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A la Une

La Provence : Xavier Niel perd une manche, mais pas la guerre

Le tribunal de commerce de Marseille a suspendu, le 11 janvier, le pacte d'actionnaires qui offrait un droit de veto à Xavier Niel, actionnaire minoritaire de la Provence, sur un candidat au rachat des 89% de Groupe Bernard Tapie (GBT) dans le journal dont il s'est lui-même porté acquéreur. La clause d'agrément « fait obstacle au processus de réalisation des actifs de la liquidation judiciaire de GBT, et constitue un trouble manifestement illicite", écrit le juge dans son ordonnance de référé, qui accède ainsi à la demande du liquidateur judiciaire qui souhaite que le juge commissaire ait totale liberté sur le choix du repreneur des parts dans la Provence. « Je suis très satisfait, ce n'était pas gagné du tout mais il y avait une situation exceptionnelle : on ne peut pas être à la fois joueur et arbitre. Or Niel était les deux », a réagi Me Bernard Vatier, avocat du liquidateur, interrogé par l'AFP. « Les statuts du journal prévoient que la cession de la majorité du capital est subordonnée à l'agrément de l'actionnaire minoritaire. C'est l'Etat qui a imposé ce type de clause spécifique aux sociétés de presse pour en préserver l'indépendance », tient à rappeler Me Christian Lestournelle, l’un des avocats de Xavier Niel, qui va faire appel devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence. La bataille face à l’armateur CMA-CGM pour la conquête de la Provence est donc loin d’être finie.

 
Droits voisins : le SEPM saisit l'Autorité de la concurrence
L’annonce, le 15 décembre, par la voix de Sébastien Missoffe, vice-président et directeur général de Google pour la France, de la volonté de la plateforme de « conclure des accords définitifs (sur les droits voisins, NDLR), en respect avec la loi, et d’ouvrir un nouveau chapitre avec les éditeurs de presse », avait suscité l’espoir d’une résolution proche du conflit opposant depuis des années les deux parties. D’autant que Google avait accepté, pour la première fois, la possibilité, pour un tribunal arbitral, de se saisir du dossier et de trancher en cas d'impasse des discussions avec un éditeur. Une avancée essentielle pour les éditeurs de presse. + de détails

 
 
Les 11 dossiers de l’année 2022
Pour la presse et les médias, 2022 s’annonce riche en événements et en actualités, avec les échéances électorales du printemps et un calendrier sportif qui culminera en fin d’année avec une coupe du monde de football exceptionnellement en plein hiver. L’année sera aussi marquée par une évolution des règlementations en matière d’aides à la presse, de distribution de la presse, de régulation de l’audiovisuel et d’Internet (avec la naissance de l’Arcom et le vote de nouveaux règlements européens sur le numérique). La concentration dans les médias sera également abordée au Parlement français, à l’Autorité de la concurrence (pour le rapprochement des groupes TF1 et M6), ou par des opérations capitalistiques (la montée en puissance de Vincent Bolloré chez Lagardère ou la cession d’Infopro digital). D’un point de vue économique, l’inquiétude reste forte avec la hausse de 50% des prix du papier, ou la crise du Covid, qui est loin d’être achevée, comme le montre le report de plusieurs événements du début de l’année (notamment le festival de la communication santé.). Ce qui ne veut pas dire que les éditeurs renonceront à faire preuve d’innovations. Etat des lieux.
- Les élections présidentielles et législatives
- Les événements sportifs
- Le rachat du groupe M6 par TF1
- La consolidation toujours à l’œuvre
- Le nouveau positionnement de Riccobono imprimeurs
- L’Arcom en lieu et place du CSA et d’Hadopi
- De nouvelles règles pour les aides à la presse…
- … la presse en ligne éligible à son tour
- L’assortiment enfin sur les rails
- 2 nouveaux règlements européens sur les services numériques
- Les lancements + de détails

 
 
Le Figaro crée un nouveau rendez-vous politique
A moins de 100 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le Figaro inaugure, le 11 janvier, son nouveau rendez-vous politique hebdomadaire, animé en direct par Yves Thréard. Diffusé sur le site du journal, le club le Figaro-présidentielle proposera chaque mardi une émission spéciale de 52 minutes, accessible gratuitement en direct, mais disponible en replay pour les abonnés uniquement. Ce club vient compléter le dispositif mis en place par le groupe pour couvrir l’élection présidentielle. Outre les reportages, enquêtes, analyses et décryptages dans le quotidien, sur son site et dans le magazine, le service politique propose depuis le 25 mars aux abonnés 20h22 – La Lettre présidentielle », une newsletter quotidienne sur la campagne.

 
 
Franc-tireur au-dessus des 50 000 exemplaires de diffusion
Deux mois après le lancement, le 17 novembre, de Franc-tireur, autour de Christophe Barbier, ancien directeur de la rédaction de l'Express, le philosophe Raphaël Enthoven, l'essayiste et réalisatrice Caroline Fourest et le journaliste Eric Decouty, CMI France dresse un bilan satisfaisant. « L’hebdomadaire a déjà atteint la barre des 12 000 abonnés (print et digital), et la vente au numéro est également largement au-dessus des objectifs, souligne Bertrand Gaillard de Saint-Germain, DGA du groupe. Le premier numéro s'est écoulé à 72 000 exemplaires et les quatre suivants réalisent des ventes autour de 40 000 exemplaires ».

 
 
L’Opinion en quête d’un million d’euros
L’Opinion lance une augmentation de capital d'un million d'euros, afin de mobiliser des fonds après des investissements et avoir souffert des répercussions de la pandémie, a annoncé le 23 décembre le quotidien à l'AFP, confirmant une information de la Correspondance de la presse. « C'est une opération qu'on a lancée il y a presque un mois maintenant et qu'on renouvelle tous les ans à peu près à la même époque », précise Nicolas Beytout, le président et fondateur du journal. L'Opinion a créé une société, Les Amis de l'Opinion, constituée aujourd'hui d'une quarantaine d'actionnaires. C'est à travers elle que les investissements pourront être réalisés. L'augmentation de capital se fera par voie d'offre au public réservée à des investisseurs qualifiés. « C'est pour créer une forme de fidélité au journal » que le quotidien procède à ce genre d'initiatives, poursuit-il, et parce que l’Opinion a besoin de mobiliser des fonds propres après avoir complètement rénové son site, et parce qu'il doit créer, l'année prochaine, celui du groupe de presse l'Agefi, dont il a fait l'acquisition en 2019.

 
 
Le Monde au-dessus des 500 000 abonnés
Le Monde a annoncé peu avant Noël avoir dépassé le cap symbolique des 500 000 abonnés. « Un chiffre qui se décompose en 414 000 abonnés numériques et 87 000 abonnés papier, précise Gilles van Kote, directeur délégué aux relations avec les lecteurs, dans les colonnes du journal. A ces abonnés, il faut ajouter environ 30 000 exemplaires du quotidien vendus chaque jour dans les kiosques et autres points de vente, en France et à l’étranger ».

Brief.me creuse son sillon avec la création, en février, d’un nouveau média
Créé en 2015, Brief.me poursuit son développement pas à pas. Après une newsletter quotidienne d’actualités, puis un hebdo économique, un mensuel d’analyse, un outil d’éducation aux médias ou, plus récemment, une newsletter sur l’échéance présidentielle de 2022, ses fondateurs s’apprêtent à lancer, en février prochain, un média de vulgarisation scientifique. « Changement climatique, vaccination, intelligence artificielle, perte de la biodiversité, les sujets scientifiques touchent les problématiques présentes dans l’actualité et le débat public, nous explique Edmond Espanel, le directeur général de Brief.me. Et ils se prêtent très bien à notre approche éditoriale ». Décryptage. + de détails

 
 
Science & vie étoffe encore sa gamme
Science & vie poursuit ses activités de diversification de marque avec le lancement, le 17 décembre, de Science & vous, « un magazine ancré dans l’actualité scientifique de votre vie quotidienne », précise Reworld média. Au sommaire notamment, « 100 réponses sur votre alimentation avec une dizaine de pages consacrées à l’actualité du sujet et une production de questions-réponses 100% originales, inspirées des dernières publications scientifiques ». Parmi les questions : comment nourrir la planète en 2050, faut-il craindre les additifs, le microbiote intestinal pourrait-il nous soigner dans le futu, comment reconnaît-on une viande maturée, ou encore faut-il vraiment boire 1,5 l d’eau par jour ? Ce nouveau magazine vient compléter une marque qui propose déjà des déclinaisons éditoriales (Science & vie junior par exemple), un comité scientifique pluridisciplinaire, des événements, des prix, des sites Web paywall, des podcasts, des services, des produits...
 
 
 
L’Obs retrouve un résultat net bénéficiaire en 2021 et recrute une nouvelle patronne
L’Obs va mieux sur le plan financier. Dans un message envoyé à ses salariés le 15 décembre, au lendemain d’un conseil de surveillance, Louis Dreyfus, président du directoire du groupe le Monde, assure que l’Obs a retrouvé « un modèle économique équilibré, avec un retour en 2021 à un résultat net bénéficiaire (un résultat d'exploitation prévisionnel de 1 million d’euros). Une première pour l'entreprise depuis 15 ans ». Une performance à mettre à l’actif notamment de Grégoire de Vaissière, président du directoire depuis 2018. « Au cours des trois dernières années, Grégoire a su incarner une rigueur, une sérénité et une volonté systématique de dialogue qui expliquent pour beaucoup la trajectoire durablement positive de l’entreprise », souligne Louis Dreyfus, qui a profité du conseil de surveillance pour annoncer que Grégoire de Vaissière allait quitter le journal en fin d’année « pour un nouveau projet personnel ». + de détails

 
 
Google ouvre la porte sur les droits voisins
En annonçant, le 15 décembre, par la voix de Sébastien Missoffe, VP et directeur général pour la France, souhaiter « conclure des accords définitifs (sur les droits voisins, NDLR), en respect avec la loi, et ouvrir un nouveau chapitre avec les éditeurs de presse », Google a peut-être fait un pas vers la résolution de son bras de fer avec la presse. D’autant que la plateforme accepte pour la première fois la possibilité, pour un tribunal arbitral, de se saisir du dossier et de trancher en cas d'impasse des discussions avec un éditeur. De son côté, l'Autorité de la concurrence annonce l’ouverture d’une période de consultation publique. Décryptage en 4 points. + de détails

Médiacités atteint son objectif de recrutement de 2000 abonnés
Créé en 2015, Médiacités a mis six ans pour recruter 4000 abonnés et avait du mal à aller plus loin. « Nous enregistrons depuis quelques mois un ralentissement de la croissance, voire une stabilité de notre portefeuille d'abonnés », nous expliquait Jacques Trentesaux, directeur de la publication, en septembre dernier. Mais il ne lui aura fallu que trois mois pour en séduire 2000 de plus, à l’issue d’une campagne de soutien au ton alarmiste. « Sans ces 2000 abonnés supplémentaires, nous ne pourrons pas continuer en 2022 », précisait-il alors. Ce ne sera pas le cas, puisque Médiacités a atteint son objectif avec 15 jours d’avance sur son calendrier. « C’est une belle preuve de confiance que nous ont adressée tous ces nouveaux abonnés, estime-t-il. A nous d’en être à la hauteur et de prouver qu’une autre forme de journalisme, loin des régies publicitaires et de la bollorisation ambiante, est possible ».
 
 
 
Avec C’est off, Reworld média débarque sur le terrain de l’actualité
Reworld média multiplie les lancements. Le dernier en date, qui sort le 14 décembre chez les marchands de journaux, est dédié à l’investigation. Conçu comme une « collection d’enquêtes », C’est off s’intéresse aux grands sujets politiques, sociétaux ou économiques qui font l’actualité, en mêlant révélations, indiscrétions, témoignages off et interviews. « Ce lancement marque la volonté du groupe d’explorer de nouvelles thématiques liées à la politique, aux grands sujets de société ou économiques, explique Stéphane Haitaian, directeur exécutif. Pour cela, nous avons fait le choix d’investir dans des enquêtes au long cours, sur plusieurs mois, afin de garantir la qualité et l’objectivité de nos investigations, quel que soit le domaine abordé ». Réalisé par un groupe de journalistes experts en enquête, ce trimestriel s’intéressera à chaque fois à une seule thématique. Le premier numéro est consacré à Eric Zemmour, candidat à l’élection présidentielle. Le magazine retrace son parcours sous tous les angles à travers une centaine de pages.

 
 
L’Arcom « en ordre de marche » selon son président
Invité le 13 décembre de l’Association des journalistes médias (AJM), Roch-Olivier Maistre, le président du CSA, a donné quelques indications sur la future Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), qui entrera en vigueur le 1er janvier. Pour réussir la fusion du CSA et d’Hadopi et ne pas se contenter d’une juxtaposition de deux entités côte à côte, l’Arcom proposera une nouvelle organisation interne et un nouvel organigramme. + de détails

 
 
Un nouveau Sciences humaines prévu le 14 janvier
Créé en 1990, le magazine Sciences humaines s’apprête, selon nos informations, à connaître un nouveau départ le 14 janvier, avec une formule entièrement repensée, « à travers un nouveau format, une nouvelle maquette et un projet intellectuel renforcé », selon Héloïse Lhérété, directrice de la rédaction, qui résume son ambition en quatre mots : « Mieux comprendre les humains ». Ce nouvel élan, qui s’accompagne d’une opération de financement participatif, sur Ulule, doit permettre de relancer la diffusion France payée du mensuel, en baisse de 8,76% sur la dernière période (2020-2021), à 28 201 exemplaires, selon l’ACPM.
 
 
 
Centre France met en place une organisation éditoriale plus transversale
Moins d’une semaine après le licenciement de Sandrine Thomas, sa directrice des rédactions (qui lui a été notifié le 3 décembre), le groupe Centre France a annoncé, le 9 décembre, la mise en place d’une nouvelle organisation des rédactions avec la création d’un comité éditorial, dont la mission sera « d’accompagner les titres dans leur transformation éditoriale, de renforcer les échanges et le partage des productions, contenus, pratiques et choix journalistiques ». Cette décision s’accompagne de la nomination de deux directeurs éditoriaux, rattachés à la directrice générale, Soizic Bouju, en la personne de Stéphane Vergeade, jusque-là rédacteur en chef adjoint de la Montagne, et Thibaud Vuitton, directeur général adjoint d’ESJ pro. Ils sont chargés de « conduire la mutation éditoriale des titres du groupe sur l’ensemble des supports » et « travailleront en lien avec tous les métiers et l’ensemble des cadres des rédactions des huit quotidiens et des neuf hebdomadaires du groupe ». De son côté, le comité éditorial a pour vocation de veiller à la qualité des contenus et de mobiliser les initiatives et choix effectués sur le terrain par les locales et les titres. Au-delà de Soizic Bouju et de deux directeurs éditoriaux, cette structure transversale réunira également Cédric Motte, directeur des produits digitaux, et Franck Espiasse-Cabau, directeur de la transformation commerciale et marketing.

 
 
L’Arcep valide l’accord sur l’assortiment pour la presse CPPAP hors IPG
L’Arcep a publié, le 9 décembre, son avis sur « l’accord interprofessionnel assortiment et plafonnement », élaboré par la profession, pour la presse CPPAP (ceux qui ont un numéro de commission paritaire) hors IPG (information politique et générale). Le nouveau régulateur de la presse estime que ce dernier « constitue une avancée pour le secteur », et qu’il « répond aux dispositions du 2° de l’article 5 de la loi Bichet » sous réserve de quelques éléments, notamment les dispositions portant sur la presse IPG, hors CPPAP, ou « l’article 36 concernant la première proposition de mise en service, en ce qu’il instaure une obligation pour les marchands de presse d’accepter les titres CPPAP hors IPG qui leur seraient présentés dans le cadre d’une première proposition de mise en service (les lancements par exemple, NDLR) ». L’Arcep rappelle que l’article 5 de la loi Bichet prévoit qu’un marchand est « libre de donner suite ou non à cette proposition de distribution ». + de détails

 
 
L’ACPM joue la carte ETX studio
Organisateur d’Innov audio Paris, l’ACPM annonce la signature d’un partenariat stratégique, d’une durée de trois ans, avec ETX studio (qui propose une solution text to speach). Il repose sur trois volets différents : le processus de certification des contenus audio augmentés par ETX studio, l’audio augmentation de l’écosystème digital de l’ACPM grâce à la plateforme d’ETX studio, et une veille stratégique avec le partage et la publication régulière d’informations dans le domaine. « Ce partenariat avec s’inscrit dans la mission de l’ACPM qui est de certifier les fréquentations et d’accompagner toutes les innovations au service des éditeurs et de leurs lecteurs », précise Stéphane Bodier, le directeur général de l’ACPM.

 
 
Les investissements publicitaires progresseront de 14,7% en 2022, selon Magna
Après une baisse de 8,6% des investissements publicitaires en France en 2020, puis une croissance de 24,7% cette année, Magna-Mediabrands anticipe une nouvelle hausse de 14,7% en 2022. Si les médias traditionnels recouvrent les deux tiers de leurs pertes liées au Covid, ce sont les recettes des pure-players du numérique qui tirent le plus le marché. Décryptage. + de détails

Le Figaro et Prisma média s’associent à 366 sur le marché de la vidéo online
C’est en partant du constat que le format vidéo est plébiscité par les internautes et représente une grande majorité de la consommation Internet que trois des principales régies presse (366, Prisma média solutions et Media Figaro) ont choisi de s’associer pour proposer une offre commerciale commune sur le marché de la vidéo online. Un package imaginée à partir des résultats d’une étude (Vidéo impact by publishers) menée par l’institut Iligo, qui a mesuré en conditions réelles les différences d’expérience et d’efficacité publicitaire entre les vidéos diffusés sur les plateformes UGC (notamment Youtube) et celles diffusées sur les sites des éditeurs. Décryptage. + de détails

 
 
« Les métiers du journalisme évoluent très vite, il faut adapter la formation »
L’école de journalisme de Sciences po organise, le 6 décembre, sa conférence annuelle sur les nouvelles pratiques du journalisme. Après la robotisation, l’intelligence artificielle ou l’impact des réseaux sociaux les années précédentes, le thème de l’édition 2021 est celui de la reconquête du terrain. « Après plusieurs mois de télétravail et de reportages à distance, les journalistes reviennent peu à peu sur le terrain, et ce n’est pas facile, nous explique Alice Antheaume, la directrice exécutive de l’école. Cette journée de réflexion et d’échanges va nous permettre de faire le point sur la situation et d’imaginer des pistes d’évolution pour notre formation ». + de détails

 
 
Cnews abandonne ses parutions papier
Une page se tourne en presse quotidienne gratuite. Cnews a cessé de paraître sous format papier lundi 29 novembre. « L'avenir s'écrit désormais sur le Web » a twitté l’une de ses journalistes, Pauline Landais. La crise du Covid-19 avait entraîné l'arrêt pendant plusieurs mois de la diffusion du quotidien qui s’appelait il y a peu Direct matin. Depuis, sa distribution avait repris, mais avec « une baisse très significative de sa diffusion » et publié « aléatoirement » quelques jours par semaine, reconnaît un proche de Vincent Bolloré, cité par l’AFP. C’est l'augmentation considérable du coût du papier survenue ces derniers mois qui lui a donné le coup de grâce, en laissant à 20 minutes le rôle de dernier quotidien papier gratuit. Cette décision traduit la volonté de concentrer les efforts du groupe sur le Web et sur la chaîne de télévision, en croissance, poursuit la même source, qui affirme que l'arrêt du journal papier n'aura « aucun effet » sur les effectifs.

 
 
Seulement deux offres déposées pour la reprise de la Provence
Finalement, seules deux offres de reprise ont été déposées le 30 novembre offre auprès du tribunal de commerce de Bobigny pour le rachat des 89% de parts détenues par le groupe Bernard Tapie dans la Provence. Elles émanent de l’armateur CMA CGM et de la holding personnelle de Xavier Niel, déjà propriétaire de Nice matin, Paris turf et France Antilles. Dans une lettre adressée aux salariés que l'AFP a pu consulter, le Pdg de la CMA CGM, Rodolphe Saadé, réaffirme son « attachement envers la Provence et Corse matin », en promettant un retour à l'équilibre des deux titres d'ici à 2026, moyennant « un investissement conséquent ». De son côté, Xavier Niel, qui possède déjà 11% de la Provence, avait souligné en octobre dans un document présenté aux salariés avoir « développé au cours des dernières années une expérience forte dans le développement des marques de presse ».  + de détails
 
Joey Starr se lance en presse gastronomie
Après le rap, le cinéma, le théâtre et la télévision, Didier Morville, plus connu sous son nom d’artiste Joey Starr, se lance le 3 décembre dans la presse. Plus précisément, Five Starr se positionne comme un magazine sur la gastronomie, l’une de ses passions, pour proposer « une cuisine vivante, engagée et partagée », la baseline de ce trimestriel. A l’instar de l’Envers des affaires, créé cette année par Karl Zéro, Five Starr est le fruit d’un partenariat entre Joey Starr, très impliqué dans le projet, le groupe Burda (pour la conception et la distribution) où le Pdg, Sébastien Petit, a donné son accord immédiatement, et les éditions Télémaque, dont le patron, Stéphane Watelet, joue le rôle d’éditeur. Décryptage. + de détails

 
 
« Bastille magazine va prendre du recul par rapport à l’actualité »
Un nouveau mensuel, consacré à l’actualité de la politique, de l’économie, des sciences, de la culture, de la littérature, de la mode, des arts, du divertissement et des idées, va débarquer chez les marchands de journaux le 1er décembre. Baptisé Bastille magazine, il veut « raconter la vie des gens qui réalisent quelque chose de remarquable, ou qui s’engagent pour améliorer le sort de l’humanité », nous explique l’un des fondateurs, William Emmanuel, également directeur de la publication. Entretien. + de détails

 
 
Mediapart se mobilise cette semaine en vue de l’élection présidentielle
Après le lancement, le 22 novembre, de sa nouvelle formule, marquée par un nouveau logo, une nouvelle Une, une nouvelle page article, un nouveau billet, mais aussi davantage de lisibilité, d’accessibilité, d’ergonomie et de confort de lecture, Mediapart se mobilise cette semaine pour se faire connaître du plus grand nombre. « A l’approche d’une élection décisive, il est plus que jamais crucial de créer du débat, de choisir une information indépendante et rigoureuse (sans subvention, sans publicité, sans actionnaire) pour comprendre l'imprévu et l'inattendu auxquels nous faisons face », explique son président, Edwy Plenel, sur le site du pure-player d’information. Dans ce cadre, Mediapart propose, jusqu’au dimanche 5 décembre, une offre exceptionnelle d’abonnement à dix mois pour 10 euros (au lieu de 110 euros). Ce jeudi 2 décembre, le site sera par ailleurs en accès libre, à l’occasion d’une journée portes ouvertes numériques, « pour permettre à toutes et tous, abonnés ou non, d’échanger avec l’équipe qui fait au quotidien le journal », poursuit-il. Tout l’après-midi, la rédaction en profitera pour présenter la façon dont elle traite l’écologie, les violences sexistes et sexuelles et la future élection présidentielle.
 
 
 
Bayard retrouve le chemin de la croissance
Le groupe Bayard a publié, le 25 novembre, des résultats en croissance pour son dernier exercice portant sur la période juillet 2020-juin 2021. Son chiffre d’affaires consolidé (de 348,5 millions d’euros) a progressé de 5,7% par rapport à l’exercice précédent, ce qui lui permet de retrouver la rentabilité avec un résultat net de 20,4 millions d’euros (contre une perte de 7,3 millions un an plus tôt (en raison de la crise sanitaire et de la défaillance de Presstalis). Cette hausse s’explique principalement « par une hausse de la diffusion presse sous l’effet notamment d’une augmentation des ventes au numéro, et une forte croissance des ventes de livres du groupe », précisent ses dirigeants dans un communiqué. Globalement, Bayard et Milan presse ont enregistré des diffusions records, en particulier les publications jeunesse et la Croix, dont le portefeuille d’abonnement numérique a progressé de 24%. « L’année a aussi été marquée par la création de la Chouette radio avec Radio France et le groupe Caisse des dépôts, poursuit le groupe. Cette société est éditrice de Merlin, une enceinte conçue pour les enfants donnant accès à une sélection audio de contenus de qualité produits par Bayard jeunesse, Milan et Radio France. Un répertoire de plus de 200 titres pour les enfants âgés de 3 à 10 ans ».

 
 
Avec France routage et Sodicom, Riccobono ajoute une nouvelle corde à son arc
Un mois après avoir ajouté la distribution de la presse à son métier de base d’imprimeur, via l’acquisition des sociétés Proximy et Média presse, Riccobono imprimeurs élargit encore sa gamme de services aux éditeurs avec la reprise de France routage et Sodicom, eux entités spécialisées dans le traitement des abonnés postés et le brochage. « Ce rapprochement concrétise la stratégie qui vise à constituer un groupe industriel puissant dédié au papier », explique le groupe dans un communiqué. Ses clients auront donc accès à des solutions de brochage en encartage-piquage ou en dos carré collé, de conditionnement pour la vente au numéro, de routage informatique, de personnalisation « on line » ou « off line », de préparations fines dédiées à la distribution multicanale, sans oublier un accès privilégié au réseau de portage adressé ou non avec Proximy,

 
 
Le groupe Centre France planche sur la création d’un nouveau centre d’impression
Le groupe Centre France est entré en négociations exclusives en vue d’acquérir deux lignes de rotatives du centre d’impression de Mitry-Mory, propriété du groupe Amaury. « Ce projet, s’il aboutit, doit permettre la création d’un nouveau centre d’impression à proximité de Clermont-Ferrand, en remplacement de celui, actuel, de Morel-Ladeuil », précise le groupe dans un communiqué. Une décision annoncée le 22 novembre aux représentants du personnel à l’occasion d’un CSE extraordinaire de la Montagne, puis à l’ensemble des cadres et collaborateurs du groupe. « La phase de lancement d’étude va prendre plusieurs mois, mais nous sommes, actuellement, les seuls partenaires et acquéreurs potentiels de ces lignes de rotatives », précise Soizic Bouju, directrice générale du groupe. S’il se réalise, ce projet permettrait de remplacer les trois rotatives actuelles, de 40 ans d’âge, par deux machines de moins de 20 ans en mesure de faire du tout-quadri.
 
Après le food brand trust, place au care brand trust
Devant le succès du food brand trust, les régies CMI média, Reworld média connect et Prisma média solutions lancent le care brand trust. Le principe est le même : proposer aux annonceurs un dispositif extrêmement puissant dans le secteur de l’hygiène-beauté. A eux seuls, les trois groupes, avec leurs 80 marques, permettent de toucher chaque mois 90% des Françaises avec un seul point d’entrée. Autre argument, à l’heure où les consommatrices ont changé leurs habitudes beauté durant la crise, 87% pensent les garder, si l’on en croît une étude réalisée par leurs soins sur ce thème. « Les marques doivent donc adresser ces sujets et rassurer les consommatrices », tranchent les trois régies.

 
 
Reworld média mise sur Valérie Damidot pour son nouveau magazine déco
Reworld média étoffe son portefeuille de marques décoration (le Journal de la maison, Campagne décoration, mon Jardin & ma maison, Maison & travaux, l’Ami des jardins & de la maison) avec le lancement, le 24 novembre, de Damidéco, le magazine de de Valérie Damidot, l’ex-égérie des émissions déco sur M6. « Valérie est connue et reconnue pour son expertise, sa franchise et son humour, des qualités qui seront au cœur de ce nouveau magazine original sur le marché de la presse décoration », assure Stéphane Haitaian, directeur exécutif chez Reworld média. + de détails

 
 
Avec Vives, Bayard se met au service des femmes de plus de 45 ans
Le groupe Bayard annonce le lancement d’un nouvel écosystème média à destination des femmes de plus de 45 ans pour les « accompagner dans leurs tournants de vie et nouvelles trajectoires, qu’elles soient personnelles ou professionnelles ». Baptisé Vives, il se définit comme un collectif né « composé de femmes et d’hommes partageant le même sentiment : la place des femmes nous concerne tous, politiques, entreprises, collectivités, associations. Et individuellement, chacune et chacun d’entre nous ». Au-delà d’un site (Vivesmedia.fr), cette nouvelle marque repose d’abord sur une newsletter avec une édition Eco consacrée au rôle des femmes dans l’économie, à leur rapport au travail et à l’argent, et une édition week-end plus intimiste (sur le rapport à soi, aux autres, au corps, à l’amour…), mais elle s’enrichira ensuite de podcasts, conférences en ligne et d’événements.
 
CMI France engage le combat pour Franc-tireur
Au départ, l’idée d’un journal de combat, contre les populismes, les fièvres identitaires, les radicalités, les extrémismes est née d’une intuition de Denis Olivennes, alors président de CMI France, largement confortée par Jean-François Kahn, ancien fondateur de l’Evénement du jeudi ou de Marianne. A son départ, l’an dernier, pour Libération, « l’idée méritait d’être reprise », estime son successeur, Etienne Bertier, qui en confie le développement à un quatuor composé de Christophe Barbier, ancien directeur de la rédaction de l’Express, le philosophe Raphaël Enthoven, l’essayiste et réalisatrice Caroline Fourest et le journaliste Eric Decouty. + de détails
 
Une nouvelle mesure, mais des audiences radio en berne
Si Médiamétrie a modifié le thermomètre (la bonne vieille étude 126 000 radio est remplacée par EAR - étude audience radio), les audiences de la radio sont en berne, à quelques exceptions près, sur la période septembre-octobre 2021 (par rapport à la même période de 2020). Les stations dont l’audience cumulée progressent en un an se comptent sur les doigts de la main : France info, Rire & chansons, RTL2 et M radio. Europe 1 touche le fond avec 2,4 millions d’auditeurs. + de détails

 
 
L’Express reprend l’initiative autour de sa nouvelle signature Réussir ensemble
Avec une diffusion France payée en baisse de 12,15%, à 170673 exemplaires sur la période 2020-2021, l’Express reprend l’initiative via une grande campagne nationale de promotion autour de sa nouvelle signature, Réussir ensemble. Vis-à-vis de ses lecteurs, sa promesse est de « les guider dans les changements qu’ils observent, accompagner nos partenaires dans l’évolution de leur activité, leitmotiv quotidien pour les équipes interne afin de faire de l’Express une marque d’excellence ». Concrètement, la rédaction promet de publier des contenus sur-mesure pour sa communauté, notamment sur les thématiques autour du progrès de la science, de la révolution numérique, du climat, de la lutte contre le complotisme et de la transformation du monde, « en donnant la priorité à l’enquête journalistique et à l’analyse des grands penseurs de notre époque ». C’est dans cette optique que l’Express lance un think-tank pour accompagner et analyser la présidentielle 2022, avec « toujours plus de services et de rendez-vous : application, podcast, newsletters et bientôt masterclass, événements et autres projets ». Pour faire passer le message, Alain Weill a choisi de déployer, avec l’agence DeBonneville-Orlandini, une campagne de communication nationale avec un positionnement fort et assumé autour du mot « libéral ».

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Un événement de 14 pages sur le paradoxe de la presse
La presse traverse, avec la crise sanitaire et la liquidation judiciaire de Presstalis, l’une des pires périodes de son histoire. Paradoxalement, les marques de presse n’ont jamais été aussi puissantes, comme le montrent les premiers chiffres de la nouvelle étude d’audience, dévoilés fin juin par l’ACPM.

Une enquête de 22 pages sur l'audio dans la presse et les médias
La presse, et les médias en général, se sont lancés dans l’aventure des podcasts. Ces nouveaux contenus, adaptés à l’écoute en mobilité et hyper-distribués sur les applications d’écoute, sont un bon moyen de séduire et fidéliser les utilisateurs.
 
Un grand entretien de 9 pages avec Eric Fottorino
Depuis 2014, année de lancement du 1, l’ex-directeur du Monde n’a eu de cesse de promouvoir un journalisme à rebours de l’immédiateté du numérique, dénué de publicité. Dans un contexte de crise post-Covid-19, il part en guerre contre un adversaire de taille, Presstalis, dont la faillite a entraîné de graves conséquences dans la distribution de la presse, mais il continue de croître dans l’innovation éditoriale. Après le 1, America et Zadig, il vient de lancer Légende.
 
La tendance du moment dans les médias
La crise de confiance pousse les médias à inviter le public dans la fabrique de l’info, avec un maître-mot : la transparence. Un challenge pour les rédactions qui innovent pour créer un lien nouveau avec leur public.
 
 
 

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