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A la Une

Le Point se concentre sur la conquête d’abonnés et la diversification événementielle

 Le Point a traversé la crise du confinement solide sur ses appuis, grâce à une diffusion dépendant essentiellement des 200 000 abonnés et une croissance soutenue du numérique. La conquête d’abonnés supplémentaires et le développement des convergences font partie des chantiers de croissance, nous explique son Pdg, Renaud Grand-Clément. Décryptage. + de détails

 
 
Ne dites plus Presstalis, mais France messagerie
Le tribunal de commerce de Paris a validé, le 1er juillet, l'offre de la coopérative des quotidiens, avec le soutien de plusieurs groupes de presse magazine, pour la reprise de Presstalis, qui change de nom et devient France messagerie. Opérationnelle dès le 1er juillet, cette nouvelle entité, dirigée par Cédric Dugardin, « s’appuie sur une équipe expérimentée de plus 250 collaborateurs (très exactement 269, contre un peu plus de 900 avant le redressement judiciaire, NDLR) et sur deux sites principaux d’exploitation en Ile de France : Bobigny dédié aux quotidiens, à l’import-export et à distribution parisienne, et le centre logistique de Bonneuil décidé aux publications », expliquent ses dirigeants dans un communiqué. « Dès demain, France messagerie devra travailler sans relâche pour pérenniser son modèle économique », ajoute Louis Dreyfus, président du directoire du Monde et président de la coopérative des quotidiens. + de détails

Le groupe Paris turf dans l’escarcelle de Xavier Niel
Comme prévu après l’audition de la semaine précédente, le tribunal de commerce de Bobigny a retenu, le 23 juin, l'offre de NJJ presse, la holding personnelle de Xavier Niel, pour la reprise du groupe Paris turf, l’éditeur d’une dizaine de titres, dont Paris turf, Bilto ou Cheval magazine, pour la somme de 1 million d’euros. Le propriétaire du Monde, de Nice matin et de France Antilles proposait de reprendre 151 salariés sur 248, dont 30 pigistes, et prévoit l'arrêt des éditions papier de Bilto, Tiercé magazine et Stato. Les trois magazines d’équitation (Cheval magazine, Cheval pratique et Secrets de coach) ont, eux, été repris dès le 30 juin par les Editions Larivière, qui s’étaient associées à Xavier Niel pour l’occasion. + de détails

 
 
Le Quotidien de la Réunion en redressement judiciaire
Le Quotidien de la Réunion, en graves difficultés financières, a demandé, le 1er juillet, à être placé en redressement judiciaire. « La crise du secteur de la presse écrite, la crise Covid et une décision prud'homale (un ex-salarié vient d'obtenir le versement de plusieurs centaines de milliers d'euros d'indemnités, NDLR) ont imposé l'ouverture de cette procédure », explique Carole Chane Ki Chune, présidente du groupe éponyme à qui appartient le journal. Composé du quotidien, de l'hebdomadaire TV Visu et de trois sociétés d'impression et de distribution, le pôle presse de ce groupe emploie 221 personnes dont 83 au Quotidien de la réunion et à Visu.

Marie Claire prend un nouveau départ
Six mois après son arrivée à la direction de la rédaction de Marie Claire, Katell Pouliquen lance le grand chantier de rénovation du magazine féminin, en mettant en avant une nouvelle signature qui incarne cette impulsion : « la voix des femmes, le sens de l’époque ». « Elle engage la marque dans un virage à 360°, embrassant innovations et diversifications, sans sacrifier la profondeur du mensuel et son ADN, expliquent les dirigeants du groupe. Explications. + de détails

 
 
La nouvelle coopérative Celin est opérationnelle
Moins de deux mois après l’annonce de sa création (cf. les Clés de la presse du 30 avril), Celin, la nouvelle coopérative de distribution de la presse imaginée par sept éditeurs indépendants distribués par Presstalis, est désormais opérationnelle. « Les statuts ont été déposés, la société constituée et le contrat de distribution signé avec MLP », nous confirme Emmanuel Mounier, le président fondateur d'Unique héritage média, dont les titres repris à Disney Hachette, distribués jusque-là par Presstalis, commencent à l’être via Celin. « C’est également le cas des magazines de Franck Annese et de Point de vue », ajoute-t-il. Pour les autres éditeurs à l’origine du projet (les Cahiers du cinéma, les Editions Jibena, Panini France et le groupe Hildegarde), ce n’est qu’une question de délais liés aux transferts d’une messagerie à l’autre. Et ce n’est qu’un début, car la coopérative a vocation à accueillir de nouveaux éditeurs.

Reworld média est « Bien à la campagne »
Néo-ruraux et citadins en quête d’air plus pur ont désormais un nouveau magazine qui leur est consacré. Baptisé Bien à la campagne, ce nouveau trimestriel de Reworld média (4,90 euros) s’intéresse à la cuisine, à l’art de vivre, aux paysages, à la décoration, à la nature ou encore aux activités manuelles, avec une maquette largement occupée par la photographie. « L’idée est née il y a un moment au sein du groupe, le confinement a été l’étincelle qui a fait décoller le projet, nous explique Nicolas Aguirre, rédacteur en chef. Nous nous adressons à la fois aux citadins qui ont franchi le pas et ceux qui en rêvent. Le magazine n’a pas vocation à être un guide pratique mais à proposer de l’inspiration, de belles images et de beaux reportages avec une dimension pratique, des recettes de cuisine, des bonnes adresses… » + de détails

 
 
Mediapro choisit Amaury média pour commercialiser Téléfoot
Téléfoot sera en régie chez Amaury média jusqu’en 2024, a annoncé Mediapro dans un communiqué. Pour plus 800 millions d’euros la saison, le groupe espagnol a acquis l’essentiel des droits de Ligue 1 et de Ligue 2, soit 80 % des rencontres de la saison. « Avec ce partenariat, Amaury média devient plus que jamais la régie des médias du sport en France, indique Kevin Benharrats, directeur général d’Amaury média. Nos équipes sont à pied d’oeuvre pour le lancement de la commercialisation début juillet. » Au-delà des retransmissions, commentées par le duo Grégoire Margotton et Bixente Lizarazu, la chaîne proposera des magazines et des reportages quotidiens consacrés à la compétition et à l’actualité des clubs. L’abonnement est quant à lui fixé à 25 euros, pour une reprise du championnat programmée le 21 août.

6 éléments-clés à retenir de la nouvelle étude d’audience de la presse
Après trois ans d’étude, et deux ans d’attente depuis la publication de ses derniers résultats d’audience, la presse dispose d’une nouvelle mesure d’audience extrêmement innovante et rupturiste. Baptisée One next, elle a été présentée le 24 juin par l’ACPM, qui s’est entourée pour l’occasion des principaux instituts référents du marché (Kantar, Médiamétrie et le CESP) et de l’Union des marques. Car cette étude, qui a nécessité plusieurs millions d’euros d’investissements, ne se contente pas de livrer la mesure d’audience des marques de presse en tenant compte de tous les supports utilisés, elle donne aussi les consommations de produits des lecteurs et permet de réaliser un médiaplanning multicanal et un médiaplanning presse temporalisé. Enfin, last but not least, « One next permet la mesure du constat de lecture et analyse la relation des lecteurs aux contenus et à la publicité », assure Stéphane Bodier, le directeur général de l’ACPM. Décryptage. + de détails

 
 
Paris turf et Presstalis toujours dans l’expectative
Le tribunal de commerce de Bobigny devrait annoncer le 30 juin le repreneur du groupe Paris turf, placé en redressement judiciaire le 26 mai. L’audience du 22 juin a créé la surprise puisque Xavier Niel, qui ne semblait pas favori dans la course face à l’offre du groupe Riccobono, associé à Mayeul Caire, ancien de Paris turf et fondateur du quotidien Jour de galop, qui avait lui-même déposé une offre dans un premier temps, et Philippe Abreu, Pdg de Turf éditions, a semble-t-il inversé la tendance, au grand dam des salariés, favorables à l’offre concurrente, qui menacent désormais d’une grève.
Le tribunal de commerce de Paris, lui, doit se prononcer, le 1er juillet, sur le plan de reprise de Presstalis présenté le 22 juin par la coopérative des quotidiens, avec le soutien de plusieurs groupes de magazines. Celui-ci prévoit une réduction d’effectifs de 917 salariés à 272, dans le cadre d’une nouvelle structure, baptisée NewCo, qui pourrait débuter ses activités dans la foulée.

Burda accélère son développement en France
Fusion de ses deux entités françaises, lancement de trois magazines, développement des services digitaux payants… Le groupe allemand Burda renforce sa stratégie en France dans l’idée de développer des modèles économiques complets et spécifiques à chaque titre, nous explique son président, Sébastien Petit. Décryptage. + de détails

 
 
Cafeyn tourne la page SFR presse
A peine un mois après l’annonce de l’achat de Milibris (cf. les Clés de la presse du 29 mai), Cafeyn vient de conclure un accord stratégique de distribution avec SFR. « Le groupe Altice ne voulait plus prendre en charge le développement de son kiosque numérique, nous explique Ari Assuied, le président de Cafeyn, mais il souhaite toujours proposer à ses abonnés ce service ». Selon cet accord de distribution, c’est Cafeyn qui sera chargé de le faire avant la fin de l’été. Concrètement, la marque SFR presse va s’arrêter dans les semaines qui viennent pour être remplacée par une offre Presse by Cafeyn. « Les abonnés à SFR presse continueront de bénéficier de leurs avantages avec l'offre Presse by Cafeyn leur donnant accès à un catalogue inchangé de 80 titres de presse, poursuit-il. S'ils souhaitent profiter d'un catalogue enrichi, ils pourront se reporter sur une nouvelle offre Cafeyn proposant plus de 1000 titres ». + de détails

 
 
Le sort de Paris turf devrait être connu le 30 juin
La crise sanitaire et l’arrêt des courses hippiques auront eu raison de Paris turf. Le groupe, propriété à 66,5 % de Jacques-Henri Eyraud, le président de l’Olympique de Marseille, et à 33,5 % de Jean-Claude Seroul, propriétaire de chevaux et fondateur des Editions en direct, l’éditeur de Tiercé magazine, Bilto et Paris courses, a été placé en dressement judiciaire le 26 mai et devrait connaître son nouveau propriétaire le 30 juin. Le 22 juin, le tribunal de commerce de Bobigny a étudié les offres présentées. Certaines concernent l'ensemble du périmètre du groupe (65,6 millions de chiffre d’affaires et 2 millions de résultat opérationnel en 2019), d’autres seulement des parties (la presse hippique, la presse équestre et-ou la prise de paris). + de détails

Le Parisien remplace ses neuf éditions départementales par un cahier unique
La crise a frappé fort au Parisien : lors du confinement, le journal a perdu 30 % de ses recettes. Afin d’enrayer la chute des ventes et poursuivre sa transition numérique, avec un objectif de 200 000 abonnés numériques à cinq ans, la direction du quotidien a pris la décision de supprimer ses neuf éditions départementales pour créer un cahier unique et d’entreprendre un plan de départs non contraints de 30 personnes. + de détails

 
 
Les 5 dispositions gouvernementales en faveur de l’audiovisuel
Le Premier ministre a profité d’une rencontre, le 17 juin, avec dix dirigeants des entreprises de médias audiovisuels publics et privés français, pour rappeler « la place essentielle des médias dans la vie démocratique » et d’évoquer les évolutions législatives et réglementaires attendues du secteur audiovisuel pour accompagner sa modernisation et sa transformation. + de détails

Reworld média solde l’histoire d’un Grazia hebdo papier
Reworld média a officialisé en comité social et économique l’arrêt de la version hebdomadaire de Grazia, après plusieurs semaines de disparition en kiosques en raison du confinement et de la chute des revenus publicitaires. Un « projet » de plan de suppression de postes est en discussion, nous indique-t-on en interne, qui pourrait concerner 31 postes, dont seize à Grazia. La nouvelle stratégie repose sur une parution « trois à quatre fois par an » selon le calendrier de la Fashion week, « plus haut de gamme », avec une pagination augmentée et une production externalisée. Le dispositif numérique est renforcé, à travers des formats vidéo, cinq collections de podcasts sur l’astrologie ou la méditation et des lives « shoppables » sur une plateforme média. Outre l’interaction digitale, Reworld entend miser sur la diversification événementielle et publicitaire, avec des dispositifs de merchandising et de street marketing. A l’issue du changement de propriétaire, plus de la moitié de la rédaction avait fait jouer la clause de cession, une disposition permettant aux journalistes de quitter l’entreprise en cas de cession. En 2019-2020, la diffusion France payée de Grazia s’élevait à 111 845 exemplaires par semaine, en progression de 2,09 % sur un an, mais en baisse de 31 % sur une période de six ans cumulés (source ACPM).

 
 
Photo racheté par Francis Dagnan, propriétaire du studio Harcourt
Le magazine Photo, l’un des titres les plus emblématiques de la scène photographique, a été cédé par la société belge EPMA/SPRL à l’homme d’affaires Francis Dagnan, propriétaire du studio Harcourt. Parmi les pistes de croissances d’Agnès Grégoire, directrice de la rédaction du trimestriel, le renforcement du site, des réseaux sociaux et de la visibilité, par le biais de partenariats, et l’augmentation de la pagination sur le print. La dimension événementielle du titre n’est pas en reste, avec le développement d’expositions et de workshops en projets. Sa stratégie passera également par son concours photo, qui reçoit chaque année plus de 50 000 images, et qui sera davantage parrainé, pour permettre à Photo de conserver son ambition de prescripteur et révélateur de tendances.

 
 
Paris normandie tombe dans l’escarcelle du groupe Rossel
Le groupe Rossel est persévérant. Après avoir échoué, en 2017, à reprendre Paris normandie, l’éditeur de la Voix du nord a cette fois été choisi, le 15 juin, par le tribunal de commerce de Rouen pour la reprise du quotidien de la ville. « Cette acquisition complète la présence du groupe au nord, à l’est et l’ouest de Paris », se félicite-t-il dans un communiqué. Une décision qui a réjoui les salariés du journal, qui n’avaient pas caché leur préférence pour le groupe belge (cf. les Clés de la presse du 9 juin) face à l’offre concurrente d’un autre groupe belge (IPM) associé à l’ancien propriétaire, Jean-Pierre Louvel. « C’est un soulagement mais pas une victoire », a lancé Christophe Mulot, délégué CGT, à la sortie du tribunal. « Le projet est plus pérenne en termes d’emploi », a renchéri Anne Bouchet, du Syndicat national des journalistes (SNJ), malgré les 60 licenciements attendus. + de détails

 
 
Prisma média rebondit sur la période pour reprendre l’innovation
Prisma prépare l’été et la rentrée avec une série de nouvelles formules pour ses magazines Flow, Prima et Femme actuelle. Ces évolutions graphiques et éditoriales s’inscrivent dans une dynamique d’innovation du groupe, qui prévoit de lancer plusieurs titres et services payants et réfléchit à de nouvelles organisations de travail post-confinement. Décryptage avec Pascale Socquet, directrice exécutive des pôles Femmes et Télé du groupe. + de détails

 
 
L’Eléphant junior se lance en trimestriel
Après un premier test en septembre dernier sous la forme d’un hors-série, les éditions Scrinéo poursuivent leur déclinaison de l’Eléphant avec le lancement du trimestriel l’Eléphant junior. Cette revue de culture générale s’adresse aux 9-13 ans sur un rythme de six numéros par an (quatre numéros principaux et deux hors-séries de jeux de vacances), avec 64 pages consacrées à des jeux, des énigmes, des débats citoyens et une grande bande dessinée de douze pages. « L’Eléphant junior s’inscrit dans la même logique que l’Eléphant : un magazine de culture générale et de mémorisation, sans publicité, avec une vraie mission pédagogique », résume Jean-Paul Arif, fondateur de la revue et directeur des éditions Scrinéo. Au sommaire du premier numéro : un dossier dans la tête du cheval, une rencontre avec l’animateur Jamy et un débat sur la reconnaissance des vraies ou fausses infos. + de détails

Le projet de fusion entre la Recherche et Sciences et avenir ne fait pas l’unanimité
Près de 200 scientifiques, dont des prix Nobel, ont signé une pétition (sur Change.org) pour soutenir la rédaction de la Recherche, qui s’oppose à un projet de fusion avec Sciences et avenir. Les deux magazines, qui appartiennent à Claude Perdriel, également propriétaire de Challenges, de l’Histoire et d’Historia, seraient appelés à fusionner
pour créer « le grand journal des sciences français ». Selon un projet présenté fin avril en CSE, l’objectif est de créer un mensuel scientifique unique, baptisé Sciences et avenir-la Recherche, avec un site Web unique et un magazine trimestriel, la Recherche-les Essentiels du XXIe siècle. « Si ce projet répond à une logique, celle-ci est purement économique et en aucun cas éditoriale, assure la rédaction de la Recherche. Certes, le groupe Perdriel dans son ensemble connaît actuellement des difficultés, mais il nous semble, particulièrement dans la période actuelle, que le domaine scientifique ne devrait pas servir de variable d’ajustement ».
 
 
 
Denis Olivennes à la direction générale de Libération
Une casquette de plus dans les médias pour Denis Olivennes. L’ancien patron de Canal+, du Nouvel obs, de Lagardère active, puis président de CMI France, a été nommé directeur général et cogérant du journal Libération, en remplacement de Clément Delpirou selon une information dévoilée par l’AFP. Il arrive à la tête du quotidien au moment où celui-ci quitte le giron du groupe Altice France pour être transféré dans un fonds de dotation pour la presse (cf. les Clés de la presse du 15 mai). Patrick Drahi, le Pdg du groupe Altice, a prévu de doter ce fonds d’une soixantaine de millions d’euros afin d’éponger les pertes passées cumulées qui s’élèvent entre 40 et 45 millions d’euros et d’assurer la trésorerie nécessaire pour tenir quelques années.
 
 
 
CMI France affiche ses ambitions avec B-Smart
B-Smart, la nouvelle chaîne des petits et grands patrons, fera sa première apparition sur les box à compter du 16 juin et sera distribuée en digitalfirst sur une multitude de canaux. Pour tenir la distance, la direction compte sur des partenariats de marque, via du sponsoring de programmes, et des synergies avec le co-actionnaire, expliquent Claire Léost, directrice générale de CMI France, et Stéphane Soumier, président de B-Smart. Analyse. + de détails

Les convictions de Cédric Dugardin,Pdg de Presstalis
Auditionné le 10 juin par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Cédric Dugardin, le Pdg de Presstalis, a rappelé la situation qu’il avait trouvé à son arrivée en février dernier, et les raisons qui l’ont poussées à la procédure de liquidation judiciaire du 15 mai. Il a aussi essayé de convaincre les députés de la pertinence de sa stratégie à court et moyen terme, sans masquer les difficultés rencontrées par le réseau de vente au numéro ces dernières semaines. Verbatim. + de détails

 
    
Les salariés de Paris normandie espèrent une reprise par Rossel
Le tribunal de commerce de Rouen examine, le 9 juin, les offres de rachat de Paris normandie, placé le 21 avril en liquidation judiciaire. Dans un communiqué publié le 6 juin, les élus du CSE du journal affirment que les salariés ont voté, à une large majorité, pour la proposition du groupe Rossel, propriétaire de la Voix du nord, jugée « de loin la plus sérieuse et la plus pérenne ». Le groupe belge apporterait 3 millions d'euros en capital et promettrait un investissement de 2,8 millions d'euros sur trois ans, et reprendrait 145 salariés du journal sur 203, dont 85 des 96 journalistes en CDI. L’autre offre émane de NP holding, détenu à 51% par un autre groupe belge, IPM (La Libre Belgique), et à 49% par Fininco (holding de Jean-Louis Louvel, propriétaire actuel de plus de 90% du journal). « Le principal point d'achoppement de la proposition d'IPM est l'association à notre actionnaire Jean-Louis Louvel, qui a décidé de nous abandonner et de demander le placement de notre entreprise en cessation de paiement », soulignent les élus du CSE.

« La Tribune n'est pas un supermarché de l’info, mais un magasin sélectif »
La Tribune reprend son rythme de croisière avec un dispositif mêlant retour du print et de l'événementiel, poursuite des formats vidéo, suivi des municipales... Le média économique entend jouer un rôle actif dans la relance des entreprises, en décryptant les enjeux de chaque secteur avec un intérêt marqué pour les régions et la décentralisation, nous explique son président, Jean-Christophe Tortora. Entretien. + de détails

 
 
Le Parisien planche sur un nouveau projet global de transformation numérique
Dans un contexte économique sans précédent, la direction du Parisien a annoncé, le 8 juin, la création d’un « nouveau projet global » visant à accélérer la transformation numérique du journal. Ce plan intervient après plusieurs semaines de confinement désastreuses pour l’équilibre économique du quotidien, victime d'une chute drastique de son chiffre d’affaires publicitaires et d’une forte baisse des ventes en kiosques. Si le doublement des abonnés numériques est un motif de satisfaction, il ne saurait compenser le recul des revenus issus du print. « C'est pourquoi écrire une nouvelle page de son histoire passe par une transformation beaucoup plus profonde et rapide », explique Sophie Gourmelen, directrice générale du journal, dans un communiqué. Les contours de ce plan seront présentés au comité social et économique et feront l’objet d’une « large » concertation à partir du 16 juin. + de détails
 
 
 
Pourquoi Reworld média lance une nouvelle déclinaison de Dr good
Reworld média continue d'exploiter le filon de Dr Good, en partenariat avec Michel Cymès et Webedia, à travers le lancement d'un hors-série de 100 pages (5,95 euros) consacré aux animaux de compagnie. Dr Good véto, en kiosques le 4 juin, se positionne sur la presse bien-être et santé des chats et des chiens, avec un ton ludique et positif, nous explique Charlotte Mignerey, directrice adjointe aux activités presse du pôle femmes, santé seniors et loisirs. Entretien. + de détails

 
 
Le Monde et les Echos, seuls quotidiens en progression en avril
Le mois d’avril a lourdement frappé la diffusion de la presse quotidienne, en raison du confinement, de la fermeture des points de vente et l’arrêt des transports. Dans ce contexte de crise, la diffusion France payée des principaux titres accuse, selon l'ACPM, un recul de 5,98 %, avec des chutes très marquées pour Aujourd’hui en France (-30,18 %), l’Equipe (-27,07 %) et le Parisien (-9,70 %). Seuls deux quotidiens sont en progression, le Monde (+11,74 %, à 357 094 exemplaires), et les Echos (+4,21%, à 136 760 exemplaires).
Côté numérique, la tendance s’inverse, les sites enregistrent des augmentations record, à commencer par Libération (+138,21%), le Monde (+102,91%), Ouest-France (+96,68%), les Echos (+99,29 %) et la Croix (+99,62 %). Les applications ont également profité de la situation, avec des hausses enregistrées aux Echos (+195,12%), au Monde (+84,47%) et Ouest-France (+74,05%). L’arrêt des compétitions sportives a fortement impacté l’Equipe, dont la fréquentation sur le site a diminué de moitié, celle de l’application étant en baisse de 63,18 %.

 
 
TF1 et Mediapro s’associent pour créer la chaîne Téléfoot
Le groupe Mediapro, principal diffuseur de la Ligue 1 pour les quatre prochaines saisons, a noué un partenariat avec TF1 dans le cadre du lancement de la chaîne payante Téléfoot. A compter du mois d’août, cette nouvelle chaîne diffusera 80 % des rencontres du championnat, dont les dix affiches phares et huit matchs de Ligue 2, des magazines, des éclairages avec des consultants… A noter que la date officielle de reprise des matchs n’a pas encore été arrêtée, Covid oblige. Ce partenariat entre le groupe espagnol et TF1 permet à Mediapro d’intégrer le paysage TV français en s’évitant la coûteuse responsabilité de créer ex-nihilo une nouvelle chaîne, Téléfoot étant à fois liée à un diffuseur puissant et à une émission référente des fans de ballon rond. Le prix de l’abonnement s’élèvera à 25 euros par mois. Ce partenariat marque par la même occasion le retour de Grégoire Margotton aux commentaires de la Ligue 1, après avoir quitté Canal+ pour commenter exclusivement les rencontres de l’équipe de France sur TF1, avec son acolyte Bixente Lizarazu. Pour autant, il n’est pas question que TF1 diffuse gratuitement ces matchs, la télévision gratuite n’en ayant pas les droits. Reste à Mediapro de nouer des contrats avec des distributeurs, parmi lesquels devraient se trouver Bouygues telecom, SFR ou Orange.
 
Pourquoi So press et Ulule lancent un nouveau magazine
So press lance le 4 juin son nouveau magazine So good, consacré à celles et ceux qui oeuvrent pour un monde plus durable et responsable. Ce trimestriel, réalisé par les journalistes du groupe, s’appuie depuis l’origine sur un partenariat avec Ulule, dont la campagne de financement participatif a permis de recruter 14 000 pré-abonnés, nous explique Hélène Coutard, rédactrice en chef de So good. Entretien. + de détails

 
 
Voici attaque le déconfinement avec une nouvelle formule
Après avoir basculé en mensuel son magazine people, le groupe Prisma a relancé Voici en kiosques dans son rythme hebdomadaire habituel le 7 mai. Ce retour à la normale se poursuit le 19 juin avec le lancement d’une nouvelle formule, dont les contours précis sont encore tenus secrets. Plus moderne, ludique, avec un ton humoristique réaffirmé, le magazine people continuera de revendiquer une ligne éditoriale de plaisir, de mode, de beauté et de légèreté. Nouveauté à retenir de ce lancement : une nouvelle rubrique de « story », racontant les coulisses d’un grand événement de manière plus rédigée et approfondie, en complément de contenus plus courts, rapides et illustrés. « L’idée est d’accompagner les lecteurs toute la semaine, avec des temps de lecture différents, ce que nous ne faisions pas avant en dehors des dossiers de couverture en trois pages maximum, nous dévoile Marion Alombert, rédactrice en chef de Voici depuis près de dix ans. En plus d’une lecture à picorer, nous souhaitons proposer du temps plus long, de l’actualité plus froide, afin de développer une offre éditoriale complète. » Cette nouvelle formule a bien sûr pour but… + de détails
 
Kantar tire le bilan publicitaire de la crise dans les médias
Kantar a présenté, le 28 mai, un bilan détaillé de l’évolution du marché publicitaire depuis le début du confinement. Sur le plan quantitatif, mais aussi d’un point de vue qualitatif, avec une analyse des secteurs qui ont profité de l’occasion pour investir dans les médias. Décryptage. + de détails

 
 
Pourquoi Cafeyn reprend Milibris auprès du groupe Altice
Moins de trois ans après sa reprise par le groupe Altice, Milibris a de nouveau changé de main. « Je peux vous confirmer l’acquisition, la semaine dernière, de Milibris, qui devient l’une des filiales de Cafeyn », nous a assuré son président, Ari Assuied, à la suite de la publication de l’information dans le Figaro du 26 mai. En revanche, aucune confirmation de sa part concernant une éventuelle reprise du kiosque SFR presse, comme le laissait entendre le journal. « Pour nous, cette opération permet de compléter notre gamme de services auprès des éditeurs, et de disposer d’une équipe technique expérimentée, très complémentaire de la nôtre, poursuit-il. Milibris va aussi nous permettre d’accroître notre positionnement dans la chaîne de valeurs de la presse et d’accélérer notre développement international, notamment en Amérique du nord, grâce à sa présence au Canada ».

 
 
La distribution de la presse « dans une impasse » et « en plein chaos »
La distribution de la presse reste toujours fortement perturbée, deux semaines après la liquidation judiciaire, sans poursuite d’activités, des SAD et des dépôts Soprocom. « C’est le chaos total », estime un dirigeant syndical, même si Presstalis et MLP commencent tout juste à mettre en place chacun un plan de secours, sans aucune concertation. « Il n’y a pas de discussion globale entre les différents acteurs du marché », déplore-t-il. C’est notamment le cas sur la réaffectation des mandats des SAD, où l’administrateur judiciaire se contente de discussions en gré à gré, sans beaucoup de visibilité. Résultat, les quotidiens nationaux ne sont quasiment plus distribués sur le territoire depuis près de trois semaines, ou arrivent chez les marchands de journaux au compte-goutte selon les jours. « Nous sommes dans une impasse, a reconnu, le 28 mai, Arnaud Ayrolles, le président de Nap, qui chapeaute le réseau des Maisons de la presse partout en France, sur l’antenne de BFM business. Paradoxalement, nos 1350 enseignes indépendantes ont plutôt bien résisté à la crise sanitaire, mais celle de Presstalis nous fragilise dramatiquement ». Pour lui, le réseau de points de vente (22 000 aujourd’hui) pourrait baisser de 10% cette année, « le double de ce que l’on vit depuis plusieurs années ».

Paris turf en redressement judiciaire
Le groupe Paris turf a été placé en redressement judiciaire, le 26 mai, par le tribunal de commerce de Bobigny, qui se prononcera sur sa reprise le 22 juin. Le groupe, qui édite une dizaine de titres et emploie 250 personnes, a pâti de l'arrêt des courses pour cause du coronavirus, qui l'a obligé à suspendre l'impression de ses journaux. Le redressement judiciaire s'inscrit dans le cadre d'un processus de cession préétablie, qui permet d'accélérer le calendrier en arrivant devant la justice avec déjà plusieurs projets de reprise. Quatre offres de reprise ont été déposées, et d'autres pourront être proposées jusqu'au 14 juin. Selon l’AFP, deux offres concernent l'ensemble du périmètre du groupe, et deux autres des parties (une pour la partie presse, une autre pour la partie opérateur de prise de paris). « Cinq autres marques d'intérêt auraient été enregistrées entre le 12 et le 19 mai, dont deux pour un périmètre global et une circonscrite au pôle équitation (Cheval magazine et Cheval pratique) », précise le syndicat SGJ-FO dans un communiqué.

 
 
Le réseau de distribution de la presse au bord de la rupture
Il fallait s’y attendre, la dissolution, le 15 mai des SAD et de Soprocom a totalement perturbé la distribution de la presse. Pour les marchands de presse jusque-là distribués par les filiales de dépôts de Presstalis, la sanction a été immédiate : pas d’approvisionnement. Et cela concerne près de 7000 d’entre eux (sur un total de 22 000 en France), sur des zones allant d'Ajaccio à Lille en passant par Bordeaux, Toulouse, Rennes, Nancy, Lille, Lyon et Marseille. Si un plan de secours a été mis en place au bout de quelques jours, il excluait les agglomérations de Marseille et Lyon, les plus importantes en volume après la région parisienne. A cela s’ajoutent les actions de la CGT du Livre des SAD, qui bloquent toute la distribution au nom de la défense des 500 salariés concernés. « Les conséquences sont catastrophiques pour nos commerces, s’alarme Daniel Panetto, le président de Culture presse, qui a alerté tous les acteurs de la filière. Il me semble que l’objectif commun de la filière est de sauver la presse au numéro. Mais sans marchands en bout de chaine, celle-ci n’aura plus de raison d’être ». + de détails
 
Les salariés du Nouveau magazine littéraire vent debout contre le projet de cession
Les élus du personnel du Nouveau magazine littéraire ont réclamé, la semaine dernière, à leur actionnaire (le groupe de Claude Perdriel), des garanties sur les emplois, au moment où ce dernier s’apprête à céder le titre à Jean-Jacques Augier et Stéphane Chabenat, les propriétaires de Lire, qui veulent fusionner les deux mensuels au sein d'une seule publication. Les représentants du personnel reprochent au groupe, selon un texte que l'AFP a pu consulter, de vouloir mener à bien la procédure d'information-consultation relative à cette cession, alors même que le CSE a lancé un recours auprès du Tribunal judiciaire de Paris pour obtenir des documents et réponses à une série de questions. Une autre instance du personnel a d'ailleurs été convoquée cette semaine pour se prononcer sur le projet, alors même qu'une date d'audience n'a pas encore été fixée par le tribunal.

Les trois offres de reprise de Paris normandie connues cette semaine
Trois offres ont été déposées, le 22 mai, pour une reprise de Paris normandie, placé le 21 avril en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité. Il s’agit du groupe belge Rossel, déjà propriétaire de la Voix du nord ; d’un autre groupe belge, NP holding/IPM, l’éditeur de la Libre Belgique, qui serait soutenu par l’actuel directeur général de Paris normandie ; et du groupe 1 Healthmedia, un éditeur de presse médicale. Les offres seront détaillées cette semaine aux élus du personnel, et « le tribunal devra statuer au plus tôt dans les quinze jours », précise le comité social et économique (CSE) du journal dans un communiqué.
 
Des perspectives publicitaires peu encourageantes pour 2020
Le 20 mars dernier, quelques jours à peine après le début du confinement, les perspectives publicitaires étaient encore encourageantes. Dans leur bilan 2019 du Bump, l'Irep, Kantar et France pub anticipaient une légère croissance de 1% du marché de la communication pour 2020. Mais la crise sanitaire est passée par là, et les mêmes ont annoncé, le 15 mai, sur la base des données du premier trimestre (où les recettes publicitaires nettes des médias ont reculé de 12,6%, à 1,704 milliard d »’euros), un recul des recettes de 23% « sous réserve de la réouverture quasi complète de l’économie en septembre », soulignent-ils. Pourtant, si l’on en croît le baromètre de l’Union des marques, publié hier 18 mai, 56 % des marques envisagent de maintenir, voire d’augmenter, leurs prises de paroles sur la période mai/septembre par rapport à mars/avril, quand 70 % d’entre elles les avaient baissées de manière significative pendant le confinement. Décryptage. + de détails

 
 
 
Le Centre européen de journalisme soutient financièrement 4 médias locaux français
Le Centre européen de journalisme a versé à 57 médias une subvention en lien avec son Fonds d’urgence Covid-19, en partenariat avec le Facebook journalism project. Cette dotation de 3 millions de dollars a été divisée en plusieurs enveloppes dédiées à des organismes de presse indépendants touchés par la crise sanitaire. Quatre pure-players français ont reçu entre 10 000 et 25 000 euros : Rue89 Strasbourg, Saphir mediation, 94 citoyens et Mediacoop. Ces sommes doivent permettre de maintenir le versements des salaires et le règlement des loyers, tout en assurant aux entreprises une trésorerie afin de maintenir les collaborations des pigistes et la poursuite des activités de diversification, notamment événementielles. Près de 1 000 candidatures ont été envoyées pour percevoir ce fonds d’urgence, qui sera suivi dans les prochaines semaines de deux nouvelles vagues de subventions pour les organismes de presse et les journalistes freelances (le fonds d’engagement et le fonds d’innovation).

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L’événement
Le classement des 40 premiers éditeurs de presse en France
Notre traditionnel classement des éditeurs de presse connaît chaque année de gros bouleversements. Ce millésime n’échappe pas à la règle, avec un nouveau leader et de nouveaux entrants.

L’entretien
Jean-Clément Texier, président de la Compagnie financière de communication.

Une nouvelle hiérarchie
- Le Figaro au sommet
- Le défi des groupes Sipa-Ouest France et Ebra

Les nouveaux entrants
La stratégie de Reworld média
Le feuilleton aura duré plus d’un an, mais Reworld média a définitivement bouclé, le 31 juillet dernier, le rachat des activités françaises de Mondadori. Il est désormais le premier groupe de presse magazine français. Entretien avec son Pdg, Pascal Chevalier.

CMI France entre dans l’arène
L’année 2019 a été marquée par la finalisation, le 14 février, de la cession de l’essentiel des titres de presse du groupe Lagardère à Daniel Kretinsky. Ce qui a entraîné la création de CMI France. Entretien avec sa directrice générale, Claire Léost.

Stratégie d’éditeurs
- Marie Claire mise sur l’éducation
- Bayard croit toujours au papier
- Le Monde résolument numérique
- La transformation digitale des Echos-le Parisien
- La vidéo, moteur de 20 minutes
- La Voix du nord se veut utile pour sa région
- La stratégie digitale de Rossel

Le reportage
Dis, comment on fabrique l’info
Une classe de Première ES d’un lycéen calaisien s’est immergée dans plusieurs rédactions, pour découvrir les coulisses d’une chaîne de télévision, d’un quotidien et d’un site d’investigation.
 
 
 

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