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Comment le groupe Centre France se projette à l’horizon 2027

La direction du groupe Centre France a présenté, le 18 juin à ses salariés, son plan stratégique pour les trois prochaines années. Il prévoit à la fois un volet d’économies, via un plan de départs volontaires de 70 personnes sans licenciement contraint, et un volet de développement, autour du digital, de la production audiovisuelle, de l’événementiel et de la formation. Sans actionnaire capable de recapitaliser l’entreprise en cas de coup dur (le groupe est propriété de la fondation Varenne), Centre France est dans l’obligation d’adapter la voilure pour conserver son indépendance éditoriale, industrielle et financière. + de détails
 
 
 
« Dans la vente de Marianne, ni moi ni la rédaction n’avons notre mot à dire »
« Je me sens un peu impuissante. Ni moi ni la rédaction n’avons notre mot à dire. Au début, j’ai fait savoir en interne que je ne souhaitais pas rester, mais la rédaction m’a demandé d’aller négocier des conditions d’indépendance, ce que nous sommes en train de faire ». Invitée le 20 juin du Pressclub de France, Natacha Polony, directrice de la rédaction de Marianne, est revenue sur le positionnement du news magazine, sur l’actualité politique du moment, sur la nouvelle formule lancée le 21 mars dernier et sur la cession en cours du journal. « Nous allons continuer à faire notre travail en toute indépendance, sans nous soucier de l’actionnaire, comme nous le faisons depuis des années avec Daniel Kretinsky. A partir du moment où Pierre-Edouard Stérin s’engage à ne pas intervenir dans la ligne éditoriale et à maintenir le respect de la charte fondatrice de Marianne, cela me convient. L’indépendance, c’est au jour le jour qu’elle se démontre ». + de détails

 
 
Le marché publicitaire français va dépasser la barre des 20 milliards cette année, selon Magna
Après un premier trimestre plus fort que prévu (+16%), la croissance des investissements publicitaires devrait ralentir au cours des prochains trimestres, mais restera portée par les grands événements sportifs de 2024 et la croissance organique des formats numériques. C’est ce qu’annonce le groupe IPG mediabrands dans son étude de prévisions Magna, en anticipant une croissance de 11,2% cette année, pour atteindre 20,9 milliards d'euros. Les médias traditionnels, de leur côté, devraient enregistrer une hausse de 3,8% (contre 3,5 % dans les précédentes prévisions publiées en décembre 2023). La télévision et la publicité extérieure bénéficieront le plus de l'augmentation de l'activité marketing autour des grands événements sportifs, avec une croissance respective de 4,3% et de 7,2% sur l’année. Les recettes publicitaires de la radio augmenteront de 3,6%, tandis que celles de la presse écrite poursuivront leur érosion à long terme (-0,8 %). Selon Magna, les recettes publicitaires des médias traditionnels atteindront 7,1 milliards d'euros en 2024, soit 34% du total des recettes publicitaires en France.
 
 
 
CMI France va entrer au capital de Bey médias, l’éditeur de l’Opinion et de l’Agefi
Nicolas Beytout, président-fondateur du groupe Bay médias, l’éditeur de l’Opinion et de l’Agefi, a annoncé, le 13 juin, être entré en négociation exclusive avec Daniel Kretinsky, propriétaire de CMI France, pour une ouverture de son capital. « La qualité de son expérience d'actionnaire de médias garantit à l'Opinion et à l'Agefi de pouvoir maintenir leur ligne éditoriale et de poursuivre leur travail de développement de médias de référence », explique-t-il dans un communiqué. L'accord prévoit que CMI France prenne 49% de la holding qui est le premier actionnaire de son groupe, selon le communiqué de Bey Médias. Le montant de cette proposition de rachat de parts n'est pas communiqué. « Cela entre parfaitement dans notre mission qui est de soutenir un journalisme indépendant et rigoureux, au service du pluralisme et de la liberté », ajoute Denis Olivennes, le président de CMI France.
Lancé en mai 2013 par Nicolas Beytout pour défendre une ligne résolument libérale et pro-européenne, l’Opinion est en déficit chronique et avait entamé des négociations pour une refinanciarisation, avec Daniel Kretinsky mais aussi Rodolphe Saadé (CMA-CGM).

 
 
François Claverie succède à Alain Augé à la présidence du SEPM
François Claverie a été élu, le 13 juin, président du conseil d’administration du SEPM pour un mandat de trois ans. Membre du bureau du syndicat depuis des années, le directeur général délégué et vice-président du Point connaît bien les dossiers qu’il devra porter, que ce soit l'effectivité et l’intensification du droit voisin, la régulation des IA génératives, la sauvegarde du système de distribution papier, la défense de la loi de 1881 face aux initiatives potentiellement délétères pour la liberté de la presse, ou l’éducation aux médias. « Ma démarche est animée par une conviction profonde, a-t-il déclaré : face aux multiples menaces pesant sur notre secteur, l'action individuelle de nos entreprises ne suffit plus, seules l'action collective, l'alliance entre éditeurs et la coopération entre familles de presse, ainsi que l'affirmation de notre industrie comme filière culturelle à part entière, nous permettront de protéger notre avenir économique, notre diversité et notre pluralisme afin de jouer pleinement notre rôle au sein de la démocratie française ». + de détails

 
Nice matin met la main sur Bestimage
Le groupe Nice matin a annoncé, la semaine dernière le rachat de l’agence de paparazzi Bestimage, créé par la reine de la presse people, Michèle Marchand. « Notre idée est de créer des contenus propres sur le people sur la Côte d’azur, essentiellement sur le numérique, en réutilisant leur fonds photo », explique son Pdg, Jean-Louis Pelé. Ce fonds regorge de millions de photos et documents depuis les années 1970 et pourrait alimenter des contenus sur les célébrités friandes de la région, notamment en période estivale. Si l’équipe (une dizaine de personnes) est reprise, celle que la presse surnomme Mimi Marchand, réputée avoir été proche des Sarkozy avant de devenir la gardienne de l’image des Macron, va prendre du recul dans le cadre d’une « transition », précise Jean-Louis Pelé à l’AFP. Michèle Marchand a été mise en examen en 2021 et placée sous contrôle judiciaire, notamment pour « subornation de témoin » dans l’enquête sur la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine à propos de ses accusations de financement libyen de la campagne présidentielle française de Nicolas Sarkozy en 2007.

 
 
Les priorités de Pierre Archet, nouveau président du SPHR
Pas de surprise lors du congrès de la presse hebdomadaire régionale, qui s’est déroulé à Bayonne la semaine dernière. Après neuf ans de présidence, Vincent David a, comme prévu, passé la main à Pierre Archet, directeur du Journal d’ici, à la tête du syndicat. Seul candidat, ce dernier a obtenu 100% des suffrages, autour d’une feuille de route centrée sur la défense et l’aide au développement des quelque 245 hebdos régionaux, quelle que soit leur taille. « J’ai trois priorités, explique-t-il. D’abord le service aux adhérents, en nous appuyant sur l’expertise de haut niveau de l’Alliance en matière sociale, juridique, de ressources humaines, de distribution ou de numérique. Il nous faut par ailleurs continuer à défendre l’intérêt et les spécificités de la PHR au sein de l’Alliance, notre édifice commun avec les quotidiens nationaux, régionaux et départementaux. Un partenariat fécond, qui fonctionne bien. Enfin, la troisième priorité concerne l’animation du syndicat, pour répondre au mieux aux attentes de nos adhérents ». + de détails
 
 
 
 Le local fait recette
Le local a le vent en poupe. Dans la période de crise que nous vivons depuis les Gilets jaunes, puis le Covid, les guerres ou l’inflation, la proximité est devenue une valeur sûre. Logiquement, les médias locaux en profitent. « Nous avons bénéficié d’un phasing sociétal parfait », nous explique ainsi Stéphane Delaporte, le directeur général de 366, dans le nouveau magazine papier des Clés de la presse qui sort aujourd’hui. Une tendance confirmée par l’observatoire des investissements publicitaires locaux, qui met en évidence une progression de 2,9% en 2023. « Nous constatons un vrai changement depuis quelques années, confirme Dorothée Caulier, directrice générale de Cospirit média. Les annonceurs ont pris conscience de l’importance de la proximité ».
Famille emblématique des médias de proximité, la presse hebdomadaire régionale ne s’en sort pas si mal, si l’on en croît notre enquête. « La baisse de nos diffusions est réelle, mais elle est relativement maîtrisée, la publicité commerciale se tient bien même si les recettes numériques ne décollent pas, les annonces légales se maintiennent, et nous ne constatons pas d’arrêt de titres », rappelle Vincent David, l’ex-président du SPHR, qui vient de passer la main après neuf ans de mandat. Illustration avec le portail d’information locale Actu.fr, l’un des plus beaux succès médiatiques de ces dernières années, qui a dépassé les 100 millions de visites mensuelles en 2023, et représente désormais un quart du chiffre d’affaires de Publihebdos, la filiale de PHR du groupe Ouest France, nous révèle son patron, Francis Gaunand, dans l’entretien qu’il nous a accordé. Un magazine à lire au plus vite. + de détails
 
 
 
 La presse milite pour une véritable politique publique d’éducation aux médias en France
L’Association pour l’éducation aux médias dans les journaux et magazines (Apem) publie, le 11 juin, dans ses journaux et magazines adhérents, une tribune pour appeler à une véritable politique publique d’éducation aux médias en France. A deux semaines du rendu des Etats généraux de l’information, programmé le 26 juin, l’association dénonce notamment « la polarisation des débats médiatiques et le mélange des genres entre faits et opinions qui nourrit la défiance des Français envers les médias alors que leur intérêt pour l’information est particulièrement fort ». Pour faire face à ces enjeux, elle demande que soit préservée la place centrale de l’information et du journalisme dans les politiques d’éducation aux médias, et elle alerte les pouvoirs publics sur la nécessité d’un pilotage interministériel de l’éducation aux médias pour une politique homogène, égalitaire à toutes les générations, toutes les catégories sociales, sur tous les territoires.

 
 
Presse quotidienne et magazine font cause commune face aux acteurs de l’IA générative
L’Alliance de la presse d’information générale et le SEPM ont appelé, le 7 juin, les entreprises d'intelligence artificielle comme OpenAI à ouvrir des négociations pour utiliser de manière payante les contenus des 800 titres qu'ils représentent. « Il n'est pas acceptable pour les éditeurs de presse que ces publications protégées par la propriété intellectuelle, à forte valeur ajoutée et dont la production nécessite des investissements considérables, puissent être utilisées sans autorisation ni contrepartie, en dehors de tout cadre contractuel », affirment-ils dans un communiqué commun. Ces syndicats ont envoyé un courrier à près de 25 acteurs majeurs de l'IA générative pour les interroger sur leur utilisation éventuelle des publications de presse et les inviter, le cas échéant, à ouvrir des négociations avec les éditeurs. « L'objectif est de définir, dans un cadre contractuel équilibré, les conditions techniques et financières permettant de garantir un accès simple, transparent et autorisé des services d'IA générative aux publications de presse, en contrepartie d'un juste partage de la valeur ». En France, le Monde a annoncé en mars un accord avec OpenAI. D'autres médias ont fait le même genre de démarches ailleurs dans le monde, comme l'agence de presse AP, le groupe allemand Axel Springer, l’Espagnol Prisa ou le quotidien britannique Financial times. A l'inverse, des journaux américains comme le New York times poursuivent OpenAI en justice pour violation des droits d'auteur. + de détails

 
 
25% des droits voisins du Monde seront reversés aux journalistes
Un accord a été conclu, le 7 juin, au Monde, assurant un reversement de 25% des droits voisins du droit d'auteur aux journalistes pour l'utilisation de leurs contenus par les géants du net et OpenAI, ont indiqué les syndicats et la direction. « Un accord historique à un niveau de redistribution inégalé après des négociations longues et difficiles », ont salué la CFDT, le SNJ et la CGT dans un communiqué. « Nous espérons que ces modalités seront reprises par d'autres acteurs de la presse quotidienne pour une « redistribution appropriée et équitable », ajoute la direction du Monde.
Premier en France, le quotidien a aussi noué en mars un « partenariat » avec la start-up américaine OpenAI, à l'origine de ChatGPT. Ses utilisateurs peuvent accéder aux contenus du quotidien et son modèle s'entraîne grâce à eux. « Nous avons veillé à ce que la part de ces revenus au titre de la mise en avant de nos contenus dans les réponses soit assimilée à du droit voisin et donc donne droit à une redistribution selon la même clé de répartition », précise le journal. Le premier versement au titre des exercices 2019-2023 sera effectué courant juillet. Pour un journaliste à temps plein présent au cours de toute la période, il s'élèvera à un montant brut estimé à 1 988 euros. Les 75% restants des droits voisins seront investis dans le journal, « afin que l'ensemble des catégories professionnelles en bénéficient, notamment en termes de rémunération », soulignent les syndicats.

 
  
La Voix du nord se mobilise pour le vote des jeunes
A quelques jours des élections européennes, la Voix du nord s’engage contre l’abstention durant cette élection, notamment celle des plus jeunes, puisque seulement 32% des 18-24 ans seraient certains d’aller voter selon un sondage Ipsos publié le 29 avril. Un chiffre inférieur de moitié à celui des 70 ans et plus. C’est pourquoi le quotidien relance son opération auprès des premiers votants : chaque personne de moins de 25 ans votant pour la première fois se verra offrir un abonnement digital gratuit pendant six mois. « Cet accès à l’information représente également une première expérience d’abonnement presse pour la majorité de cette tranche d’âge, précise le quotidien de Lille dans un communiqué. L’occasion de leur faire découvrir la richesse et la diversité de nos contenus, et comment un média local peut les informer différemment des réseaux sociaux ». + de détails

 
 
2050Now renforce son expertise média avec l’acquisition de Green univers
Pierre Louette, le Pdg du groupe les Echos-le Parisien, l’avait annoncé lors du lancement de 2050Now, une nouvelle activité sur la transformation écologique (cf. les Clés de la presse du 12 avril dernier), l’acquisition d’une newsletter spécialisée était en cours pour gagner du temps et ne pas partir de zéro. C’est désormais chose faite, il s’agit de Green univers. Ce média, spécialiste de l’information économique et financière sur la transition énergétique, créé en 2008 par les journalistes Patricia Laurent et Laurence Benhamou, et par Julien Foulure, publie chaque jour des informations sur son site, édite six newsletters chaque semaine dédiées aux entreprises, et publie des baromètres spécialisés, des podcasts et des offres d’emplois, et organise des événements référents. « Cette acquisition va permettre à 2050Now une montée en puissance plus rapide pour développer dès les prochains mois d’autres newsletters spécialisées, gratuites et payantes, en français et en anglais, sur le thème de la transition écologique », explique le groupe dans un communiqué. Patricia Laurent rejoint la direction de 2050Now pour prendre en charge, sous la responsabilité de Vincent Giret, directeur général de 2050Now, les newsletters professionnelles payantes.

 
 
« Nous avons besoin de relancer les ventes au numéro de Ouest France »
A l’heure où la profession cherche des solutions pour mieux faire vivre le réseau de distribution de la presse et relancer les ventes au numéro, Ouest France lance cette semaine une initiative originale avec un programme de fidélité récompensant les acheteurs réguliers du journal en points de vente. « Cette opération fait partie d’un plan d’action de Ouest France en faveur de la vente au numéro, nous explique Nolwenn Pasquier, directrice marketing en charge des ventes (abonnement et ventes au numéro) de Ouest France, mais aussi du Courrier de l’ouest, de Presse océan et du Maine libre. Au-delà des ventes, nous avons besoin de recréer du lien avec les diffuseurs ». Si ce test, réalisé sur trois départements pilotes normands (le Calvados, la Manche et l’Orne) est concluant, le dispositif sera étendu en 2025. Entretien. + de détails

 
 
La Croix accélère sur le numérique
Après s’être dotée d’un nouveau CMS il y a cinq mois, la Croix planche, selon nos informations, sur la création d’un nouveau site et d’une nouvelle application, attendus pour le mois d’octobre. Le groupe Bayard espère ainsi accélérer la transformation numérique du quotidien, qui revendique 35 000 abonnés (pour 50 000 abonnés papier). En 2023, les recettes digitales de la Croix s’élevaient à 5 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros (dont 20 millions en diffusion print).
 
 
 
Avec sa nouvelle chaîne 100% foot, l’Equipe accélère son chantier numérique
L’Equipe a lancé, le 3 juin, une nouvelle chaîne numérique 100% foot. Réservée aux abonnés au sein du bouquet de chapines du site et de l’application, l’Equipe live foot permet aux passionnés de suivre des grandes compétitions internationales, toute la journée sans interruption, soit plus de 400 matchs en 2024 et 700 en 2025. « La création de cette nouvelle chaîne répond à deux enjeux, explique Emmanuel Alix, directeur du pôle numérique du groupe : recruter de nouveaux abonnés, notamment parmi un public jeune, et fidéliser en construisant une histoire dans la durée avec les abonnés actuels ». Avec l’Euro de football et les Jeux olympiques, les objectifs de l'Equipe sont ambitieux avec une croissance de 30 à 40% de l'audience numérique attendue en juin et juillet. Pour le portefeuille d'abonnés numériques (194 000 à ce jour), « nous avons de gros objectifs de hausse », nous assurait-il le mois dernier lors de la présentation du dispositif de l’Euro. « Le lancement de cette nouvelle chaîne constitue une étape importante dans notre stratégie de transformation. Avec le quotidien et les magazines, plus de 30 articles exclusifs par jour, des podcasts, des documentaires et, maintenant, une chaîne 100% foot, la plateforme l’Equipe et son offre d’abonnement répond aux usages et aux attentes des fans du sport ».

 
 
Burda bleu joue la carte de la diversification pour le Nouveau détective
Comme Sébastien Petit, CEO de Burda bleu, nous l’avait révélé dans les Clés de la presse du 10 octobre dernier, 2024 est marquée sous le signe des diversifications pour le Nouveau détective. Fort d’une diffusion totale de plus de 90 000 exemplaires chaque semaine (80 020 exemplaires en diffusion France péyée) et de douze hors-séries par an, la marque fondée par Joseph Kessel et les frères Gallimard il y a près d’un siècle accélère sa mutation digitale et multiplie ses extensions de marque ces derniers mois. Après les podcasts il y a quelques mois, le Nouveau détective a lancé en avril une application pour Android et Apple, sur un modèle
freemium. Les utilisateurs ont accès à un flux quotidien d'actualités, des vidéos, et les épisodes du podcast gratuitement. Les articles du magazine sont disponibles derrière un paywall. Déjà disponibles sur le site Internet, les abonnements numériques ont progressé de plus de 25 % en quelques semaines, assure l’éditeur. Toujours dans le numérique, le Nouveau détective se déploie sur les réseaux sociaux, que ce soit sur TikTok ou sur une chaîne Whatsapp. En moins d’un an, le compte TikTok, qui couvre l'actualité criminelle et judiciaire, rassemble plus de 100000 abonnés. + de détails

 
 
Le marché publicitaire local en légère hausse l’an dernier, selon les Relocalisateurs
Dans un environnement économique compliqué, le marché publicitaire local s’en sort plutôt bien. Selon l’observatoire des investissements publicitaires locaux présenté le 29 mai par les Relocalisateurs, ces derniers ont progressé l’an dernier de 2,9%, à 10,5 milliards d’euros. « Ces résultats confirment la résilience de l’investissement publicitaire local, dans un contexte post-Covid, souligne Xavier Guillon, le directeur général de France pub. Une tendance déjà notable l’an dernier ». « Nous constatons un vrai changement depuis quelques années, confirme Dorothée Caulier, directrice générale de Cospirit média. Les annonceurs ont pris conscience de l’importance de la proximité ». Décryptage. + de détails
 
 
 
Ouest-France déploie les grands moyens pour les 80 ans du Débarquement
Ouest France s’apprête à déployer les grands moyens pour la couverture des 80 ans du Débarquement sur tous les terrains. Partant du principe que l’événement ne se résume pas aux cérémonies internationales (plus de 1200 festivités sont prévues dans le Calvados et la Manche), toutes les équipes du journal sont mobilisées depuis plusieurs mois pour assurer une couverture numérique à la hauteur, que ce soit la rédaction, mais aussi le marketing ou le commercial. « Pour nous, 2024 ne se limite pas aux Jeux olympiques, nous rappelait en décembre dernier François Xavier Lefranc, le président du directoire du groupe, dans un entretien aux Clés de la presse. Le Vendée globe et le 80ème anniversaire du Débarquement et de la Libération sont peut-être même plus porteurs ». Explications. + de détails

 
 
Les médias d’information s’engagent dans la traçabilité de l’information
A l’heure où la confiance des Français dans les médias s’étiolent et où les fausses informations circulent de plus en plus sur les réseaux sociaux, l’initiative mérite d’être mise en avant. L’Alliance de la presse d’information générale, le SEPM, la FNPS, le Spiil, le Sirti et Radio France s’engagent dans la traçabilité de l’information en signant la charte pour la traçabilité et sur la curation de l’Information. Plus précise et exigeante que celle de 2019, cette nouvelle charte impose des limitations de reprise, la mention dans la titraille de la source en cas de scoop et la nomination d'un référent dédié, prouvant l'engagement des signataires à respecter ces principes essentiels. En s’associant dans la démarche, les signataires s’engagent à mettre cette charte à disposition de leurs 3200 titres et près de 28 000 journalistes (soit 80% des journalistes français), pour que ses principes soient adoptés et appliqués le plus largement possible. « Il est crucial de permettre aux lecteurs d'identifier facilement les sources fiables pour accorder leur confiance en connaissance de cause, estiment les signataires. C'est aussi un moyen de protéger le travail des journalistes et la viabilité des médias producteurs d’informations et de contenus originaux ». + de détails

 
 
Lagardère lancera à la rentrée un nouvel hebdomadaire d’informations autour du JDD
Le groupe Lagardère, qui finalise la cession de Paris match au groupe LVMH pour 120 millions d’euros, a le projet de créer un rival aux hebdomadaires d'informations, a annoncé la présidente de Lagardère news, Constance Benqué, dans les colonnes du Figaro le 28 mai. « Nous lancerons à la rentrée de septembre un nouvel hebdomadaire d'informations, baptisé le JDnews », dans le giron du Journal du dimanche, l’autre hebdomadaire dont Lagardère est propriétaire. Publié le mercredi, « ce magazine hebdomadaire s'adressera aux lecteurs qui veulent entendre parler de la France fière, qui ont soif de liberté d'expression et qui souhaitent lire des articles autour de l'excellence du modèle français », a-t-elle souligné. Ce lancement signifie l'arrêt du mensuel JDD magazine, consacré aux livres et à la culture, qui n'a pas trouvé un lectorat suffisant. + de détails
 
 
 
Avec Vieux, CMI France veut réinventer la presse senior
Le groupe CMI France lance, le 29 mai, un nouveau magazine à destination des seniors. Tout simplement baptisé Vieux, ce trimestriel se propose « de redonner ses lettres de noblesse à ce temps de la vie », nous explique Bertrand Gaillard de Saint-Germain, directeur général adjoint de CMI, et éditeur de ce nouveau titre. Pour l’occasion, Antoine de Caunes, qui endosse le rôle de conseiller éditorial, a réuni autour de lui une bande de journalistes, d’écrivains, de philosophes, d’humoristes ou d’académiciens (Florence Foresti, Salomé Saqué, Olivia Gazale, Thierry Marx, Denis Podalydès, Camille Etienne, Patrice Leconte…), pour aborder des sujets de fond avec humour, passion et émotion. « On croît beaucoup à ce projet », poursuit-il, en tablant sur des ventes entre 40 000 et 60 000 exemplaires. Gros plan sur sa stratégie pour y parvenir. + de détail
 
 
 
François Morinière va prendre la tête de Bayard en novembre
François Morinière, ancien directeur général de l’Equipe, aujourd’hui président du directoire du groupe Labruyère, s’apprête à revenir dans le monde des médias. Le conseil de surveillance du groupe Bayard l’a nommé président du directoire à compter du 1er novembre prochain. Le mandat de l’ensemble du directoire actuel, présidé par Pascal Ruffenach et composé de Florence Guémy, Dominique Greiner et Jean-Marie Montel, directeurs généraux, se terminera le 31 octobre. « Le contexte économique et la situation du marché de la presse et de l’édition imposent une accélération des transformations en cours, estime le groupe dans un communiqué. Pour inscrire la nouvelle stratégie sur le long terme, Pascal Ruffenach a demandé d’anticiper et de de préparer sa succession ». Il avait été renouvelé en juin 2021 pour un nouveau mandat de quatre ans.
François Morinière connaît Bayard depuis longtemps, puisqu’il est membre du conseil de surveillance et président du comité d’audit de Bayard depuis six ans. Il préside par ailleurs depuis 2016 les Entretiens de Valpré, des rencontres économiques qui se tiennent sur le site de Valpré à Lyon, qui est l’une des œuvres de la congrégation des Augustins de l'Assomption, le propriétaire de Bayard. 
 
 
 
Les Echos multiplie les innovations pour répondre aux nouvelles attentes de ses lecteurs
Les Echos a profité du salon Vivatech, dont il est l’un des deux co-organisateurs (avec Publicis), pour présenter ses nouvelles innovations numériques et esquisser, avec Christophe Jakubyszyn, son tout nouveau directeur des rédactions, la feuille de route des cinq prochaines années. « Nos lecteurs changent, constate-t-il, et il faut être sûr que nos contenus, dans cinq à dix ans, soient distribués aux bonnes personnes et aux bons endroits ». Une réflexion est en cours, au sein de la rédaction, pour définir les objectifs et la marche à suivre. « Je vous donne rendez-vous à la rentrée », a-t-il précisé. + de détail

 
 
Paris match serait repris par le groupe LVMH pour 120 millions d’euros
Le conseil d’administration de Lagardère a autorisé, le 22 mai, la conclusion d’un protocole d’accord préliminaire et la poursuite des négociations exclusives pour la cession de Paris match au groupe LVMH. Ce protocole d’accord, non engageant, prévoit que la vente serait réalisée, sous réserve de la finalisation des négociations, sur la base d’une valeur d’entreprise de 120 millions d’euros. Les instances représentatives du personnel concernées seront consultées aux fins de rendre leurs avis sur le projet d’opération. L’éventuelle signature des accords définitifs pourrait intervenir à la fin du mois de juillet. « Ce projet de cession serait par ailleurs soumis à l’approbation des autorités de concurrence compétentes et pourrait être réalisé, le cas échéant, fin septembre », précise le groupe dans un communiqué.
Dans la galaxie de LVMH, Paris match serait détenu par Ufipar, qui possède par ailleurs le groupe les Echos-le Parisien ou le tout nouveau média 2050 now. + de détail

 
 
Robert Lafont : « Danae group a les moyens et les ambitions de déployer nos marques et de diversifier nos revenus »
Quarante ans après avoir créé son groupe de presse autour de la marque Entreprendre (qui a réalisé l’an dernier 10,6 millions d’euros de chiffre d’affaires et 520 000 euros de résultats), Robert Lafont vient d’en céder le contrôle à Danae group. Ce nouvel entrant, qui a repris Cayola médias, un groupe de presse professionnelle il y a quelques mois, a l’ambition de « devenir un acteur majeur des médias et de la communication en proposant une offre globale et diversifiée », explique sa présidente, Emeline Santerre, dans un communiqué. « Nous sommes très complémentaires, nous assure Robert Lafont dans un entretien. J’apporte la dimension éditoriale, Danae group possède de son côté un savoir-faire et une expertise en matière marketing, numérique, de publicité et d’événementiel ». + de détail
 
 
La suppression annoncée de la parution papier de 20 minutes marque la fin d’une époque
C’est la fin d’une époque. 20 minutes va arrêter sa diffusion papier cet été pour se concentrer sur le numérique, a indiqué sa direction à l'AFP en fin de semaine dernière, confirmant une information de la Lettre. Après l’arrêt de Metro (devenu Metronews) et de Direct matin (devenu Cnews), 20 minutes était le dernier représentant d’une presse quotidienne gratuite qui a atteint son apogée dans les années 2000. Lourdement déficitaire, le journal, contrôlé par les groupes Ouest-France et Rossel, acte un processus qui l’avait conduit à réduire ces dernières années son implantation géographique à huit villes (Paris, Lille, Lyon, Aix-en-Provence, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Montpellier) et le nombre de ses parutions (trois par semaine). Son tirage print est ainsi passé, selon l’ACPM, de 785 974 exemplaires en 2019 à 465 990 exemplaires en 2023, même si sa diffusion totale (avec les versions numériques) reste au-delà des 800 000 exemplaires. La formule actuelle sera diffusée jusqu’au 5 juillet, puis trois éditions spéciales seront distribuées dans les rues de Paris et d’Île-de-France pendant les Jeux olympiques en partenariat avec Ouest France. + de détail

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Comment Science & vie junior repart à l’offensive

Avec une nouvelle formule print et un nouveau site le 7 février, un hors-série (100 inventions dingues) le 14 février et un nouvel événement (la journée des jeunes inventeurs) le 3 mars, Reworld média a choisi de réinventer Science & vie junior. Depuis sa création le 20 janvier 1989, il y a tout juste 35 ans, cette déclinaison de Science & vie s’est faite une place sur le marché de la presse jeunesse, et a d’ailleurs encore été élu en 2023 comme le meilleur magazine jeunesse par le jury du prix Relay/SEPM. Mais sa diffusion est en forte baisse depuis quelques années. Décryptage. + de détails

 
 
L’audio digital monte en puissance selon l’ACPM
Le marché de l’audio digital continue de se structurer. Selon l’ACPM, qui a publié le 2 février son bilan pour l’année 2023, il confirme sa progression, avec une augmentation de 4% de la durée d’écoute pour les radios digitales (sur une base de 1912 Web radios étudiées) et une hausse de 9% des téléchargements pour les podcasts (sur une base de 842 podcasts, dont 436 nouveaux en 2023). Explications. + de détails

 
 
La Dépêche du midi reprend une brasserie mythique de Toulouse
La Dépêche du midi poursuit sa stratégie de diversification en reprenant, au côté d’Esprit Pergo, restaurateur de renom à Toulouse, la brasserie Bibent, située place du Capitole. Si la préservation des emplois des 43 salariés et la volonté de redonner vie à cette institution emblématique sont à l’origine de cette opération, l’objectif est d’aller plus loin. « Nous voulions faire quelque chose ensemble depuis longtemps et nous avons considéré que la reprise du Bibent était une formidable occasion de réaliser ce projet », expliquent Jean-Nicolas Baylet, directeur général du groupe la Dépêche, et Thomas Fantini, le président d’Esprit Pergo, qui rappellent que c’est dans cet établissement que Jean Jaurès, alors adjoint au maire de Toulouse, venait écrire ses articles pour le journal. 
 
 

Investir donne le coup d’envoi de la célébration de ses 50 ans
Créé le 28 janvier 1974 par des journalistes de la Vie française, Investir a toujours conservé son ADN d’origine de journal d’information et de conseil pour les épargnants et des investisseurs. Le spectre des placements s’est considérablement élargi en 50 ans, mais « nous avons toujours la mission d’analyser une information économique, fiscale et financière, pour aboutir à des conseils pratiques pour les épargnants », nous rappelle François Monnier, directeur de la rédaction d’Investir, mais aussi des autres magazines patrimoniaux et financiers du groupe les Echos-le Parisien (le Journal des finances, Boursier.com et Mieux vivre votre argent).
Pour fêter son 50ème anniversaire, la rédaction a choisi de tirer les enseignements du demi-siècle passé pour se projeter dans l’avenir. « La Bourse s’inscrit dans le temps long, et cet anniversaire est l’occasion de le démontrer », poursuit-il. Pendant toute l’année, Investir proposera, tous les premiers samedis de chaque mois, un dossier spécial sur une thématique majeur du secteur : pourquoi la Bourse aime les belles histoires, la Bourse face à l’adversité, l’assurance-vie, le marché immobilier, la retraite, les enjeux responsables et environnementaux. Le dispositif commence le février avec les unes emblématiques du journal, une reprise de l’interview de Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances, paru dans le premier numéro, et un entretien avec Stéphane Boujnah, le Pdg d’Euronext. « Car c’est en regardant dans le rétroviseur que l’on peut se projeter », estime François Monnier, qui promet aussi des rencontres physiques avec les lecteurs du journal et la communauté financière. Cet anniversaire est aussi l’occasion de faire repartir à la hausse la diffusion France payée d’Investir après deux années de stagnation (64 475 exemplaires sur la période 2022-2023, mais 60 204 exemplaires en 2019).

 
 
Gala promet un nouveau projet pour le 21 mars
Le nouveau Gala sortira dans les kiosques le 21 mars, tout juste quatre mois après son rachat à Prisma média par le groupe Figaro. « Ce n’est pas une nouvelle formule, mais un nouveau projet, un nouveau format », a assuré Matthias Gurtler, son directeur de la rédaction, le 31 janvier, à l’occasion d’une présentation au marché publicitaire. « Gala est une marque de l’émotion, dans le cœur des Français, qui a beaucoup de points communs avec le Figaro, estime de son côté Aurore Domont, la présidente de la régie, Media.figaro. Elle complète parfaitement notre offre à destination des femmes, avec Madame Figaro, le Journal des femmes et Mad ». Explications. + de détails

 
 
Le Monde étoffe son dispositif éditorial pour les JO
A quelques mois des Jeux olympiques et paralympiques, le Monde, qui couvre depuis un an l’actualité des sports, les qualifications, la préparation de la cérémonie d’ouverture, la billetterie et les questions qui se posent sur le budget, la sécurité et l’empreinte écologique des JO de Paris 2024, renforce son dispositif éditorial sur tous ses supports. « Vidéos, pages et cahiers spéciaux, lives, infographies, correspondants internationaux : une équipe de 80 journalistes de la rédaction du Monde est mobilisée pour faire vivre et décrypter l’événement », explique son directeur, Jérôme Fenoglio. Une couverture également accessible en anglais sur le site et l’application le Monde in english et dans la rubrique Paris Olympics 2024.
Pour aller plus loin, la double page d’articles et d’enquêtes, auparavant publiée chaque mois, devient hebdomadaire. De même, de plus en plus d’articles dédiés, des lives et des tchats sont accessibles sur le site du Monde et dans la rubrique Jeux olympiques de Paris 2024. De son côté, M le magazine du Monde proposera aussi des enquêtes et portraits à partir du printemps 2024. La rédaction du Monde suivra aussi l’arrivée de la flamme olympique à Marseille avec une couverture particulière. Puis, à partir du daté du 25 juillet, le quotidien publiera chaque jour un cahier spécial de huit pages tout au long de la compétition. Enfin les Jeux paralympiques feront également l’objet d’une couverture et d’une pagination exceptionnelles.

 
 
Ouest France profite des Jeux olympiques pour tester un nouveau format éditorial
Ouest France a publié, le 31 janvier, un nouveau magazine 100% numérique et 100% dédié aux Jeux olympiques et paralympiques. Baptisé l’Edition des jeux, ce nouveau titre vient compléter le dispositif éditorial du journal pour les JO de Paris 2024, déjà décliné dans le quotidien papier et les supports numériques de la marque. « Ce nouveau magazine a la double vocation d’offrir quelque chose de nouveau à nos abonnés et d’aller chercher de nouveaux lecteurs », nous explique Edouard Reis Carona, rédacteur en chef de Ouest France en charge de l’innovation. Décryptage. + de détails

 

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