions d’euros par an. La raison : malgré une réduction des pertes à 1,5 million d’euros en 2015, elle fait état d’une « dégradation préoccupante des perspectives économiques », selon un mail interne. L’équilibre, visé pour 2016, pourrait finalement ne pas être atteint. Le plan d’économies s’appuiera sur un plan de départs volontaires pour « réduire la masse salariale », sans plus de précisions sur le nombre de postes concernés. Mais selon Libération, qui évoque une source syndicale, la masse salariale représente 20 millions d’euros et le plan pourrait donc concerner un quart de la rédaction. Cette annonce est intervenue au lendemain de la nomination de Matthieu Aron, ex-directeur de l’investigation de Radio France, comme directeur adjoint de la rédaction. Il remplace Aude Lancelin, dont le licenciement a déclenché la crise qui couvait.
 
Pierre Conte quitte la présidence de l’ACPM
Pierre Conte a démissionné de la présidence de l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM), comme il l’avait laissé entendre lors de l’Observatoire de la presse. « Il était trop compliqué de concilier mon nouveau rôle chez WPP et la présidence de l'ACPM », explique-t-il dans un communiqué. Nommé fin avril au poste de country manager WPP, il a souhaité éviter tout conflit d'intérêt potentiel avec les instituts d'études du groupe WPP qui collaborent régulièrement avec l'ACPM. Stéphane Bodier,vice-président de l'association, assurera l'intérim.
 
 
 
Avec Sophia publications, Claude Perdriel reconstitue un groupe de presse
La cession, en 2014, du Nouvel observateur avait donné l’impression que Claude Perdriel allait abandonner son activité d’éditeur de presse. Il avait certes conservé Challenges et Sciences & avenir, mais les pertes de son magazine économique (2,6 millions en 2015) laissaient penser qu’il allait s’en séparer. C’est en fait l’inverse qui se produit : à 90 ans (le 25 octobre prochain), il s’apprête en effet à finaliser la reprise de Sophia publications, l’éditeur de la Recherche, l’Histoire, Historia et le Magazine littéraire, dont il détenait déjà 50%. L’offre de reprise devrait être effective le 11 juillet, une date fixée par le tribunal de commerce de Paris pour valider la transaction. Avec cette opération, Claude Perdriel sera à la tête d’un groupe réalisant une soixantaine de millions d’euros de chiffre d’affaires (en tenant compte de la régie publicitaire, Média obs). 
 
 
 
SFR presse élargit son offre à 40 titres
On s’attendait à ce que SFR presse ouvre rapidement son catalogue à des titres n’appartenant pas à Altice média group. Ce sera chose faite à partir de demain, 29 juin, puisque le kiosque va proposer non plus 17, mais 40 titres. C’est un accord signé avec Toutabo, exploitant du kiosque ePresse, qui permet à SFR presse d’enrichir sensiblement son offre. Outre les 17 journaux d’Altice média group (dont Libération, l’Express, l’Etudiant…), son catalogue se dote de nouveaux titres de presse quotidienne (dont le Parisien, Midi libre, la Montagne et le Télégramme) et de presse magazine de différents groupes (le JDD, Glamour, GQ, Grazia, Télé star, Marie Claire, Moto journal, Society, Modes & travaux…). Comme nous l’expliquait Philippe Rincé, directeur général de l’ACPM, la semaine dernière (cf. les Clés de la presse du 24 juin), les téléchargements de ces titres devraient être comptabilisés en ventes par tiers classiques, avec un quota limité à 50% de la diffusion totale individuelle. Avec 3 millions de clients ayant installé l’application SFR presse en deux mois (1,5 million l’ont déjà utilisé selon le groupe SFR), le potentiel est conséquent pour les journaux intégrant le kiosque. Nul doute que de nouvelles discussions vont être engagées sur ce point, afin d’éviter toute distorsions.
 
Canal réorganise son offre de rentrée autour d’une seule et même marque
Il n’y aura plus Canal+ d’un côté, D8, D17 et iTélé de l’autre. A la rentrée, le groupe Canal+ joue sur sa marque phare avec quatre chaînes nationales déclinées autour d’une seule et même marque. Au centre de cet ensemble, la chaine payante Canal+ se concentre sur le premium avec des programmes exclusifs capables de susciter l’abonnement. Les abonnés bénéficieront de 150 heures de contenus exclusifs supplémentaires, avec une vitrine en clair resserrée d’environ deux heures par jour. Les programmes en clair sont désormais assurés par les trois chaînes gratuites. Canal 8 a vocation à être une grande chaîne généraliste leader. Canal star se positionne comme « la première chaîne générationnelle musicale en France ». Et Canal news sera la chaîne d’info du groupe. Sa mission reste inchangée : rendre compte de l’actualité en temps réel, tout en profitant des atouts du groupe, notamment dans les domaines du sport et de la culture.
 
 
 
Les diffusions de SFR presse en partie plafonnées par l’ACPM
Le 21 juin, à la demande du comité de diffusion de l’ACPM, un groupe de travail avait convoqué les représentants de SFR presse, dont Marc Laufer. Le but : en savoir un peu plus sur l’application, délimiter son périmètre de diffusion, et voir comment comptabiliser la diffusion que génère l’application. « L’apparition de ce kiosque (fin avril, NDLR) pose des questions, à nous comme aux éditeurs, raconte Philippe Rincé, directeur général de l’ACPM, dans un entretien aux Clés de la presse. C’est un outil innovant, intéressant et c’est important de le souligner ». Le périmètre, pour Altice comme pour l’ACPM, est constitué des exemplaires demandés en téléchargement, et non des 18 millions d’abonnés. Pour cela, une traçabilité physique existe puisqu’Altice a installé dans son application l’outil Numéo, traqueur de l’ACPM pour comptabiliser les exemplaires numériques. Jusque-là, tout va bien. + de détails
 
 
 
Alternatives économiques mise sur l’événementiel
Camille Dorival, Pdg d’Alternatives économiques, était invitée à parler diversification lors du dernier atelier du Spiil, le 21 juin. L’occasion pour elle de faire un point sur la situation de la Scop et ses projets en la matière. Depuis 2012, Alternatives économiques est dans une situation fragile et a enregistré 800 000 euros de pertes. Puisque la presse ne suffit plus pour faire vivre la Scop, elle cherche à développer ses revenus. L’un des axes est celui de la diversification, qui représente 10% du chiffre d’affaires (6,6 millions d’euros en 2015). Objectif : atteindre 15% en 2018. Pour cela, à côté de l’offre existante (prestations de services pour des éditeurs indépendants, études, synthèses de réunion et formation), le journal va se lancer dans l’événementiel avec des forums sur le thème de « l’économie autrement ». Le premier aura lieu en novembre, à Dijon (où se trouve une partie des équipes du journal). Alternatives économiques va, par ailleurs, sortir un nouveau site Internet dans deux semaines. La marque Alter éco + s’effacera au profit de celle du mensuel, pour former un seul site proposant des contenus payants.

Forbes va se lancer en France
Le magazine économique américain lancera son équivalent en France à l’automne 2016. La nouvelle a été annoncée à la French touch conférence à New york mercredi. Le lancement sera accompagné en 2017 d’un supplément trimestriel papier, ainsi que de l’organisation d’événements, dans la lignée de son grand frère américain. L’accord de licence internationale a été vendu à 360 business média, dirigée par Dominique Busso. Il cherche à toucher « les leaders d’opinion, directeurs de départements, chefs d’entreprise », nous précise-t-il. Le site a la chance de « démarrer avec le capital marque de Forbes ». 70 % des articles seront réalisés par la rédaction, embauchée prochainement, et 30 % seront des traductions du site américain. « Ce lancement confirme notre volonté d’expansion en Europe de l’ouest, qui s’avère être devenu un enjeu principal pour Forbes », affirme Mike Federle, COO de Forbes.  
 
Révolution de palais aux MLP : les petits éditeurs prennent le pouvoir
C’est une véritable « révolution », pour reprendre l’expression de plusieurs éditeurs présents, hier 21 juin, à l’assemblée générale de MLP. Le conseil d’administration de la messagerie a démissionné d’un bloc suite au dépôt d’une motion de défiance déposée par les éditeurs indépendants à destination de la gouvernance actuelle. « Le ras le bol était de plus en plus palpable depuis quelques semaines entre petits et gros éditeurs, nous explique-ton en interne. Il se cristallisait sur les façons de faire et la gouvernance de la présidente (Véronique Faujour) et de son vice-président (Henri-Claude Prigent) ». De là à croire que l’ensemble du conseil d’administration démissionne et soit renouvelé à 100% dans la foulée autour du noyau dur du Syndicat de l'association des éditeurs de presse (SAEP). Ses trois principaux animateurs (Bertrand Sorlot, José Ferreira et Roland Le Néel) avaient d’ailleurs appelé leurs adhérents à se mobiliser pour le renouvellement de cinq administrateurs… sans imaginer prendre le pouvoir de cette façon. + de détails

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