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A la Une

Ce qu'il faut retenir de l'actualité presse et média de l'été

Adoption du projet de loi sur la modernisation de la distribution de la presse; adaptation par l’assemblée nationale de la directive sur le droit voisin; retour sur les enjeux du conflit entre BFM TV et Free; finalisation de la reprise des activités de Mondadori France par Reworld média; VSD en redressement judiciaire; apaisement à Nice matin ; du nouveau dans le traitement de la Ligue 1 dans l’Equipe; naissance d’un géant américain de la presse locale; reprise de Mezzo par les Echos-le Parisien et Canal+; approbation par l’Autorité de la concurrence du lancement de Salto; la nouvelle stratégie éditoriale de Vice; France TV diffuseur exclusif de Roland Garros jusqu’en 2023… L’été a été riche en infos dans le domaine de la presse et des médias. En voici un bon résumé. + de détails

Le SRI repense son observatoire de la publicité digitale
« Dans un marché mature, il était temps de repenser notre observatoire de l’e-pub en apportant un nouveau regard, une nouvelle vision, une nouvelle méthodologie, un nouveau parti-pris et un nouveau redécoupage ». C’est en s’appuyant sur ce brief de sa présidente, Sylvia Tassan Toffola, que le SRI a présenté, le 12 juillet, le nouvel observatoire, réalisé pour la première fois par le cabinet Oliver Wyman. Avec un premier résultat : le marché français de la publicité digitale a atteint 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires net au premier semestre, en progression de 13% par rapport au premier semestre 2018. Décryptage. + de détails
 
 
 
Le Petit bleu d'Agen mise sur l'abonnement numérique
Le Petit bleu d’Agen et la Nouvelle République des Pyrénées ont entrepris un vaste plan de transformation numérique, pour compenser la baisse structurelle des ventes papier par une augmentation des abonnements digitaux. Les rédactions des deux quotidiens du groupe la Dépêche ont basculé sur un mode digital-first et mis en place des mini-desk numériques pour alimenter les réseaux sociaux, monter des vidéos et animer les sites. « Nous produisons de plus en plus de contenus verrouillés pour les abonnés, avec une forte valeur ajoutée des contenus hyperlocaux, nous détaille Bruno Pachent, directeur délégué du Petit bleu d’Agen. En moyenne, 30 % des contenus sont en accès libre et 70 % en accès abonnés, tout dépend de l’actualité. » + de détails

 
 
20 minutes accélère dans l’événementiel
20 minutes lance le 5 décembre prochain la première édition de Vis[i]ons, un rendez-vous d’échanges et de contenus en « trois dimensions » (IRL/URL.print), à Paris. Objectif : partager des contenus inspirants, positifs et utiles, « dans la vie réelle ». Plus d’un millier de personnes sont attendues pour cet événement qui se déroulera en deux temps. D’abord, une conférence réservée aux professionnels, en accès payant, avec des invités et des experts au cours de débats et de keynotes. Les échanges seront axés sur les nouveaux enjeux de société, à travers des expériences et d’intervenants issus des mondes scientifiques, artistiques, politiques, économiques, etc. Dans un second temps, l’afterwork ouvert à tous donnera lieu à des ateliers, des rencontres et des temps festifs pour échanger sur des thèmes allant de l’engagement pour l’environnement aux rapports hommes-femmes. « C’est un véritable projet d’entreprise dans lequel l’ensemble des collaborateurs est embarqué, indique Frédéric Daruty, le président et directeur de la publication de 20 minutes. Structurellement, il correspond aussi à un point d’étape important dans l’entreprise, marquant son accélération en matière de diversification et d’événementiel. » Les journalistes de la rédaction seront mobilisés pour couvrir cet événement sur les plateformes du journal.

Vampirina, le nouveau magazine de Disney Hachette presse
Disney Hachette presse lance un nouveau magazine sous licence adapté de la série Disney junior Vampirina. La petite vampire aux dents pointues est l’héroïne d’un trimestriel vendu 4,95 euros, destiné aux jeunes lectrices de 3 à 6 ans. Au sommaire : 15 pages de jeux, d’histoires, de bricolages, un jeu de plateau et un ruban de danse. Tiré à 40000 exemplaires, ce magazine promeut des valeurs de tolérance, de diversité, de famille et d'amitié dans un univers très positif, nous explique Marion Stastny, directrice marketing et commercial chez Disney Hachette presse. « La série, diffusée sur Disney junior puis Disney channel, a été la 2e série la plus regardée en 2018, c’est un contenu qui marche très bien, avec un personnage attachant. » L’été est une période propice aux lancements pour la presse jeunesse. « Nous nous calons sur l’actualité car les ventes connaissent un pic lors des vacances scolaires, confirme Marion Stastny. Nous avons relancé le magazine Toy story, avec un premier numéro sorti le 3 juillet, et nous proposons tout l’été quatre tomes du hors-série Mickey parade géant. » En tout, Disney Hachette presse représente 19 magazines, sans compter les hors-séries.
 
 
 
Les écoles de journalisme tiennent leur congrès mondial à Paris
L’Institut pratique du journalisme de Paris Dauphine organise du 9 au 11 septembre le congrès mondial des écoles de journalisme, sous l’égide du Conseil mondial des écoles de journalisme. Plus de 500 responsables d’écoles et chercheurs venus de 70 pays sont attendus pour cet événement rassemblant, tous les trois ans, des professionnels de la formation au journalisme. + de détails
 
Le magazine en ligne Chut se lance sur le papier
Le magazine en ligne Chut, spécialisé dans l’impact du numérique dans la société, fait le pari du print avec une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank. Lancé par deux associées, Sophie Comte et Aurore Bisicchia, ce trimestriel d’une centaine de pages (10-12 euros) sera distribué dans un premier temps en librairie et lieux alternatifs, et dans un second temps en kiosques, si les fonds le permettent. Pour l’heure, la campagne a permis de lever 26 000 euros grâce à plus de 160 contributeurs. « Nous souhaitons traiter des problématiques du numérique sous le prisme sociétal, ce n’est pas quelque chose qui existe actuellement dans la presse, nous détaille Sophie Comte, co-fondatrice de Chut. L’idée est de prendre le temps de comprendre les enjeux, liés aux fake news, à la pollution digitale, à l’éducation aux médias, en allant à rebours de la frénésie du digital. » + de détails

 
 
L'Humanité va supprimer un quart de ses effectifs
L’Humanité va supprimer 41 postes sur 157, soit plus du quart de ses effectifs, via un plan de sauvegarde de l’emploi. Le quotidien fondé en 1904 a été placé en redressement judiciaire avec poursuite d’activité en février dernier, pour permettre à l’entreprise d’assainir ses finances tout en continuant de produire le journal. « À travers les 2,3 millions d’euros d’économies annuelles sur la masse salariale qui en résulteront, les personnels mettent concrètement le journal sous leur protection, et assument toute leur part de l’effort de redressement, a déclaré le SNJ. Mais cet engagement commun n’a rien d’un chèque en blanc pour la suite. Nous exigeons à présent que tous les autres acteurs en présence participent, à la hauteur des sacrifices imposés aux salariés, au sauvetage et à la relance de l’Humanité. » Le journal connaît depuis plusieurs années d'importantes difficultés financières, liées à la baisse des recettes publicitaires, malgré des subventions publiques qui le plaçait en tête des journaux les plus aidés par l'Etat en 2014, et à un recul de sa diffusion. En janvier dernier, le directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric, en appelait à la générosité de ses lecteurs pour organiser des collectes de fonds et des banquets de soutien. La diffusion France payée du titre a chuté de 16 % en cinq ans, à 31 943 exemplaires.

La Revue fiduciaire recentre ses activités sur les professionnels
La Revue fiduciaire a cédé au groupe Figaro Intérêts privés, qui représentait son activité de presse grand public, pour se concentrer sur les activités B2B, spécialisées dans les domaines du chiffre, des ressources humaines, ou encore la fiscalité. « Plus qu’une entreprise qui produit de l’expertise, la Revue fiduciaire fournit des outils pour les experts, nous explique Eric Zuber, directeur général adjoint. Il devenait compliqué d’investir dans le grand public, car les coûts de recrutement d’abonnés sont plus importants que dans la presse professionnelle. » Le modèle du groupe (« rentable depuis une vingtaine d’années ») repose sur un ensemble d’activités de diversification liées à la formation des professionnels, l’événementiel, l’édition et l’activité presse, et enfin, l’investissement dans des start-up pertinentes pour les entités du groupe. « Nous investissons dans des entreprises qui nous apportent des avantages concurrentiels et qui répondent aux besoins de nos clients, poursuit-il. Exemple avec Digischool : on profite de leur expertise pour développer des formations en e-learning ». + de détails

 
 
Le magazine du Monde fait le pari de l'international
Le magazine M du Monde fêtera en septembre ses 8 ans en accélérant son développement international et en repositionnant son identité de marque. « Ce n’est pas une nouvelle formule, c’est un chapitre 2 », tient à préciser Marie-Pierre Lannelongue, directrice adjointe de la rédaction. Après plus de 400 numéros à son actif, le supplément du journal du soir ambitionne de passer d’un magazine d’actualité et de style à une véritable marque de lifestyle. Le numéro M international, tout en anglais, sera distribué dans un grand format en 15 000 exemplaires (30 euros) dans une sélection d’enseignes, d’hôtels et de galeries d’art dans une quinzaine de capitales et grandes villes du monde. « Ce n’est pas juste un magazine, c’est un objet, un numéro collector qui propose une carte postale de la France avec une sélection de portraits et de récits, pour ceux qui connaissent notre marque sans nous lire », ajoute Marie-Pierre Lannelongue. + de détails

 
 
Mondadori décline la marque Dr good une 3ème fois
Après Dr good et Dr good c’est bon, le groupe Mondadori s’apprête à décliner la marque une 3ème fois avec le lancement, en septembre, d’une version pour les enfants, toujours centrée sur le bien-être et la santé. Baptisé Dr good kids, ce nouveau magazine, réalisé en partenariat avec Michel Cymes, « s’attachera à faire passer à ses jeunes lecteurs un message de prévention autour de la santé à la fois positif, rassurant, clair, expert et toujours sans tabou », précise le groupe dans un communiqué. Imaginé sur un rythme trimestriel, il aura pour ambition de « piquer la curiosité pour convaincre les enfants de prendre leur santé à cœur ».

Le groupe Challenges lance un magazine pour les jeunes
Le groupe Challenges a lancé, le 4 juillet, un nouveau magazine dédié au jeune public : #Sciences. Ce mensuel de pédagogie de 72 pages, vendu 4,80 €, ambitionne de traiter des questions d’environnement, de technologies, de mobilité, de sports ou encore d’histoire, avec le soutien des équipes de Sciences & avenir. « Nous nous adressons à de jeunes lecteurs, du collège au début du lycée, mais également à leurs parents, nous explique Olivier Lascar, rédacteur en chef. Le magazine papier est un objet intercalaire dans la famille, que l’on pose sur la table du salon ou que l’on garde pour soi. Nous avions à cœur de traiter des sujets vus à l’école sans pour autant être parascolaires. » Dans le premier numéro, en kiosque avec un tirage de 100 000 exemplaires, on retrouve de la bande dessinée, des infographies, de tutos mais également un grand dossier sur les solutions de jeunes du monde entier pour lutter contre les dérèglements climatiques. Objectif : entre 50 000 et 60 000 exemplaires pour le lancement et, à terme, une vitesse de croisière de 30 000 exemplaires. Le dispositif éditorial repose essentiellement sur le magazine print, avec une attention portée sur les réseaux sociaux (« Twitter et Instagram, Facebook n’est plus vraiment le réseau social des jeunes »). Le site Internet sert de vitrine pour proposer des abonnements mais ne devrait pas être alimenté outre-mesure.

 
 
Médiapart va sanctuariser son capital dans un fonds de dotation
Le projet avait été envisagé dès la création de Mediapart il y a 11 ans, et il verra le jour d’ici à la fin de l’année. Tous les actionnaires du pure-player ont accepté, la semaine dernière, après des mois d’échanges et de discussions, de céder 100% du capital à une structure à but non lucratif, un fonds de dotation, baptisé le Fonds pour une presse libre. « En le sanctuarisant et en l’immobilisant, celle-ci le rendra définitivement non cessible, non achetable et non spéculable », affirme Edwy Plenel, l’un des quatre fondateurs et patron du journal.
 
 
 
Avec Disney Hachette presse, Unique héritage média va doubler de taille
Unique héritage média (UHM) a annoncé, le 27 juin, être entré en négociation exclusive avec the Walt Disney company et le groupe Lagardère pour la reprise de Disney Hachette presse, l’éditeur du Journal de Mickey, Picsou magazine, Mickey junior ou Disney princesses, dont ils possèdent respectivement 51% et 49% du capital. « UHM cherche à promouvoir le goût de la curiosité et de la connaissance dès le plus jeune âge, avec des marques fortes et des contenus originaux, explique son président, Emmanuel Mounier, qui a créé son groupe en 2014 autour de Quelle histoire et de Fleurus presse. Ce projet de reprise est une opportunité majeure de continuer à développer cette dynamique : non seulement nous étendrons notre offre à de nouveaux segments plus récréatifs, en nous associant à la puissance des marques et des personnages Disney, et nous pourrons faire bénéficier de nos savoir-faire créatifs à la nouvelle entité ». + de détails
 
 
 
Télécâble sat hebdo change de main
Bauer média group a officiellement racheté le magazine Télécâble sat hebdo au groupe familial Hommell. Le magazine TV, fondé en 1990, couvre l’intégralité des programmes du câble, du satellite ADSL et de la TNT, avec 16 pages de programmes par jour et une étendue de 140 chaînes. Sa diffusion France payée s’élève à 482 466 exemplaires (DSH ACPM 2018/2019), un chiffre stable par rapport à 2017/2018 (-0,62 %), avec une base de 339 073 abonnés (+2,73 %). Pour rappel, la filiale française du groupe allemand est l’éditeur du magazine féminin Maxi, un hebdomadaire puissant en kiosques (169 130 exemplaires) et en abonnements (115 025), dans un contexte de baisse généralisée des ventes de presse magazine.
Avec cette acquisition, Bauer France va donc pouvoir compter sur deux solides hebdomadaires dans leurs secteurs respectifs et ainsi doubler l’envergure du groupe. Le montant du rachat n’a pas été communiqué. Ce transfert d’actionnariat s’inscrit dans un contexte de transformation dans le paysage des hebdos TV français, avec le rachat de la filiale française de Mondadori (Télé star, Télé poche) par le groupe Reworld média, et la reprise des magazines de Lagardère (Télé 7 jours) par CMI France, le nouveau groupe médias du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.
 
 
 
La réforme de la loi Bichet lancée cette semaine
Cette fois, après des mois de préparation, la modernisation du système de distribution de la presse entre dans sa dernière ligne. Le projet de loi, qui doit réformer, en profondeur la loi Bichet du 2 avril 1947, est examiné au Sénat en séance publique les 22 et 23 mai. Le texte, présenté le 10 avril dernier en conseil des ministres, a déjà fait l’objet d’aménagement, le 15 mai, après son passage devant la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, qui a adopté 22 amendements. « Ils visent à établir une régulation par l’Arcep plus efficace et transparente, à donner plus de responsabilité à des diffuseurs de presse mieux insérés dans les territoires et à sécuriser les conditions de diffusion, en particulier à la fin de la période de transition », précise sa présidente, Catherine Morin-Desailly.   + de détails

Le Monde crée un nouveau service pour doper ses abonnements numériques
Avec Mémorable, la rédaction du Monde s’appuie sur ses 75 ans d’archives pour proposer un nouveau service numérique, disponible sur smartphone, tablette et ordinateur, pour approfondir ses connaissances et stimuler sa mémoire, de façon ludique, imaginé en s’appuyant sur l'ingénierie pédagogique et la technologie d’apprentissage adaptatif de Gymglish, partenaire du Monde depuis huit ans avec ses cours en ligne personnalisé. « Notre ambition est de proposer des services toujours plus innovants qui viennent répondre aux attentes de nouveaux publics », explique Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde, qui espère ainsi faire croître son portefeuille d’abonnés numériques.

 
 
Renault accélère la mise en place de son projet AEX avec le soutien de Relaxnews
Présenté en octobre dernier lors du Mondial de l’automobile par Renault et le groupe Challenges, le projet AEX (pour Augmented éditorial expérience) accueille un nouveau partenaire avec la signature, le 16 mai, d’un accord stratégique avec Publicis groupe, via sa newsdesk Relaxnews. L’objectif : apporter une nouvelle dimension structurante au concept qui vise à créer la première plateforme mondiale de contenu éditorial destinée à la mobilité. « L’ambition est de proposer aux utilisateurs une expérience immersive et enrichie par des contenus éditorialisés et personnalisés, dont la valeur apportera un véritable levier de différenciation dans le choix d’achat et d’usage d’un véhicule. », estime Thierry Bolloré, le directeur général du groupe Renault. Avec cet accord, Relaxnews va apporter son expertise stratégique, éditoriale et technologique d’agence de presse, les compétences de ses équipes et son réseau de partenaires. Par ailleurs, Publicis Sapient accompagnera techniquement les équipes dans le déploiement de cette plateforme en termes d’UX (expérience utilisateur), de technologie et de gestion de projet.

 
 
Une lettre d’info quotidienne pour le JDD
La rédaction du Journal du dimanche a lancé, le 20 mai, une lettre quotidienne d’information qui anticipera l’actualité sur les supports numériques. Baptisée le Journal de demain, cette édition numérique sera adressée tous les soirs par mail à ses abonnés, du lundi au samedi, à 18h30. L’objectif : « donner au lecteur une longueur d'avance par des révélations et des décryptages de ce qui va se produire, davantage que des récits de ce qui s'est produit, explique Hervé Gattegno, le directeur de la rédaction du JDD, dans les colonnes du journal. Avec cette innovation, le JDD se donne un moyen supplémentaire d’affronter la crise de la diffusion de la presse imprimée, tout en constituant une communauté de lecteurs qui ont pour point commun d’aimer être informés avant les autres ».
 
01net en passe d'être racheté par son fournisseur de contenus
Altice serait en passe de vendre son bimensuel 01net, spécialisé dans le numérique et les nouvelles technologies. Dans un communiqué, la rédaction réagit à un article de la Lettre A indiquant que le groupe de Patrick Drahi (l’Express, Libération) allait céder à Alchimie médias le titre aux 55 000 abonnés et 6,87 millions d’euros de chiffre d’affaires. « Après avoir discrètement éliminé A nous Paris en janvier, préparé un plan social à l’Express pour cet été, c’est au tour du dernier titre à grand tirage du groupe d’y passer », déplore la rédaction de 01net, qui pointe du doigt une « liquidation déguisée pour éviter d’assumer les responsabilités sociales qui incombent à SFR ». Le repreneur, Alchimie médias, est une agence de contenus spécialisés et publicitaires qui fournit déjà à 01net, son principal client avec Altice médias publicité, une partie de ses contenus. Les journalistes s’inquiètent qu’une si petite société sans trésorerie et sans expérience reprennent les rênes d’un magazine avec ce que cela implique de lourdes responsabilités en matière de diffusion, de distribution et d’abonnements. Les derniers résultats connus d’Alchimie médias (2015) font état d’un chiffre d’affaires de 408 000 euros pour un bénéfice net de 8 600 euros, poursuit le communiqué, soit 65 fois moins que celui de 01net.

 
 
Lagardère poursuit ses cessions dans les médias
Après avoir vendu la majeure partie de ses activités presse, ne conservant que Paris match et le JDD, le groupe Lagardère poursuit ses cessions d’actifs médias. Son président, Arnaud Lagardère, a indiqué la semaine dernière, lors de l’assemblée générale du groupe, être entré en négociations exclusives avec LVMH et Canal+ pour la vente de la chaîne Mezzo, pour un prix avoisinant les 20 millions d'euros, mais il a démenti toute vélléité de vendre Europe 1. Selon l’Opinion, il pourrait également se séparer de son pôle de production télévisuelle (Lagardère studios) au profit du groupe espagnol Mediapro. En attendant, le chiffre d’affaires de Lagardère active se situe désormais, au premier trimestre, à 116 millions d’euros, en forte baisse en raison des ventes réalisées en 2018, mais également d’un point de vue conjoncturel. A données comparables, le chiffre d’affaires publicitaire affiche une baisse de 10,8 % par rapport au premier trimestre 2018 : « la contraction du chiffre d’affaires de Lagardère news (- 10,6%) s’explique par le retrait des radios (-13,7%), lié principalement aux effets des baisses d’audience d’Europe 1, souligne le groupe. Les titres de presse de Lagardère news sont également en recul (-12,4 %), les revenus de diffusion étant impactés par une actualité moindre par rapport au premier trimestre 2018 ».

 
 
 
Les Echos et le Parisien font le pari du podcast quotidien
Le groupe les Echos-le Parisien l’avait laissé entendre en prenant, fin 2018, une participation minoritaire dans Binge audio : le développement des podcasts, et plus généralement l’univers de la voix, fait partie de ses priorités. Après plusieurs semaines de préparation, avec les équipes de Binge audio pour l’accompagnement dans la conception des formats, la production de pilotes et du conseil en matière de distribution, de promotion et de monétisation, les deux quotidiens ont lancé, hier 6 mai, deux podcasts natifs quotidiens : la Story pour les Echos et Code source pour le Parisien. « Ces podcasts, originaux et novateurs dans l'univers des marques de presse en France, traduisent notre conviction dans l'attractivité des formats longs, à un moment où le besoin de donner du sens à l'information n'a jamais été aussi essentiel, explique Pierre Louette, le président du groupe. Leurs vertus narratives et immersives nourrissent les expériences proposées par nos marques premium ». Disponibles sur les sites des deux titres, mais aussi sur les principales plateformes de diffusion (Apple podcasts, Spotify, Deezer et Soundcloub), ces nouveaux formats seront monétisés par la régie du groupe.

 
 
Ce que Paris match a appris de son expérience Snapchat
Deux ans et demi après son intégration dans Discover, la rubrique média de Snapchat, Paris match revendique plus de 2 millions d’abonnés et bientôt 1 000 stories à son actif. Pour l’hebdomadaire, ce nouveau format éditorial permet de toucher de jeunes internautes entre 13 et 24 ans qui ne connaissent ou n’achètent pas en kiosque le magazine. L’idée, pour la rédaction, est aussi de faire monter en compétence les équipes. Décryptage. + de détails

 
 
« Si l’Echo du Berry perd son rythme, il perd aussi sa spécificité »
L'Echo du Berry célèbre cette année son bicententaire. L'hebdomadaire, vendu à 13 132 exemplaires (DSH 2018, ACPM) sur quatre départements, repose sur une rédaction de 20 salariés dans ses locales de la Châtre (Indre) et de Saint-Amand-Montrond (Cher). Ces 200 bougies à souffler sont l'occasion pour le journal régional de diversifier ses activités dans l'édition, l'événementiel et les produits dérivés, nous détaille Ludovic Mesnard, directeur délégué et rédacteur en chef. Entretien. + de détails
 
 
 
Gentside et Ohmymag se déploient sur Snapchat et Tiktok
Gentside et Ohmymag, les deux marques du groupe Cerise dédiées aux millennials, recherchent de nouvelles audiences en se lançant sur Snapchat et Tiktok. Sur le premier réseau social, Gentside va diffuser deux shows à raison d’une à deux publications par semaine, en adaptant 7 secondes et Mourir moins con, deux de ses programmes phares. De son côté, Ohmymag lancera bientôt ses propres shows. Sur Tiktok, les deux marques ont chacune leur chaîne, avec trois programmes par semaine. « La mission du groupe Cerise est d'aller toucher les utilisateurs partout où ils sont, explique Claire Sassonia, directrice générale déléguée en charge des contenus et des audiences. Si nos marques sont très puissantes aujourd'hui auprès des millenials, elles doivent s'adresser dès maintenant à leurs audiences de demain ».

« Vivatech doit améliorer le confort et le ROI des start-up »
Vivatech revient du 16 au 18 mai pour une 4ème édition plus ambitieuse, à la Porte de Versailles, à Paris. Ce salon international de la transformation numérique et de l'innovation attend 1 500 exposants, 450 intervenants sur cinq scènes de conférences, des invités prestigieux... Un programme chargé que nous dévoile Julie Ranty, co-directrice de Viva technology. + de détails

 
 
Ce qu’il faut savoir de One next, la nouvelle mesure d’audience des marques de presse
Le coup d’envoi de la nouvelle mesure d’audience des marques de presse a été donné début mars. Il faudra donc attendre l’automne pour connaître les premiers résultats temporaires et le printemps 2020 pour l’ensemble des données. Et ce n’est pas fini : « l’ACPM travaille, en mode recherche-développement, sur une solution d’hybridation qui permettrait, pour des petits titres en-deçà des seuils actuels, d’évaluer leur audience à partir de leur diffusion », nous précise Nicolas Cour, le directeur général de l’ACPM. Explications. + de détails

Une nouvelle organisation en perspective à la Tribune
Deux ans après son arrivée à la direction générale de la Tribune, Delphine Chêne s’apprête à changer de fonction. Ayant mené à bien le redressement et la transformation du titre de presse, elle va désormais s’atteler au développement de l’entreprise, à travers « la mise en œuvre d’une stratégie de diversification et des opérations de croissance externe », explique le groupe dans un communiqué. Jean-­Christophe Tortora, le président de la société, reprend la direction générale et « annoncera en juillet une nouvelle organisation au travers de la mise en place de son plan de transformation Partageons l’économie ». Delphine Chêne, elle, en liaison directe avec lui et l’actionnaire majoritaire, se concentrera sur des opérations d’acquisitions ciblées, dans le secteur de la presse et du digital.
 
 
 
Le marché des podcasts en pleine croissance
Le marché publicitaire mondial du podcast pourrait atteindre 1,6 milliard de dollars en 2022 estime l’institut Warc dans ses dernières prévisions. C’est quasiment le double des investissements publicitaires attendus cette année (885 millions de dollars, soit 2,5% du marché publicitaire de l’audio). Sans surprise, les Etats-Unis s’imposent comme le plus grand marché pour la publicité sur podcasts, avec 61,8% des dépenses publicitaires mondiales en 2018 (soit 402 millions d’euros). Derrière Youtube, deux plateformes font jeu égal : Apple avec 28,8% des écoutes et Spotify (28,3%).
 
 
  
La diffusion de la presse magazine en berne au 1er trimestre
La situation est toujours difficile pour la presse magazine sur le plan de l’évolution de sa diffusion. Selon les déclarations déposées trimestrielles publiées hier, 25 avril, par l’ACPM, seuls trois titres (sur les 31 magazines qui jouent le jeu) ont connu une croissance de leur diffusion France payée au premier trimestre (par rapport au premier trimestre 2018). Il s’agit de M le magazine du Monde (+10,06%, à 300 414 exemplaires), de Madame Figaro (+2,02%, à 400 589 exemplaires) et du Figaro magazine (+1,93%, à 382 944 exemplaires). Ce qui conforte la stratégie des groupes le Monde et Figaro, dont les quotidiens sont également en bonne santé. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si Courrier international (propriété du groupe le Monde) s’en sort plutôt bien avec une diffusion à peu près stable (-0,39%, à 156 237 exemplaires). + de détails

Le groupe Bauer négocie le rachat de Télécâble sat hebdo
Le groupe Hommell s’apprête à se séparer de l’un de ses fleurons, Télécâble sat hebdo, un hebdo TV dont la diffusion France payée (486 138 exemplaires en 2018 selon l’ACPM) est assez stable dans le temps (elle était de 513 500 exemplaires en 2015). Bauer média group, l’un des principaux groupes de presse allemand, qui édite en France l’hebdomadaire Maxi et ses déclinaisons dans le jeu, a cuisine ou l’astrologie, est entré en négociation exclusive avec le groupe Hommell pour l’acquisition de l’hebdo TV. « Cette opération nous permettrait d’étoffer notre portefeuille et de consolider de façon significative notre position sur le marché français », estime Nicolas Sauzay, CEO de Bauer média France, dans un communiqué. Avec 11 magazines TV sur le seul marché allemand, dont le leader, TV14, est encore diffusé à 2,35 millions d’exemplaires, le groupe Bauer dispose d’un grand savoir-faire en matière de presse TV.

 
 
Marc-Olivier Fogiel quitte RTL pour diriger BFM TV
La rumeur bruissait depuis plusieurs jours et c’est désormais officiel. A compter de juillet prochain, Marc-Olivier Fogiel sera le nouveau directeur général de BFM TV. Le journaliste, actuellement aux manettes d’RTL soir, prend la succession d’Hervé Béroud. Ce dernier devient directeur général délégué d’Altice média, en charge de l’information et du sport du pôle audiovisuel. Dès la rentrée prochaine, Thomas Sotto le remplacera à la tête de cette case stratégique, troisième tranche d’info après la matinale et le 13 heures. Si l’ancien matinalier d’Europe 1 conserve ses activités sur France 2, en tant que co-animateur de l’Emission politique et joker de Laurent Delahousse au 20 heures, Marc-Olivier Fogiel ne présentera plus le Divan sur France 3. « En acceptant ce poste de management, je tourne donc la page de ma présence à l’antenne, il n’y a aucune ambiguïté la-dessus, a déclaré le journaliste au Figaro. A la tête de BFM TV, je m’inscrirai dans sa continuité et je vais mettre tout en œuvre pour apporter du liant, fédérer les gens et donner du plaisir à couvrir cette actualité en continu. » Ce départ est un nouveau coup dur pour RTL, qui vient de perdre le titre de première radio de France au profit de France inter.

 
 
France télévisions décroche les droits des JO 2024
Après Tokyo 2020, France télévisions devient le diffuseur exclusif en clair des Jeux olympiques de 2022 à Beijing et 2024 à Paris. Le groupe audiovisuel public proposera en direct les compétitions sur France 2, France 3, 1ère pour les Outremers, et une chaîne numérique sera créée pour toucher un plus large public, sur le site de FranceTVsport. Eurosport reste le co-diffuseur sur la télévision payante. « Succès majeur pour le #servicepublic », s’est félicitée Delphine Ernotte, patronne de France télévisions, sur Twitter. L'ensemble des compétitions seront retransmises en direct et par extrait dans les rendez-vous d'informations des antennes publiques. Le groupe américain Discovery, détenteur des droits mondiaux des Jeux et maison-mère d’Eurosport, rétrocède donc les droits de diffusion au groupe français pour une somme qui n’a pas été communiquée. Le directeur général de Discovery France, Julien Bergeaud, comparait le montant des droits de Paris 2024 à une Coupe du monde de football, dans un entretien au Figaro. Pour info, TF1 a déboursé 130 millions d'euros pour le dernier Mondial, tandis que le groupe public avait dépensé 50 millions pour les droits de diffusion des Jeux de Rio en 2016.
 
Les médias se mettent à l’heure européenne
Délocalisation, podcasts, débats ou encore événements publics... Les rédactions presse, radio et TV ont mis sur pied des dispositifs ad-hoc pour couvrir les élections européennes de manière interactive et pédagogique. C’est ce qui ressort de l’enquête des Clés de la presse à un peu moins d’un mois du vote. Passage en revue de quelques initiatives marquantes. + de détails

 
 
« Actu.fr doit devenir le premier opérateur national de l’information hyperlocale »
Publihebdos vient de signer un accord de partenariat avec le groupe Metropolitain, un éditeur de médias de proximité de Montpellier, notamment le site Web d’informations e-Metropolitain, pour que ce dernier intègre, à compter du 29 avril, le site Actu.fr, le portail de la filiale de presse hebdomadaire régionale de Sipa-Ouest France. « C’est le premier partenariat de ce type qui doit nous permettre de devenir l’opérateur national de l’information hyperlocale », nous explique Francis Gaunand, le président du directoire de Publihebdos. Entretien. + de détails

 
 
Mondadori donne son aval à la cession de ses activités françaises
Le groupe italien Mondadori a donné, le 19 avril, son accord à la cession de ses activités françaises à Reworld média, sur les bases de l’offre d’achat annoncée le 18 février dernier, pour un montant de l’ordre de 70 millions d'euros. Le montage financier, complexe, fait appel à du crédit vendeur (pour 10 millions d'euros), un financement par la dette et une recapitalisation de Reworld média à hauteur de 93,3 millions d'euros. Au passage, l’éditeur italien va acquérir 8 à 10% du capital de Reworld média. Pour que l’opération soit définitive, l’accord doit désormais recevoir l'aval de l'Autorité de la concurrence, mais aussi l'approbation par les actionnaires de Reworld média de l'apport des 93,3 millions d'euros, et l'octroi au groupe du financement sous forme de dette.

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