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A la Une

La diffusion de la presse magazine en berne au 1er trimestre

La situation est toujours difficile pour la presse magazine sur le plan de l’évolution de sa diffusion. Selon les déclarations déposées trimestrielles publiées hier, 25 avril, par l’ACPM, seuls trois titres (sur les 31 magazines qui jouent le jeu) ont connu une croissance de leur diffusion France payée au premier trimestre (par rapport au premier trimestre 2018). Il s’agit de M le magazine du Monde (+10,06%, à 300 414 exemplaires), de Madame Figaro (+2,02%, à 400 589 exemplaires) et du Figaro magazine (+1,93%, à 382 944 exemplaires). Ce qui conforte la stratégie des groupes le Monde et Figaro, dont les quotidiens sont également en bonne santé. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si Courrier international (propriété du groupe le Monde) s’en sort plutôt bien avec une diffusion à peu près stable (-0,39%, à 156 237 exemplaires). + de détails

Le groupe Bauer négocie le rachat de Télécâble sat hebdo
Le groupe Hommell s’apprête à se séparer de l’un de ses fleurons, Télécâble sat hebdo, un hebdo TV dont la diffusion France payée (486 138 exemplaires en 2018 selon l’ACPM) est assez stable dans le temps (elle était de 513 500 exemplaires en 2015). Bauer média group, l’un des principaux groupes de presse allemand, qui édite en France l’hebdomadaire Maxi et ses déclinaisons dans le jeu, a cuisine ou l’astrologie, est entré en négociation exclusive avec le groupe Hommell pour l’acquisition de l’hebdo TV. « Cette opération nous permettrait d’étoffer notre portefeuille et de consolider de façon significative notre position sur le marché français », estime Nicolas Sauzay, CEO de Bauer média France, dans un communiqué. Avec 11 magazines TV sur le seul marché allemand, dont le leader, TV14, est encore diffusé à 2,35 millions d’exemplaires, le groupe Bauer dispose d’un grand savoir-faire en matière de presse TV.

 
 
Marc-Olivier Fogiel quitte RTL pour diriger BFM TV
La rumeur bruissait depuis plusieurs jours et c’est désormais officiel. A compter de juillet prochain, Marc-Olivier Fogiel sera le nouveau directeur général de BFM TV. Le journaliste, actuellement aux manettes d’RTL soir, prend la succession d’Hervé Béroud. Ce dernier devient directeur général délégué d’Altice média, en charge de l’information et du sport du pôle audiovisuel. Dès la rentrée prochaine, Thomas Sotto le remplacera à la tête de cette case stratégique, troisième tranche d’info après la matinale et le 13 heures. Si l’ancien matinalier d’Europe 1 conserve ses activités sur France 2, en tant que co-animateur de l’Emission politique et joker de Laurent Delahousse au 20 heures, Marc-Olivier Fogiel ne présentera plus le Divan sur France 3. « En acceptant ce poste de management, je tourne donc la page de ma présence à l’antenne, il n’y a aucune ambiguïté la-dessus, a déclaré le journaliste au Figaro. A la tête de BFM TV, je m’inscrirai dans sa continuité et je vais mettre tout en œuvre pour apporter du liant, fédérer les gens et donner du plaisir à couvrir cette actualité en continu. » Ce départ est un nouveau coup dur pour RTL, qui vient de perdre le titre de première radio de France au profit de France inter.

 
 
France télévisions décroche les droits des JO 2024
Après Tokyo 2020, France télévisions devient le diffuseur exclusif en clair des Jeux olympiques de 2022 à Beijing et 2024 à Paris. Le groupe audiovisuel public proposera en direct les compétitions sur France 2, France 3, 1ère pour les Outremers, et une chaîne numérique sera créée pour toucher un plus large public, sur le site de FranceTVsport. Eurosport reste le co-diffuseur sur la télévision payante. « Succès majeur pour le #servicepublic », s’est félicitée Delphine Ernotte, patronne de France télévisions, sur Twitter. L'ensemble des compétitions seront retransmises en direct et par extrait dans les rendez-vous d'informations des antennes publiques. Le groupe américain Discovery, détenteur des droits mondiaux des Jeux et maison-mère d’Eurosport, rétrocède donc les droits de diffusion au groupe français pour une somme qui n’a pas été communiquée. Le directeur général de Discovery France, Julien Bergeaud, comparait le montant des droits de Paris 2024 à une Coupe du monde de football, dans un entretien au Figaro. Pour info, TF1 a déboursé 130 millions d'euros pour le dernier Mondial, tandis que le groupe public avait dépensé 50 millions pour les droits de diffusion des Jeux de Rio en 2016.
 
Les médias se mettent à l’heure européenne
Délocalisation, podcasts, débats ou encore événements publics... Les rédactions presse, radio et TV ont mis sur pied des dispositifs ad-hoc pour couvrir les élections européennes de manière interactive et pédagogique. C’est ce qui ressort de l’enquête des Clés de la presse à un peu moins d’un mois du vote. Passage en revue de quelques initiatives marquantes. + de détails

 
 
« Actu.fr doit devenir le premier opérateur national de l’information hyperlocale »
Publihebdos vient de signer un accord de partenariat avec le groupe Metropolitain, un éditeur de médias de proximité de Montpellier, notamment le site Web d’informations e-Metropolitain, pour que ce dernier intègre, à compter du 29 avril, le site Actu.fr, le portail de la filiale de presse hebdomadaire régionale de Sipa-Ouest France. « C’est le premier partenariat de ce type qui doit nous permettre de devenir l’opérateur national de l’information hyperlocale », nous explique Francis Gaunand, le président du directoire de Publihebdos. Entretien. + de détails

 
 
Mondadori donne son aval à la cession de ses activités françaises
Le groupe italien Mondadori a donné, le 19 avril, son accord à la cession de ses activités françaises à Reworld média, sur les bases de l’offre d’achat annoncée le 18 février dernier, pour un montant de l’ordre de 70 millions d'euros. Le montage financier, complexe, fait appel à du crédit vendeur (pour 10 millions d'euros), un financement par la dette et une recapitalisation de Reworld média à hauteur de 93,3 millions d'euros. Au passage, l’éditeur italien va acquérir 8 à 10% du capital de Reworld média. Pour que l’opération soit définitive, l’accord doit désormais recevoir l'aval de l'Autorité de la concurrence, mais aussi l'approbation par les actionnaires de Reworld média de l'apport des 93,3 millions d'euros, et l'octroi au groupe du financement sous forme de dette.

Comment la Revue du vin de France cherche à « se réinventer »
Les lecteurs de la Revue du vin de France vont découvrir, le 24 avril, un magazine réinventé, avec une maquette plus dynamique, mais surtout un contenu revu et corrigé. « Nous allons privilégier une approche plus culturelle du vin, avec une couverture plus complète de l’environnement du vin pour continuer à répondre aux attentes de nos lecteurs », explique-t-on au sein du groupe Marie Claire. Partant du principe que 70% des lecteurs du magazine sont des amateurs éclairés en quête de repères et d’informations pour choisir les meilleurs vins, et que 86% déclarent acheter des vins conseillés par la rédaction, la nouvelle formule a pour but « d’offrir un équilibre plus important entre dégustations prestiges et dégustations découverte, avec une signalétique plus claire des vins biologiques, biodynamiques et nature, et fait une plus grande place à l’art de vivre et à la culture du vin ». Le groupe Marie Claire espère ainsi étendre l’audience du magazine qui revendique une diffusion de 45 000 exemplaires par mois, dont 20 000 abonnés, et une communauté de 300 000 visiteurs uniques par mois.
 
 
 
Comment les médias se sont mobilisés pour Notre-Dame
Ce lundi, la capitale et la France entière assistaient à l'incendie de la cathédrale de Notre-Dame. Les rédactions se préparaient alors à l'allocution du président de la République Emmanuel Macron. Un téléscopage d'actualité qui a permis aux rédactions renforcées de se mobiliser rapidement pour couvrir l'événement en direct. Plusieurs médias ont également lancé des initiatives pour lever des fonds destinés à reconstruire le monument. Retour sur une semaine de mobilisation dans la presse, la radio et la télévision. Enquête. + de détails

 
  
Femme actuelle senior magazine de l’année
D’un demi-échec, Prisma média en a fait un succès. Lancé à l’origine sous la marque Serengo, le magazine senior du groupe présidé par Rolf Heinz a eu du mal à démarrer. Quand il a changé de nom pour devenir Femme actuelle senior en avril 2018, il a vu sa diffusion doubler d’un seul coup (à 114 246 exemplaires de diffusion France payée en 2018, selon l’ACPM) et il a même reçu, le 18 avril, le prix du magazine de l’année, décerné par le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) en partenariat avec Relay. « Bravo pour ce choix courageux d’assumer de s’adresser aux seniors, qui tranche avec le jeunisme ambiant, s’est enthousiasmé Mercedes Erra, la présidente du jury. Et vous avez trouvé un ton authentique pour parler à votre cible ». « Nous avons effectivement opté d’emblée pour un concept valorisant pour les femmes de plus de 50 ans, lui a répondu Anne Gillet, la rédactrice en chef du journal, en nous appuyant sur la puissance, la notoriété et l’image de marque de Femme actuelle ». + de détails

 
 
L’Obs reprend l’offensive sur tous les terrains
Les kiosques se raréfient, la distribution coûte cher et les invendus se multiplient dans les points de vente. Cette crise structurelle de la presse papier pousse les éditeurs, notamment les news magazines, à repenser leur modèle de distribution et leurs relations avec leurs lecteurs. A l'Obs, l'avenir passe par la diversification et l'accélération numérique, nous détaille Dominique Nora, directrice de la rédaction. + de détails

Catherine Sinet lance le premier « mensuel féminin satirique »
Il y avait Siné mensuel, il y a aussi Siné madame. Catherine Sinet, directrice de la publication du mensuel satirique, a lancé le 17 avril un magazine (quasi) exclusivement réalisé par des femmes. Son constat : la presse féminine ne fait pas rire et le dessin de presse manque sérieusement de femmes. En kiosque chaque troisième mercredi du mois au prix de 2,30 €, Siné madame réunit une vingtaine de journalistes, illustratrices et écrivaines de tous horizons et origines, «toutes payées au même tarif !», nous précise Catherine Sinet. La rédaction représente six nationalités, avec notamment la chroniqueuse belge de France inter Charline Vanhoenacker, les illustratrices suisse et tunisienne Albertine et Willis from Tunis, ou encore l’actrice italienne Serena Reinaldi. « L’idée était de faire un magazine sociétal drôle, décalé, qui ne simule pas mais stimule, s’enthousiasme Catherine Sinet. La périodicité mensuelle, sans publicité, laisse le temps de réfléchir et de traiter des sujets originaux, sans devoir être accros à l’actualité. »
Ce premier numéro, tiré à 90 000 exemplaires, traitera en huit pages grand format des secrets illustrés du clitoris, de l’andropause, de la féminisation du français ou encore de gels orgasmiques. Objectif de vente : 50 000 exemplaires. La distribution est assurée par MLP dans tous les kiosques en France. « Même si les abonnements pérennisent la diffusion, j’aime beaucoup les kiosquiers, ajoute Catherine Sinet. Les versions numériques, en PDF, sont accessibles au même prix sur le site Internet, pour ceux qui ne peuvent pas se rendre en points de vente. » La diffusion de Siné mensuel, créé en avril 2010 après l'arrêt de Siné hebdo, comptabilise entre 15 et 20 000 ventes par mois, dont 3 000 par abonnement. + de détails

Les réformes, c’est maintenant
Après le temps de la réflexion et de la préparation, l’heure est au lancement des réformes dans le secteur de la communication et des médias. Le début de la semaine a ainsi été marqué par l’adoption, en première lecture, du projet de loi de Bruno Le Maire sur la taxation des Gafa, puis la présentation en conseil des ministres du projet de réforme du système de distribution de la presse. Au même moment, l’Alliance de la presse d’information générale a présenté son projet de plan de filière pour les cinq prochaines années ; Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, a prôné pour une suppression de la redevance TV ; et les députés vont être sollicités pour une transposition dans le droit français de la directive européenne sur les droits d’auteur. Décryptage. + de détails

 
 
« Les jeunes ne boudent pas le papier »
Le pôle infotainment du groupe Mondadori poursuit sa stratégie de diversification autour du lancement de nouveaux concepts de magazines, consacrés à des influenceurs ou des licences TV, qui lui a permis d’engranger 2 millions d’euros de marge brute au cours des trois dernières années. Après l’Atelier de Roxane, dont les deux premiers numéros avaient été vendus à plus de 40 000 exemplaires, Juste Zoé a été mis en place le 4 avril à 50 000 exemplaires, et le 3ème numéro de Swan et Néo est prévu pour l’été. Parallèlement, le groupe lance le magazine officiel de l’émission Affaire conclue et prépare la sortie, pour l’été, d’un Slam junior et d’un nouveau Ford Boyard. Et ce n’est pas fini : « mon travail consiste justement à identifier de nouveaux influenceurs, ou de nouvelles thématiques, même en matière d’édition, puis d’imaginer de nouveaux magazines », nous explique Nathalie Viard, directrice marketing et business développement chez Mondadori France. Entretien. + de détails

 
 
Télérama s’attaque à son chantier numérique
Télérama s’est longtemps contenté d’une présence minimale sur le numérique. Il faut dire qu’avec 68 millions d’euros de chiffre d’affaires et plus de 10 millions de résultat en 2018, l’hebdo papier a encore fière allure. Mais le groupe le Monde a fait du développement digital de ses marques une priorité. Télérama prend donc le taureau par les cornes, avec de fortes ambitions : 100 000 abonnés numériques dans les cinq ans. Décryptage. + de détails

 
 
 
Avec sa nouvelle formule, la Vie propose un journalisme porteur d’espoir
« L’Eglise catholique est profondément ébranlée. L’ensemble de la société française est fracturé. Mais se donne-t-on vraiment la peine de voir le monde autrement qu’en négatif ? N’est-ce pas aussi le rôle des médias ? » Dans l’édito du numéro de la nouvelle formule, le 4 avril, Jean-Pierre Denis, le directeur de la rédaction de la Vie, explique pourquoi l’hebdo catholique du groupe le Monde a décidé de changer, et la direction vers laquelle il souhaite s’engager. « Cette nouvelle formule a été conçue à partir des échanges et rencontres que nous avons avec nos lecteurs, poursuit-il. Ils nous disent apprécier le message positif, les encouragements, le regard bienveillant. Nous en sommes convaincus : plus les temps sont incertains, plus notre magazine doit soutenir ceux qui œuvrent pour le bien commun ».
C’est pourquoi la Vie se positionne désormais comme le pionnier d’un journalisme d’espoir, avec « une approche plus positive, avec plus de profondeur, plus de services et d’échanges ». Ce qui se traduit concrètement par trois innovations principales : la création d’un cahier espérance, une priorité donnée à l’approfondissement et aux formats narratifs, et le renforcement d’un cahier d’idées et de débats « plus loin que l’actualité », où experts et lecteurs seront mis à contribution. Parmi les autres nouveautés, les lecteurs du magazine ont droit à un guide week-end, avec des pages culture et loisirs enrichies, et un guide télé qui s’ouvre au replay, aux séries, aux podcasts. Le groupe le Monde espère ainsi enrayer la baisse de la diffusion France payée, passée selon l’ACPM de 97 558 exemplaires en 2014 à 79 077 exemplaires l’an dernier, avec une baisse de 5,7% par rapport à 2017. + de détails

Comment les Echos repense son expérience numérique
Le changement est profond et aura nécessité dix-huit mois de travail, « en repartant d’une feuille blanche », dixit Béatrice Lajouanie, la directrice générale des Echos. Toute la plateforme technique a été réinventée pour proposer, depuis le 2 avril, « une nouvelle expérience digitale » à travers un nouveau site, ou plutôt deux : l’un pour les prospects, l’autre pour les abonnés. Les objectifs : développer le portefeuille d’abonnés numériques et séduire de nouveaux annonceurs pour accroître les recettes publicitaires de la marque. Explications. + de détails

 
 
A 110 ans, Historia décline sa marque tous azimuts
Pour un magazine plus que centenaire (la marque fête ses 110 ans ce mois-ci), Historia se porte plutôt bien. En 2018, sa diffusion France payée a progressé, selon l’ACPM, de 2,09%, à 54 975 exemplaires. Si les abonnements sont restés stables, la vente au numéro a bondi de 17,22%, et les recettes publicitaires de près de 50%. Le résultat d’une mue entamée par une nouvelle formule il y a trois ans et une volonté du groupe Challenges d’élargir son traitement éditorial à de nouveaux secteurs et de multiplier les partenariats. Décryptage. + de détails

Le Figaro repense TV magazine pour séduire de nouveaux annonceurs
Les 11 millions de lecteurs de TV magazine découvrent cette semaine un nouveau magazine, sur la forme comme sur le fond. Diffusé à 4,3 millions d’exemplaires avec le Figaro et la presse quotidienne régionale, ce supplément TV hebdomadaire étoffe sa pagination pour proposer davantage de recommandations et s’ouvrir à de nouvelles thématiques. Les grilles de programmes ont également été revues et présentées à la fin du journal. Un enjeu stratégique pour les quotidiens qui le diffusent. + de détails

 
 
Zadig démarre très fort
Huit jours après son lancement, Zadig est déjà classé parmi les meilleures ventes des essais et documents en librairie. Selon Datalib, le trimestriel créé par Eric Fottorino et l’équipe du 1 occupe déjà la 2ème place du classement toutes catégories confondues. Un nouveau retirage de 20 000 exemplaires a été réalisé, après un premier tirage de 70 000 exemplaires, pour répondre à la demande des libraires et des kiosquiers. Ce qui confirme que l’innovation paie dans la presse, comme nous l’avait affirmé Eric Fottorino dans un grand entretien vérité paru dans les Clés de la presse du 18 mars. + de détails
 
 
 
Alternatives économiques mise sur un journalisme d’explications
Alternatives économiques a lancé, hier 28 mars, une formule profondément revisitée de son magazine mensuel, tant sur la forme que sur le fond, avec une approche clairement pédagogique. L’objectif, nous explique Laurent Jeanneau, le directeur de la rédaction, est « de rajeunir notre lectorat et d’enrayer la baisse de la diffusion ». Une nécessité pour assurer la pérennité d’un titre coopératif, qui n’a pas d’actionnaire capable d’investir dans les périodes difficiles. Entretien. + de détails

 
 
 
La réforme du droit d’auteur adoptée par le Parlement européen
Il n’y aura pas eu de surprise de dernière minute, les eurodéputés ont approuvé, le 26 mars, la réforme européenne du droit d'auteur (348 oui, 274 contre et 36 abstentions). « C'est une victoire historique pour les créateurs européens, qui pourront désormais exercer leurs droits et recevoir une rémunération équitable de plateformes telles que Youtube », a tout de suite réagi le Groupement européen des sociétés d'auteurs et compositeurs. « Ce n’est que justice quand on voit les nombreux préjudices subis par les éditeurs de la part des Gafam », a renchéri Jean-Michel Baylet, le président de l’Alliance de la presse d’information générale. + de détails

Les 14 points à retenir du bilan publicitaire 2018
Le constat peut paraître surprenant, mais les recettes nettes totales du marché publicitaire des médias, incluant le digital, ont progressé de 4,2% en 2018, à 14,4 milliards d’euros, selon les résultats du baromètre unifié du marché publicitaire (Bump), dévoilés par l’Irep, Kantar média et France pub le 20 mars au soir. Cette croissance s’explique bien sûr par la progression des recettes publicitaires digitales, mais pas seulement. Les médias traditionnels affichent également une progression, à l’exception de la presse et du cinéma. Le marché de la communication, lui, ne s’est jamais aussi bien porté, à 33,33 milliards d’euros, après une hausse de 2,3% l’an dernier. Décryptage en 14 points. + de détails

Libération lance une newsletter sur Marseille
A ceux qui lui reprochent d’être un journal très parisien, Libération prend le contrepied en lançant Libé Marseille, une newsletter hebdomadaire, réservée aux abonnés de Libé, sur la ville et ses habitants. « Un journal national ne doit pas être un journal parisien, estime-t-on à la direction du quotidien. Quelques mois après le drame de la rue d'Aubagne et à un an de municipales qui s'annoncent agitées, nous nous installons dans la deuxième ville de France pour en raconter, tous les jeudis, les tourments, mais aussi les atouts et les espoirs ». Une mission confiée à une journaliste marseillaise, Stéphanie Harounyan, au côté de Stéphanie Aubert, directrice adjointe de la rédaction, avec l’appui des reporters du journal.

 
 
 
Les 3 défis de Médiapart
A 11 ans, Médiapart a réussi son pari au-delà de ses espérances, avec un chiffre d’affaires 2018 en légère hausse de 13,84 millions d’euros, un résultat net d’un peu moins de 2 millions d’euros (soit 18% de rentabilité), et n portefeuille de 150 553 abonnés « réellement payants », dixit son président Edwy Plénel, en progression de 7% par rapport à 2017. Mais à l’heure où les quatre fondateurs souhaitent passer la main, il leur reste encore trois défis à relever : consolider l’indépendance, développer la marque et assurer la transition vers une nouvelle génération. + de détails

 
 
Gwenaëlle Thebault prend du galon au groupe Marie Claire
Arnaud de Contades, Pdg du groupe Marie Claire, vient d’annoncer une nouvelle organisation avec la promotion de Gwenaëlle Thebault au poste de directrice générale déléguée, aux côtés d’Amalric Poncet, également directeur général délégué chargé des activités digitales, des pôles parental et vin du groupe. « Ils ont tous les deux pour mission de développer et d’accompagner l’évolution des modèles économiques des marques médias du groupe, qui passera par la défense de la valeur du print, l’accélération du digital et de la diversification, en phase avec les nouvelles attentes et les nouveaux usages », précise Arnaud de Contades. Le groupe en profite pour recrut deux nouveaux talents : Guillaume Beauquesne, ex-Mondadori, devient éditeur de Stylist et directeur du développement des marques féminines premium du groupe. Quant à Valérie Meyer, elle quitte Bauer pour devenir directrice des opérations.   
 
 
 
 Causette rénove sa formule papier avant de s'attaquer au numérique
Causette fête ses dix ans avec une remise en beauté de son mensuel, en kiosque depuis le 6 mars, avec un tirage de 80 000 exemplaires. Le magazine « plus féminin du cerveau que du capiton » a été repris le 8 mars 2018 par LFF média, maison mère de Hildegarde, l’éditeur du Film français et de Première. Cette nouvelle formule intervient après d’importantes difficultés financières, liées à la baisse de la diffusion (-18,92 % entre 2017 et 2018, -36,62 % d’abonnés), qui a conduit à une liquidation judiciaire des éditions Gynéthic, la société éditrice du magazine. + de détails
 
 
Pèlerin prépare une nouvelle formule pour séduire de nouveaux abonnés
Pèlerin se modernise avec une nouvelle formule, en kiosque le 11 avril. Fruit d’un an de travail et de rencontres de terrain, l’hebdomadaire d’inspiration chrétienne propose quatre nouveaux cahiers thématiques et prévoit une refonte du site Internet. Objectif : conquérir de nouveaux abonnés, nous explique Samuel Lieven, directeur de la rédaction. + de détails
 
Un nouveau Technikart dans les kiosques
A 30 ans, Technikart s’offre une nouvelle formule en se positionnant comme « l’accélérateur d'idées », avec un journalisme d'idées et de prospective, résolument optimiste. « Parce que nous vivons dans un monde où tout s'accélère, sauf notre capacité à en tirer le meilleur pour nous-mêmes, affirme le rédacteur en chef du magazine, Laurence Rémila. Aujourd'hui, le journalisme moderne, c'est soit se contenter d'être un robinet-à-clics, soit permettre à ses lecteurs de mieux comprendre les idées qui façonnent déjà notre futur immédiat, celles qui vont bousculer nos vies dans les mois et les années à venir ». Au passage, le magazine s’offre une nouvelle base-line, un changement de ton radical et une nouvelle maquette, plus aérée, conçue pour faciliter la lecture tout en mettant à l'honneur photos et illustrations. Le titre augmente sa pagination (passant à 132 pages) mais conserve le même prix (4,90€).

 
 
Webedia met la main sur Elephant pour marier numérique et audiovisuel
Le groupe Webedia franchit une nouvelle étape dans son développement avec l’acquisition de 51% du capital d’Elephant, la société de production créée il y a tout juste vingt ans par deux anciens de M6, Emmanuel Chain et Thierry Bizot. Avec ce mariage, Webedia annonce la création d’un « nouveau modèle de création audiovisuelle et digitale » à destination des diffuseurs (chaînes de télévision, plateformes SVOD ou de vidéo live), des marques et des entreprises. « Après avoir soutenu la création culturelle et les savoir-faire français à travers nos investissements dans le spectacle vivant et dans Webedia, nous avons désormais l’ambition de faire de l’Hexagone un territoire d’excellence dans de nouvelles créations audiovisuelles et digitales à vocation internationale », précise Marc Ladreit de Lacharrière, le président-fondateur de Fimalac, propriétaire de Webedia. Avec cette opération d’envergure (Elephant a réalisé l’an dernier un peu moins de 90 millions d’euros de chiffre d’affaires), Emmanuel Chain et Thierry Bizot conservent leur indépendance éditoriale et rejoignent le comité exécutif de Webedia. 
 
Melty prend un nouveau départ
Melty a annoncé, le 28 février, le recrutement d’Elise Goldfarb et Julia Layani, les deux co-fondatrices de Fraîches, un média féministe 100% vidéo et 100% social, créé pour Minute buzz (groupe TF1), pour faire parler les femmes face caméra. Leur mission : redéfinir la stratégie de contenu du média jeunes « avec une ligne éditoriale qui réconcilie l’approche grand public avec un traitement plus engagé des sujets, dans un esprit toujours inclusif », précise Bruno Massiet du Biest, président de Melty depuis février 2018. + de détails

 
 
 
Le groupe Rossel-la Voix reprend Ouest infos à TF1
Internep, agence de presse audiovisuelle du groupe Rossel-la Voix, a finalisé, le 28 février, le rachat du fonds de commerce de Ouest infos, propriété du groupe TF1. Implantée à Caen, Nantes et Brest, celle-ci assure la correspondance pour le news de TF1 (mais aussi Cnews, l’Equipe et LCI) sur 14 départements de l’ouest de la France. Avec cette acquisition, Internep est en capacité de développer sa couverture TV sur la Belgique, les Hauts de France, la Normandie et la Bretagne, « et nous envisageons de développer, d’ici à 2021, 30% de notre chiffre d’affaires additionnel, sur les marchés du long format, de la vidéo digitale, du corporate vidéo et événementiel », précise le groupe dans un communiqué.

Comment Vélo magazine se relance
Vélo magazine lance en kiosque ce vendredi 1er mars une nouvelle formule de son mensuel. Au programme, une nouvelle maquette, de nouvelles rubriques et un tirage augmenté de 65% pour un objectif clair : enrayer la baisse de la diffusion en renforçant le positionnement du magazine sur les grands tours et en s’ouvrant à de nouvelles formes de mobilité. + de détails

 
 
Réussir lance un nouveau magazine sur le bio
Le groupe Réussir agra, spécialisé dans la presse agricole, lance un média professionnel dédié à la filière bio : Réussir bio. L’enjeu : s’adresser à tous les maillons de la chaîne du développement du bio (entreprises et agriculteurs) avec des sujets transversaux sur les grands défis des filières. Deux numéros sont prévus, en juin et en septembre, ainsi qu’un site Internet, des newsletters par filière et des données sur les prix et cotations des produits alimentaires bio. « Le support print intervient en complément des différents titres du groupe, qui ciblent les agriculteurs spécialisés et les entreprises de l’agroalimentaire, développe Nicole Ouvrard, directrice des rédactions du groupe. Nous sommes en pleine phase de croissance de la filière du bio, et l’idée est d’accompagner ceux qui y sont et ceux qui peuvent potentiellement y être en proposant des articles techniques et des analyses. » Pour l’heure, le modèle économique du dispositif est gratuit, les deux numéros seront tirés à 170 000 exemplaires et envoyés aux abonnés des différents supports du groupe. La question de la monétisation des contenus sera étudiée ultérieurement, en fonction des retours des lecteurs.

 
 

Tempo santé noue un partenariat de diffusion avec Ebra
Le bimestriel Tempo santé, du groupe Bayard, a signé un partenariat avec Ebra, premier groupe de presse quotidienne régionale avec une diffusion France payée à 883 520 exemplaires. Avec ses neuf titres, dont le Dauphiné libéré, le Progrès ou les Dernières nouvelles d’Alsace, le groupe est présent dans 23 départements de l’est de la France. Avec ce partenariat, le magazine bien-être et santé espère booster sa diffusion, en accédant au réseau très dense de distribution des neuf quotidiens d'Ebra, et s’intégrer dans des territoires locaux dans lesquels le magazine n’était pas particulièrement présent. « Bayard reste l’éditeur, nous précise Carole Renucci, directrice de Notre temps et Tempo santé. Nous vendons quatre versions du magazine clé en main, en fonction des zones géographiques, sur lesquels sont apposés les logos des quotidiens. » Ebra, qui ne commercialise pas les espaces publicitaires de Tempo santé, relaiera certains contenus sur les sites Internet dans un objectif de recrutement d’abonnés. + de détails
 
Une nouvelle vision stratégique pour NGPA
Neuf mois après son arrivée à la tête du groupe NGPA (Nouvelle génération de presse agricole), l’éditeur de la France agricole, de Terre-net ou de Vitisphère, Aurélie Caille profite du salon de l’agriculture et, surtout, du Sima, le Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage, pour dessiner les orientations stratégiques de son groupe. Elle se donne encore quelques mois pour les traduire en matière d’organisation opérationnelle. + de détails

 
 
Le Monde revoit son traitement de l’économie
Créé en avril 2013, le cahier Eco & entreprises du Monde a vécu. Désormais, avec l’édition du 26 février, l’actualité de l’économie et des entreprises rejoint le cahier central du quotidien et est traitée comme les autres secteurs. « Notre ambition est de pouvoir mieux faire résonner la couverture de l’économie et des entreprises avec les autres domaines de l’actualité, explique Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde. L’économie ne doit pas être traitée comme un monde à part, déconnectée des grands mouvements de la planète, elle infuse tous les bouleversements en cours. Cette évolution permettra aussi aux différents services de croiser leurs expertises plus facilement, de proposer des dossiers plus riches, en appréhendant mieux la complexité des situations, avec toutes les dimensions économiques et sociales ». Pour compléter l’offre, le Monde lancera prochainement deux nouvelles newsletters, ainsi que d’autres formats sur Le Monde.fr.
Autre nouveauté, à partir du 1er mars : le supplément Idées est remplacé par quatre pages Idées quotidiennes, avec une partie Débats étoffée et, toujours le vendredi, une double page d’enquête sur les grands mouvements intellectuels. De même, la rédaction prolonge l’analyse avec des débats et des événements. Le prochain événement, coorganisé avec le Cercle des économistes, aura lieu le 15 mars à Paris, sur le thème « 2019 : la fin d’un monde ? ». L’objectif, là encore, est « de croiser les regards, de diversifier les points de vue et d’amplifier nos propositions quotidiennes, sur le numérique », précise Jérôme Fenoglio.

 
 
L’Autorité de la concurrence favorable à moins de contraintes dans l’audiovisuel
L’Autorité de la concurrence a appelé le gouvernement, dans un avis publié le 21 février, à desserrer les contraintes » qui pèsent sur les chaînes de télévision françaises afin qu'elles puissent concurrencer de manière plus équitable les plateformes comme Netflix ou Amazon. Saisie pour avis dans le cadre de la préparation de la réforme de l'audiovisuel, l’Autorité de la concurrence préconise notamment d'ouvrir la publicité télévisée aux secteurs interdits (cinéma, édition, campagnes promotionnelles de la grande distribution) et de permettre la publicité adressée. + de détails
 
Le plan de relance de Tennis magazine
Créé en 1976, Tennis magazine va cesser de paraître sous sa forme actuelle. L’éditeur du magazine a décidé de réorganiser l’activité en remaniant totalement la parution et le positionnement éditorial. Au programme, une montée en gamme à travers un déploiement de la marque en 360°, un magazine désormais bimestriel, une application digitale payante et les réseaux sociaux. + de détails

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Pourquoi Marie Claire s’engage

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Un peu d’ondes positives dans un monde complexe

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Les 3 raisons des éditeurs d’être sur Snapchat discover
 
 
 

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